SCROTUM
peut altriluier rélcphantiasis d'une manière absolue ni à Tariflite du sol ni à son humidité. M (Chervin , Gazette des hôpitaux , dî555 , p. 06.)
Quoi qu'il en soit, nous dirons avec Boyer que « ces tumeurs paraissent allVeter plus partif'uliéremont les Indien'^ de la rôle de Malabar et de Coromandel , et les Égypiicns, que les autres hommes. Leur forme varie beaucoup ; en général elles sont [dus grosses inferieurement (jue supérieurement , où elles tiennent par un ^ic iiciib- plus ou moins gros à la région du |'ul)is. Elles sont dures dans certains points , molles dans d'autres , indolentes , sans inllammation , sans chanL^ement noiable de couleur à la peau , qui s'epaissii eu se distendant , et se couvre de croûtes jaunâtres et d'ulcérations superficielles. Les cordons spermaliques ne sont point tuméfies : les testicules conservent leur intégrité , i t , quand la tumeur n'est ])as eiicoi'e très volumineuse, on peut les distinguer à sa partie postérieure ; mais lorsque son volume est très considérable , ds se trouvent confondus dans sa masse. A mesure (jue la tumeur fait dos progrès , la verge disparait et se trouve cachée sous les tcgumcns ; le prépuce s'elTace , et son extrcuiite se présente dans un des points de la face antérieure de la tumeur , tantôt sous la forme d'une espèce de nombril , tantôt sous celle d'une lente par laquelle Turine s'échappe et ruisselle , sans former nn jet. r,('s sortes de tiuncurs sv, forment lentement et ac<juierenl un volume excessif et une pesanteur si considérable (jue ceux (jui les portent ne j)euvent s'asseoir et marcher (pie très diflitilement.o (r>oyer, Malad. chir.^ t. x, p. t247.) Ce chirurgien rapporte ensuite plusieurs observations , des(juelles il conclut : « 1" Que ces tumeurs énormes qui se développent dans le scrotum n'ont point leiu' siège dans les testicules et m; sont point de véritables sarcocèles ; (jnelles sont formées par Tac runndation lente et successive de sucs lvnqihati(pie< et albumineux dans le tissu cellulaire des lombes ^ (|ue les testicules ne sont point malades , et que , s'ils sont alVeciès , ce n'est (pie consécutivement j>ar le vohune de la tumeur, (jui bs réduit quelquefois à un état d'atrophie. '2"Qu'elles ne sont point susceptibles de d<gené-
latiiui canceieiisc ; qu'elles n'exerrenl au- C(Uie iudueuce nuisib'e sur l'éconouiie animale, et (]u'efles ne causent d'auîre incotnmodite qiu; celle qui resuite de leur volume énorme et de leur poids. 7*° Qu'après leur ablation , on n'a p«)int à craindre la récidive. » (f.oc. cit., p. '^.'J.).)
Au début de la maladie, il serait possible d'en trionq)her i\ l'aide de moyens intei'ues et de t(q)i(]ues appropriés. IM, CluMvin dit (pie M. le docteur IMusgrave a 1 Imiiiislré le calomel avec beaucoup d'avaniage, cl qu'un eliii'urgieu de uialine, M. Souty . est parveiui de son côic a faire disparaître une tumeur scrotale déjà volumineuse par le moyen du massage continué peudaiit longtemps. {Loco cit.) Ces faits , et quelques autres analogues , indiijuent assez qu'avant d'en venir à une o:<eraiiou , lorsipie la tumeur n'a pas encore ac(]uis nu volume énorme, un doit avoir recours à d'autres moyens cpie la nature de la maladie laisse facilement entrevoir. Mais , comme les progrès do la maladie sont très lents , il arrive le plus ordinairement (jue les si]jets ne réclament les secours de l'art que lorsque la tumeur a ac(piis un volume qui rend toutes les médications inutiles. Une opération est alors la seule ressource. D'après ce (jue nous avons dit plus haut stir l'intégrité ordinaire des testicules et de b'urs dépendances dans la maladie qui nous occupe, les cbiriu-giens , à l'excnuple de l)t*l[)och , se bornent dans celte opération à une simple crtoniic du ^crotiuu. 11 i)eut se faire cependant (pie le sacrifice des glandes séminales soil exi^'é.
