‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 54 sur 143 · SCROTUM · texte numérisé non relu

SCROTUM

faire comprendre qu'aucun deux ne niéritnit une confiance absolue : c'e.-l donc au médecin de se guidée dans ce cercle d'après les conditions spéciales d'idiosyniiasie , de constitution . d'après la forme de la maladie scrofuleuse , enlin dapres ces indications que saisissent les praticiens expérimentés , mais qu'il n'est pas permis de formuler d'avance. 11 pourra combiner avec ces modes de traitement divers autres agents médicamenteux (jiiisonl (piehiiK^fois usités avec avantage chez les scroialeux : ainsi 'les préparations sulfureuses et les préi)arations alcalines, qui agissent uni(piement par leurs propriétés excitantes, el que nous ne saurions guère reconmiander que sous forme de traitement externe :

l'hydrochlorate de baryte, qui , vanté ])ar Crawford , Hufeland , n'a fourni entre les wains de Baudelocque, (pii la expéiimenlé avec soin , que des résultats médiocrement satisfai^ants; les ferrugineux, le quinquina, les amers en général, etc. Quant aux cautères et aux vésicatoires, nous les [roscrivons d une manière pres(pie absolue, bien que l'on prétende qu'ils puissent exercer une révulsion salutaire contre certains désordres locaux i\c< scrofuleux, et (pie les tissus mous et humides des individus à tempérament lynïphatiijue puissent réclamer une dérivation continue. [Compendium de mt'd. prat., t. VII , p. oil.)

L'étude des conditions hygiéni(jues que nous savons favorables au déveloi)pement des scrofules nous indique dans ({uel sens doit être dirigé le traitement hygiénicpie des scrofuleux. « Placer le mal.ide , dit M Jollv , sous linflui'uce des conditions phvsiques , géographi(iues et atmosphérique> convenables, lui jirescrire un régime, de-^ vêtements et un exercice appropriés, tels sont , sans contredit , les premiers mo\ ens a employer ; et , il faut le dire , ceux >ur lexjuels il est surtout permis de conq)ter dans le traitement des scrofules. .Vin^i, I air le plus fivorable aux scrofuleux doit ôtre a la fois pur, sec et chaud; leur habitation doit, par ccl.i même, élr''cle\ée, l'x^josce au midi ou au Icsant, sou> I'cxjkh silioii d'une libre et continuelle insolation; les \ètements doivent être chauds, de tissus de laine, capables a hi fois dentrctenir raction perspiratoire de la peau, el de prévenir tonte ré[>orcussion fie la sueur: toii-«

les exercices du corps . tels que la danse , l'escrime , la course , la chasse , l'éipiitation, la natation, la culture des champs ou du jardinage , peuvent également avoir la plus heureuse influence sur la santé des sujets scrofuleux , ou prédisposés à le devenir. On choisit de préférence, pour l'alimentation , les substances animales, et surtout les viandes rôties , comme étant plus stimulantes, les boissons gazeuses plus ou moins alcooliques: les substances indigestes , le pain non fermenté, les aliments farineux, les légumes farineux seront, ainsi (|ue le lait, proscrits du régime des scrofuleux. )) (Jolly, loc. cit., p. 598.) Les eaux minérales ferrugineuses, sulfureuses, moins souvent les eaux alcalines , Ihydropalhie, et surtout les bains de mer. fournissent un puissant auxiliaire à l'emploi des moyens tant pharmaceutiques qu'hygiéni(|ues que nous avons exposés.

Pujol a parfaitement résumé les indications (jue i)résente le traitement des scrofules : « Si d un côté, dit -il, la nature, tant (]ue les forces vitales sont en état, a le pouvoir de retenir dans le sommeil et I inaction le vicerachitique des enfants ((ju'il identifie avec les scrofules); et si de lautre côté ce virus, déjà développé et rendu sensible par des effets morbificjues, se modère pourtant et s'éteint peu à peu, sitôt et à mesure que la constitution des sujets se fortifie, n'est-on pas fondé à tout espérer d'un mode de traitement où l'art réunit el combine tous les moyens qui sont en sa puissance pour exciter et j)our soutenir les forces vitales, pour hâter leur accroissement, et i)Our prévenir, autant (ju'il est en lui, les effets naturels, mais trop lents et quelquefois incertains de I cige. )) {pi'^uvrcs de mcd. pnit., 182;}, l. IV, p. 175.)

S(:iU)'IUM (M.u.AîUF.s Dr). \" Contusiinis. Llles ne .>^onl dangereuses qu'autant qu'elles s'étendent au testicule luimême. Une extravasation ])Ius ou moins considérabhi de sang, soit dans le tissu cellulaire sous-cutané, soit dans la tuiii- (\\\p vaginale, soit même dans l'inlérifMir de la tuni(|iiealbuginée, en est un d(>s résultats les plus ordinaires. {Voy. Hématocèle.)