«Dans l'eclomie du scrotum, le but étant d'extraire ce qui est malade en conservant le.- parties saines, on conçoii (pie le procède opératoire devra être modifie suivant une infinité de circonstances , selon que la tumeur aura |>lus ou moins de volume, (pi'elie occupera une des bourses seuleiiKUl ou toutes les deux à la fois, (ju'il sera facile de trouver dans tel lieu plutôt (pie dans tel autre la (juantile de tegumens nécessaires pour nu-ouvrir les [)artie8 qu'on est obligé dft dénuder sans vouloir les sacrifier. Ainsi , tout ce (pi'on jx'ut (bre , eu égard au manuel opératoire, c'est (pi'il laul chercher sur la racine de la tumeur des tégumcns sains, afin d'en
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tailler des lambeaux siiflisammciit larges, d'une forme appropriée , avant de ])rocéder à l'ablalioii de la masse dégénérée ; puiîs pénétrer , en les respeclant , juscpi'à la gaine du rordon ou à la tunique vaginale d'une part et, de l'autre, jusqu'à l'enveloppe fibreuse de la verge si l'allectiou s'est propagée de ce côté , le but étant de dépouiller ces parties de tout ce qui les enveloppe, et de ne rien laisser d'altéré : bien entendu , en outre , que si on rencontrait une lésion grave des glandes séminales , l'extirpation en serait faite à l'instant.
)X'ne altération à 'aquelle il faut s'attendre alors , «fest l'allongement extrême des cordons lesticulaires. Reste à savoir si elle suiFit pour justifier l'extirpation de l'organe prolifique, sain d'ailleurs. Delpech prétend <|ue non , et que ces parties ne tardent pas à reprendre leur situation naturelle. Je crois , avec lui, que M. Key aurait effectivement pu les conserver au malade confié à ses soins en 1851 , et qu'il débarrassa d'une énorme tumeur scrotale.
Peut-on en dire autant du Malabou opéré le 27 mars 1850 par M. Clôt? « La tumeur pesait 110 livres , non compris une quantité considérable de sérosité qui s'était écoulée pendant et après l'opération.» Si , avec une niasse pareille , il n'était plus permis de songer au maintien du testicule, on y serait parvenu avec avantage, je crois, chez le sujet auquel Raymondon enleva une tumeur du même genre , mais qui ne pesait que 29 livres. » (Velpeau , Méd. opér., 2« édit., t. iv, p. 505.)
Cancer des RA]MO^EURS.. « Cette affection débute ordinairement par une excroissance verruqueuse qui, chez beaucoup de sujets, reste siationnaire et à peu près indolente durant plusieurs mois ou même plusieurs années. Tantôt sans cause nouvelle appréciable, tantôt à la suite de stimulations accidentelles, cette verrue s'irrite , s'entr'ouvre, et sécrète une niatière ichoreuse tellement acre , que les tissus environnans en sont excoriés. Le centre ulcéré de la tumeur fournit des végétations nombreuses , en même temps rpie SCS bords se renversent et acquièrent la dureté du squirrhe. Les progrès de Vérosion deviennent , dés cette éjjoque , ordinairement rapides ; le scrotum entier,
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les tégumens du périnée et de l'une ou de l'autre région inguinale , deviennent <pielquefois , en peu de temps , le siège rie ses ravages. La siq)puralion consiste en une matière sauieuse, fétide et très irritante; la trans[)ir;ilion des malades, qui est très abondante, exhale également, selon M. H. I-^rle, une odeur ammoniacale particulière, qu'on ne saunit mécoimailre une fois ([u'on l'a sentie. Dans les cas les plus communs , les ganglions inguinaux s'engorgent, se durcissent et forment graduellement des tumeurs squirrlieuses d'un volume variable. De rexlérieur des bourses, l'affeclion pénètre souvent jusqu'aux testicules. Cet organe contracte d'abord d'intimes adhérences avec les enveloppes; puis il se tuméfie, devient douloureux et enfin participe à l'ulcération. Des eschares, en appaience gangreneuses';, se forment quelquefois et laissent après leur chute des excavations profondes qui pénètrent jusque dans la substance du testicule. Il est à remarquer que les végétations naissent en moindre quantité et forment des tumeurs moins considérables lorsque les testicules ou les ganglions sont envahis par la maladie, que dans le cas où elle reste bornée aux tégumens et aux feuillets celluleux du scrotum. La partie inférieure de cette enveloppe cutanée est le siège le plus ordinaire du cancer qui nous occupe. »
(Bégin , Bict. de méd. et de chir. prat., t. IV, p. 565.)
C'est Percival Pott qui a donné la première description de cette maladie , que A. Cooper regarde comme une des plus curieuses auxquelles le corps de l'homme soit exposé. Quoiqu'elle se montre ordinairement sur le scrotum , on l'a aussi rencontrée au poignet (J. Earle) et au visage (H. Earle). « Je ne l'ai jamais vu avant l'âge de puberté , dit Pott , ce qui , je crois , est une raison pour laquelle il a été pris communément , tant par le malade que par le chirurgien , pour un ulcère vénérien.» { OEuv. c/iir. ; Paris , 1777, t. II, p. 293.) Cependant J. Earle en a observé un cas chez un enfant de huit ans , et S. Cooper un autre sur un sujet de seize ans. Il paraîtrait néanmoins, d'après les observations qui ont été publiées, que c'est surtout de trente à qua-
rante ans que celle variété de cancer se i Lorscjue les ganglions inguinaux sont tuinontre. méfies , faut-il les abandonner à cux-mé-
Quoi qu'il en soit, les faits connus tendent à [)rouver tjue le mal est ici parliculierement déterminé par l'agglomération et le séjour [)lus ou moins prolonge de la suie dans les replis de la piau du scrotum. « D'après le nombre des individus qui exercent le métier de ramoneur, dit A. Cooper , et la rareté comparative des cas de ce geine , il >enil)le tpi il doii exis ter quelque condilion générale ou locale qui (li>pose a celte maladie : je suis di>j!0>e à pruser (ju'illf depenil beaucoup plus de conditions locales (jue d'une dispo>.ilioii constiluiituimUe.» (0£'«r. vldr.^ trad. franc., p 41)6.)
La médecine est généralement reconnue impuissante contre une pareille alleclioii. Il n'existe (j le deux modes de traitement; la destruction des parties malades à Taide de la cautérisation, ou leur extirpation avec rinî>lrument trancbant ; encore devons nous ajouter que ce dernier moyen est presque le seul emi>loyé de nos jours. Du reste, voici comn^ent A. Cooper conseille de pratiquer la cautérisation : « On étend en couche épaisse sur de la charpie et Pou applique sur l'ulccre un mélange conqïose d'wi e drachme d'oxyde d'arsenic incor[iore dans une once de cérat ou blanc de baleine; on relire ce topique au bout de douze heures, et on le remplace par un cataplasme. L'arsenic produit une esiliare (jui se sépare en peu d«' jours , el laisse à nu une surface saine. Si une partie d»; l'ancienne surface cancereu-e parait rxi-trr encore, ou doit faire une nouvelle application de l'arsenic ; jusqu'à ce (|u'on ait obtenu une surface enti('i<'ment ravivée. Si les ganglions sont tiimelics et durs , ra[>plication faite sur eux ne peut (|u'aggraver leur état; on ne «loit point y recourir. » [Loco cit.)
H Sd est des cas , dit Pott , ou l'on ait lieu d'espérer de guérir un cancer par rexlirpalion, il i»arait que c'est celui-ci ; mais il faut «pie l iqH'ration soit faite promptement, et avant (pie la constitution générale soit altérée par le virus, » {Loco cit.] Ce précepte est gtiieralement adopte. On comprend (jue le manuel (qicratoirc ne peut gm-re élre indique ici; il doit être évidemment modiiic suivant les cas.
mes ou en pratiijuer l'extirpation ? 'J ousles chirurgiens ne sont point d'accord sur ce point. H. Earle , A. Cooper et [)lusieurs autres chirurgiens anglais pensent (pi'en gênerai , dans le cancer des ramoneurs , l'existence des engorgemens inguinaux ne constitue ni une contre-indication à l'ablation des parties allectees, ni une circonstance «|ui doive engager à p(iur>iiivre jus(iue dans l'aine l'extirpation des parties .-econdairement tuméfiées. Quelquefois , dit A. Cooper, rengorgement des ganglions n'est qu'un simple résultat de l'irritation. En France, plusieurs chirurgi''ns conseillent une autre pratiipie; l'extirpation des ganglions en pareil cas leur parait le parti le plus sûr : telle est entre autres roi)ini(Ui de M. Bégin. {Loco cit.) On ne devrait toucher au testicule ei au cordon, en opérant, (jue dans les cas où ils auraient ele envahis par le mal.