2" Pldics. Lor>(|ue la bl('S>ure n'a point enlaiiK' la tuniipie vaginale, et (pie le testicule n'est pas mis à découvert, les plaies du -croliim ne diffèrent noinf essenti(>lle-

SCllOTlJiM

ment de celles qui intéressent les uiitrcs parlies des lé^Mjmens. Si les lèvres de la solution de conlinuilé sont régulières, on doit en tenter la réunion immédiate à

Taide des bandelettes agglulinaiives ^ si elles sont mâchées , irrégulières , et (|ue la suppuration paraisse certaine , il faut , si on le peut, réunir par en haut et lai-ser a la partie inférieure un lihre cours au pus. On comprend , du reste , (|ue le pause meut doit varier suivant les circonstances. Dans tous les cas , les parties doivent être convenablement maintenues par un suspensoir appro[)rié et les malades doivent garder le re()Os. (A^. Testicule.)

3° Inflammations. Le scrotum est sujet à toines les espèces d'inflammations qu'on observe sur les autres par'ies du corps. Ces phlegmasies se comportent ici à peu près de la même mauiere que sur les paupière^;. Elles suppurent avec facilité si on ne les attaque pas dès le début. Si cette terminaison de la phlegmasie paraît inévitable, il faut se hâter de pratiquer des incisions. Une longue temporisation entraînerait ici des désordres graves qu'il est facile de comprendre. Dans quelques cas de ce genre nous avons vu une moitié et même la totalité des boursLS entrer en pleine suppuration , le tissu cellulaire se mortifier, se gangrener, et finir par laisser le testicule à nu. Des incisions nombreuses , plus ou moins profondes , pratiquées à temps, mettent souvent à l'abri de ces accidens. Ces incisions doivent toujours être faites à la partie la plus inférieure possible , suivant les cas , et de manière à donner un libre cours à la suppuration. Le pansement n'olîre ici rien d'assez spécial pour être mentionné à part ; disons seulement que les bourses doivent être convenablement maintenues par un bon suspensoir.

-4° Abcès. Ils peuvent être , comme nous venons de le dire , le résultat de l'inflammation du tissu cellulaire ; quelquefois aussi ils trouvent leur origine dans des suppurations développées dans les régions environnantes : la nature et la laxité du tissu cellulaire du scrotum rendent facilement compte de ces fusées purulentes dont nous avons eu occasion d'observer plusieurs exemples. Les foyers |)urulei)s du scrotum peuvent encore dépendre TOME vu.

d'un ciiancliement d'iuine

li;3 à travers une pcrl'iir.iiiuudc rur(!lrn,ou d'uni-, extravasasioii du Ucpiide astringent dans luperaiion de l'hydrocèle. « La lacilile avec laquelle ces diverses sortes d'epaneiiemens pruduisent de grands desordres, dit M, V'el- [>eau , fournit , dans tous les cas , l'indication de diviser promptement (t laigemeitt la peau , quand on craint la formation d'uiic Cdllectian puiul nte sous ie& teguàiiens du ^croium. » {Aiiat. chlriirfj., 5'' edii , t. H , p. Ï84.) 5» Varices. ij\ \ AuicociiLE.) 6» Oh'dcnie (f^. ce mot et Hv i>ROci-:LE.} 7» FJi'phanliasis. A larlicle ElépuANïiAsis (t. in, p. 511, de ce Uiciioiinaire), nuus avons mentionne (juehjues faits (jui montrent jiiS(]u'a quel volume énorme peuvent s'élever ces tumeurs du scrotum (jue nous avons à examiner ici.

Les causes de ces tumeurs ne sont point connues : quehjuefois , il est vrai, elles ont paru à la suite d'un coup ou d'une forte pression ; mais le plus --ouvent elles se sont formées sans le concours d'aucune cause externe. Du reste , il régne sur leur éiiologie la même incertitude que sur l'élephantiasis en général. [F. ce mot.) Un grand nombre de praticiens considèrent une atmosphère humide et un sol bas et marécageux comme des causes très propres à développer la maladie qui nous occupe. Dans un travail adressé à TAcadémie royale de médecine , MM. Gaëtani et Pruner partagent cette opinion. YoicL comment s'exprime à cet égard M. Chervin dans un rapport fait sur ce travail : « MM. Gaëtani ei Pruner, dit-il , accordent beaucoup trop dinfluence à l'atmosphère humide et au sol bas et marécageux de rÉgypte-lnférieure. Le docteur Hendy attribue cette maladie à des causes diamétralement opposées. En effet , on la voit régner avec extension dans des îles arides où les récoltes souffrent beaucoup par suite de la sécheresse. La Barbade , une partie de la Guadeloupe , Antigue , Saint- Eustache et Saint-ïhomas sont de ce nombre. Mais, ajoute M. Chervin , on trouve aussi cette alfection dans des contrées du Nouveau-Monde qui sont très basses et très humides ; telle est , par exemple , la côte de la Guiane , qui e^it en grande partie noyée. Ainsi, l'on ne

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