jNOus terminerons par la remarque suivante : « Plus encore que le prece[)te d'opérer promplcment les cancers du scrotum, celui (jui consiste, afin de prévenir les récidives d'une aussi cruelle maladie, à faire (piitter au sujet sa dangereuse profession mérite de fixer l'attention (h'S praticiens et doit être rigoureusement observé. On coïK^oit que soumis de nouveau à rmfiuence des mêmes causes le malade , dont la susceptibilité à en éprouver de funestes ellVts n'est que trop demonlri'e , ne pourrait guère échai>per à la récidive. » (Hegin , loco cit., p. 568.)
SKK'.l-K Knc.Oi'K. On donne lo nom d'cryat à la «U"^én«'rps(cnr(' sohdc el cornue du ^raiii de plusieurs plantes de la famille des {.graminées et de celle des cypéracécs. L'ergot du sciple, la plus commune de toutes ces productions anormales, sera le seul dont nous nous occuperons ici , parce rpi'en efTet il est le seul gui oITre un intérêt médical direct, tant sous le raiiporl de la Iherapeuli(|ue(pie sous celui delà palliologie. c II a Clé considéré connue un ellel produit soit par la piqûre dun Insecte, soll par une véu'éi.iiion parasite due à une espèce de cJMtuidjnon ( srlcrniiutn clnnis ^ de Candoliej, sdit par une déuénérescence particulière ( spliareliu scfjiiuui , 1. éveillé neveu); I erjjot est surtout 1res fré(picnl dans les terrains maifires et humides , et lorsque l'année a été pluvieuse, ((iuillemin.)
L'ergot con:>i^te eu un« végétation oblon-
RUP, l(<gèrcmpnt an;»nlftn<;o, ayant wn peu la forme du grain de seigle , mais déveIop|)(''C trois ou quatre fois davantage , ac(|uérant de six à dix lignes de long et m<^me jusqu'à dix-huit sur une ou deux de diamètre.
Il a une odeur v»/ qfncris (jui ofïVe quclcuie chose de fort et de nauséeux, approchant de celle de certains agarics avances , comme de moisi; sa saveur est presque nulle. L'ergot se recueille en France, dans les provinces du centre, Lyonnais, Orléanais, etc.
D'après 1\L Wiggers {Annalcn fner pharmacie, t. I, p. l''29), il contient une huile grasse, une matière grasse cristallisée, de la cérine, de l'ergotine, de l'osmazôme, un sucre particulier, une matière gommeuse extractive avec une matière colorante, de l'albumine, de la fonginc , du phosphate acide de potasse et de la chaux.
La matière huileuse est épaisse comme l'huile de ricin, elle est insipide et inodore, elle est soluble dans l'éîher , solublc dans l'alcool à chaud seulement; elle n'est pas saponiGable.
L'ergotine est une poudre rougeûtre, d'une odeur nauséabonde, d'une saveur amère, légèrement acre. Elle n'est ni acide, ni alcaline; insoluble dans l'eau et dans l'éther , soluble dans l'alcool. M. Wiggers la considère comme la partie active de l'ergot.
§ L De l'ergot sous le potnt de yue THÉRAVEUTiQUE. « Le sciglc crgoté , dit M. Bayle, qui paraît avoir peu d'action sur Yhomme sain, lorsqu'on le prescrit à la même dose que dans l'état de maladie, exerce une action spéciale sur l'utérus chez les femmes qui sont en travail d'enfantement et chez celles qui sont atteintes de ménorrhagie , de leucorrhée ou d'autres maladies delà matrice. Cette action consiste en des contractions utérines accompagnées de coliques.
» Dans l'immense majorité des cas , cet efTet spécifique et électif sur la matrice est le seul qu'on observe. Dans quelques autres, surtout lorsque la dose est assez forte, il survient des nausées, des vomissemens , une légère dilatation des pupilles, de la céphalalgie, des vertiges, un peu d'assoupissement, etc.
» Dans deux cas de paralysie, INI. Barbier d'Amiens a observé, après l'injection de 36 grains, des secousses dans les jambes et les cuisses, et une émission d'urine par jet involontaire, d'où il a conclu que le seigle ergoté agit aussi sur le renflement lombaire de la moelle épinière dans les cas d'affection de cet organe. » {Bibl. de tliér., t. m, p. 550.)
M. Giacomini regarde le seigle ergoté comme un agent hyposlhénisant vasculaire très puissant, surtout des capillaires. Suivant lui, donné à hautes doses, il agit aussi sur le cœur cl amène le ralentissement de la circulation. {Trad. de la pliarmnc, p. 535.)'
» De toutes les propriétés de l'ergot de seigle, dit M. Trousseau, la plus importante et la plus incontestable est certes celle de
solliciter des contractions utérines dans le cas d'inertie de la matrice. Klle était connue de (|uel(]ues matroins et de quehjues cmiiiri- (|ues, mais le docteur Stearns est le premier qui ait éveillé sur ce point l'attention des médecins dans une lettre adressée au docteur Akerly et imprimée dans le Mof/nsin do médccinc. de New - York. Peu après , Oliver Prescott écrivit dans le Médirai and phiisirtd jonrna/ ( t. xxxir , p. DO ) une monographie fort détaillée sur l'emploi de l'ergot de seigle dans l'inertie de la matrice, la leucorrhée, les perles utérines. En France, à la même époque, et même long-tem|)s auparavant , Desgranges de Lyon , instruit par des matrones, constatait par de nombreuses expériences les vertus obstélricalesde ce médicament (Nouv. joïirn, de mcd., t. i , p. ."4). Peu après, M. Chaussier et Mme Lachapelle publièrent une série d'observations contradictoires. INI.M. Goupil {Joiirn. des prof/r., t. lit, p. 1(50) et Villeneuve (.l/t'ju. sur l'emploi du seifjte er- (jo(e) publièrent chacun un intéressant mémoire fort étendu, où, de l'analyse scrupuleuse des écrits des divers auteurs et de l'exposition de leurs expériences propres , il résultait confirmation pleine et entière des travaux des médecins de New-York. » {Traité de thérap.', t. i, p. 5:29.)
» Voici, selon M. Bayle, le résultat de tons les faits publiés jusqu'ici (185.5) : sur 1,17G cas d'accouchement ralenti ou empêché par l'inertie de la matrice, l,0.')i ont été plus ou moins promptement terminés par l'emploi du médicament; dans 111 cas, l'ergot a échoué; dans 14, le succès a été modéré.
» On reconnaît l'action du seigle ergolé sur hi matrice -dUTi sipnptômes suivans : peu de temps après son ingestion, les douleurs d'accouchement, qui s'étaient affaiblies et suspendues , reviennent avec une énergie quelquefois très grande. Au lieu d'être courtes et intermittentes, comme les douleurs naturelles, elles sont vives, longues, et plus ou moins permanentes. L'abdomen est plus dur et plus tendu que dans les contractions ordinaires de la matrice. Ces caractères, joints à la promptitude de leur manifestation après l'emploi de l'ergot, ne permettent point de les confondre avec les douleurs de l'enfantement. Joignez à cela que, dès ce moment, l'accouchement , qui s'était arrêté , fait des progrès rapides et se termine ordinairement en un temps fort court.
» Les contractions utérines provoquées par l'ergot se manifestent très promptement, d'après toutes les observations recueillies. Elles ne surviennent guère avant dix minutes et après une demi-heure. Sur 28 cas , Prescott a vu son action se manifester 1 fois après huit min.; 7 fois après dix; 5 fois a[)rès treize; 3 fois après quinze et 4 fois après vingt.
» La durée d'action de l'ergot varie de demi-heure à une heure et demie environ. Elle peut cependant, dans quelques cas assez
r.ire?, ôtro plii<; ronrlc oti plus Ioulmip. Prèscol, (l'rtjirès M) cas , la lixe à une luMire cl au delà. (Icllc action va en s'a(T.iiblis.sanl à mesure qu'on s'cloipnc du rnoiiuiil de 1 ad- Tiiinislration, mais elle rccoiiimome par une nouvelle dose.
» D'après 1,1 |)liipart des auteurs (Prescol, Stearns, De-uranjics, Villeneuve, etc.), l'emploi du sei^'le er::olé esl indiipié toutes les fois (pie le iravail est iant'uissanl , qu'il est commi'ncé depuis un temps assez lonu', que les douleurs sont sus[)endues ou sans ellicacité, (jue le rtelus a rranelii le détroit supérieur, que le col de l'uirrus esl dilaté; eu un mol, toutes les fuis (pi'il ne m.uuiue, pour l'expulsion de i'cnianl, (pie des cunlraclioiis utérines sullisantes.
» Les auteurs cpii viennent d'être cités et la |ilu|»arl des autres regardent la (lildiniion du ml ituriii couune luie eondition prc'al.iltle indispen>i.il)!e pour l'emploi con\enabie (le rer;:ot [Mais ce point n'est pasaduiis p.ir tous les médecins. ^]. I)i'si;ran<;cs , (pioi(pie partisan de la ddalalion préalable , rapporte l'exemple d'une lemme (jui prit du seigle erguié avant le commencement du travail et (pii accoucba une demi-beure après. iPislam a olilemi le m(Mne r('sullal dan> un cas ou l'orilice éliit Irè [leu ouvert. James Provvse ciie un autre fait ou le ccd, (|ui était raide et très peu «lilaié, se ramolli; et s'ouvrit après rinfzestion de 1 {iios d'er::ol. Dans seize ol)servations rapportées par IM. Clievreul , ou voit 2'i à T,() ;:rains de celte substance déterminer la dilatai ion du col uli-rin el le Iravad de l'accoucbemenl. D'e.pres ÎMicliell, le i:raiid ;iv;inlaL:e de ce médicament se trouve surioul dans son ellicacité dans les cas de non-diial.ilion de l'orifice du c(d qui s'ouvre en (piehjues niinules plus qu'il n'aurait lait en (piebpies beures sans son emi'''^t- " ^''^c lU casa ra|i|iui de celle assertion.
» ("-es laits prouNcnl sidli<amm;Mil que la non-dilalalion du col utérin M'einpéclM» |):)inl l'action obsl(''lrirale de l'ergot. ."Nl.us, dans ce ras, l'aceoucbenjenl d(jil nécessairement se faire plus lon;;-lemps allendrc , et l'on peut craindre qiiC la compression plus longue (pic luiéi us Contracté exerce sans relàcbe sur le relus ne puisse être daiiL'ereuse pour sa vie.
» Le sei::lf ergoté esl t nntrr-'nidiijUi' Inu es les fuis (pie le lra>.iil n'est p.is comuience, <pie I .icciiiicbrmcni |)eul se faire par les seuls crTnrt- delà nature, (pi'il existe des (ibsta( les jiliysiques h l'aecouchemeni de la pari de la inere ou de I Cnfant; tels sont une mauNaise C(»nr<»rmatinn du b.isMii , une elioilesse trop jîramle de ses diametie<, un brius liés volumineux, Indroi cpb.de. ou (pii , sans (Hrc pIiK t;ros qu'a rordinairc , se trouNe dans une de ces mauvaises positions (pu exigent la version. L'eryol ne doit pas non [)lus être administré dam les cas de pletbore, avec pleniludi' el iluiel('(lu pouls, cl coloration de la face, lurscpiil cxi:>lc en incinc lcmj)S du
forte douleurs utérines qui ne font point avancer le Iravail. l.a saignée est le moyen indupié dans ces circonstances. » {I.oc. cil.)
Dans dillérens cas ii'a< rourliciurut arec roiindsioii'i , l'admiiiislrat ion de l'ergot a sulli, d'après MAI. \\'alerbou->e, Piocbe, etc., pour remédier à cet accident en accélérant l'enl'anienunl qui ne faisait auparavant aucun progrès.
Celte pratique n'est pas générale ; I\L'\L Méral el Delens, entre autres, disciit formellement qu'on ne doit point prescrire l'ergot dans ces cas.
Lors pie Varricrc-faix invle ù sortir , et surtout lorsipie sa présence détermine des biinoi rbagies ; quand, en plaçant sa main sur lliypogaslrc, l'accoucheur ne sent pas l'utérus se C(»niracler au-dessus des pubis , r(rgot esl indiipié. (Vest du moins ce que l'on peut conclure des observations dues à ."M.M. lî.ilardiiii , LJordot , Da\ics, Ducliiileaii el .Morgan.
L'ergoi peui être donné avec non moins d'avantage pour favoriser Vr.rpnlsion desrnil- /o/,v qui s'accumulent quelquefois après l'accoueiiement chez les femmes dont l'utérus tarde à se contracltT. Toutefois, on ne connail (ju'iiu exemple de ce genre dans l((piel on ail employé ce moyen : l'expulsion lut provoquée par l'ergol dans l'espace d'une demi-beure.
Il est des cas où VcroulcDirtif drs loclàm esl tellement excessif, qu'il constitue une véritable métrorrbagie. D.ms un cas de ce genre , obser>é (lar .M. Tluelall , (Iles furent ariêtées par rer::ol. A ce fait isolé, on peut ajouter celle remar(pie : (pi'il ne survient presipie jamais d'hemorrliagie utérine après les accoucbemens provoqués par l'ergol, et ({uc les locliies sont peu abondantes.
Le (locleur Spajrani a tenté (Aniitdi uiiiv., Omodei, Mnrzo, l.sr>()) de combattre les rnu- (ic'<ii<»is uirriiirs , (]ui s(»nl le |)Ius souvent le début des pblegmasies cbr<uii(pies de l.i matrice, en prescrivaiil l'ergot de seigle. S;ir f femmes, r> furent guéries, i n'éprouva aucun soula-'ement. Les fails rapportés par le médecin italien devront engager les praticiens à essayer de nouveau lergol contre les plilegmasies utérines commcii(;.inles, en procédant loulefois avec ciiconspeclion.
• Lue (]c^ vertus les plus iniporlanie« du seigle ergolé , dit M. Bajie (lofo (il.), c'est sans contiedit celle d'arrêter les /leinarr/ta- (jim et , en particulier , une des espèces les plus dangereuses, la niénorrhagie pnrr- )h'r(ih- ou non-piiei p(''rale. Sur Sî) cas d'bémorrlia i;ie tr.mee pir l'ergot, ^fi fois l'écouleinenl du s.ing a éK' arrêté, " f,<is le médieauiei.l a ('(boue. Parmi ces bemorrlngics, il y avail : iii ménori baizies puerpérales , ou suites de couches ; -'•(î Fiiénorrhagies non- Jiuerpérales , et sur lesjpielles !2 seulement ne fun ni |)oinl a; rêU'es ; î congestions utérines, dont 1 seule ne fut point guérie (ces
SRTOLR KRCOTÉ.
congestions sont los f-iît'? «In Sp.'ijiaiii (luo nous .-ivoiis siiiii.ilf^s à l'.iliiK'.i piéci'dcnl) ; 4 Opistaxis; fHiéinopljsics ; 2 licfiiaturies ; 1 héinalcnièso.
» J.cs !24 cas (lo innioi-rltariic piierpfraln ont tous élé muhis par l'cri^ol. J.a plupart de ces perles élaieru siirNcnucs après l'accuiichcnicnl, , ol avaiciil résisié aiix divers moyens usités en pareil cas; qiielnucs- unes avaient succédé à ravurlemcnt ; d'auircs avaient précédé la sortie du Hclus ; presijue louics étaient çraves et aceoin[)af;né< s de pâleur, de faiblesse, et (jnehiuifois niéuie de syncope. La guérison lut j^éiicialenient très profnpte.
» Les 46 cas dcnirinvrliar/ie non-pncrpérdlc furent éf^alcnuMit suivis de ;;uénson , à l'exception de ii cas; mais iéconlctncnt du san^ fut beaucoup plus long-tc^mps à s'arrêter dans celte espèce de ménorrhagie , car la gucrison ne s'opéra généralement que dans l'es|)ace de plusieurs heures ou môme de; plusieurs jours. Dans le plus «rand nombre de ces faits l'hémorrhapie existait dejjuis plusieurs jours, ou même un mois ; elle tenait à des eauses variées
» Quoiqu'on ne puisse concevoir comment un médicament, dont la propriété prinei|)ale consiste dans \\\\q action spécifique sur l'utérus, peut arrêter des bémorrhat^ies ayant leur siège dans d'autres parties du corps, on n'en a pas moins donné l'ergot |iour remplir cet objet. Spajrani , Pigiiacca et Cabinj rapportent 4 oliservalions Oiéshtaris, 8 iVliémoptiifiiK , !2 (Vhcnuilurie et 1 iVhémntémèss , arrô!ées api es l'emploi de l'ergot.
On a recommatidé l'ergot dans les cas û'aincnorriice, et l'on a [iiéieudu que le docteur Beckmann avait guéri une fois cette afleclion en en donnant l grain en décoction. M. Prescot a répété celte expérience , mais il n'en a pas obtenu les mê.'iies avantages; il croit même que ce médicament est conire-indiqué dans ce gem"e de maladie.
Bazzoni a publié (Aunaii luiiv. <ii ynedicvin^ Ornodei) des observations sur refiicacilé du seigle ergoté contre la lencorrlhc. Sir 8 maladrs ;iux(juelles il l'a administré, 7 furent guéries en très peu de leusps et après un petit nombre de doses du médicament, I seulement après deux jours. (Ih-z la inal<i('e qui ne fut pas miérie, mais qui obiirit cepeudani du soulagemeni. , l'écoulement leueonbéique n'était (pje le symptôme d'une lésion (jrgaîiique de l'ulérus. La plupart de ces leucorrhées étaient abjndantes et existaient depuis plusieiirs mois ; l'une d'elles durait depuis plusieurs années.
Quoi qu'il en soit, la leucorrhée lient h tant de cau>cs diverses qu'd est dillicile d'admettre la possibilité de guérir par un même moyen toutes les lésions qui lui donnent naissance.
Le docteur Dewees a fait prossentir l'uti-
lité de l'ergot dans les cas rie môle /iiidaiifin^^ et un lait obser\é[)ar le «locleijr Alact-'ill conlirme la jusKîsse de (;ette opinion. Une f(!rnme de quarante ans avait um; allVctiori utérine annoncée par des hémorrhagies qui se renouvelaient tous les soirs d(;puis trois mois; à cette époque, le toucher lit reconnatlre un corps saillant à l'orilice utérin. L'ergot de seigle fui prescrit, et, queltjues minutes après son administration , un pa- (pi(;t d'hydatides du volume de la tête d'un enfant naissant fut expulsé. Dès lors l'hémorrh.igie cessa pour ne plus reparaître, et la malade recouvra prornpLeinent toutes ses forces et sa sanlé.
M. l)av;es rapporte 2 cas de polypes utérins, dans les(iuels il eut recours à l'ergot pour provo(pier la sortie de ces corfts. Dans tous les deux, l'efl'et désiré fut obtenu : dans l'un d'eux il survint des douleurs expultriccs très violentes , la tumeur fut chassée hors de l'utérus et il s'en sépara des lambeaux; on y revint à plusieurs reprises et toujours avec le même succès, mais il devint nécessaire d'y renoncer parce <iu on remarqua une augmentation de la tumeur après chaque séparation de lambeaux.
On a pensé que le seigle ergoté agissait sur la partie inférieuie de la moelle épinièrc ; de là on a été ; orté à l'euiployer dans des cas morbides où l'indicaiion est d'agir sur cette région nerveuse , et par conséquent dans la paraplégie. Il a produit d'heureut effets chez les enlans qui soni atteints d'affaiblissement dans les membres abdominauîc par défaut de soins de la part des nourrices.
Chez les adultes, il jouit aussi d'une efficacité marquée dans qmdques cas : de deux paraplégiques auxquels I\L Barbier le fit prencire il yen eut un de guéri, l'autre resta dans le même état ; tous les deux éprouvèrent des secousses dans les jambes et les cuisses. Autre exemple : un matelot fit une chute du haut d'un mât sur le tillac d'un vaisseau ; il devint impotent et cul-de-jatte. Pendant quclcpje tetnps i! fut infructueusement traité par Delpech à l'aide des moxas et des moyoïîs ordinaires; l'ergot, entre les mains de M. Ducros aîné, de lALirseille, en obtint la guérison. MM. Arnaud et Payan à l'hùpilal d'Aix et Biett à l'hôpital St-Louis ont également eu recours avec succès à ce médicament dans des circonstances analogues.
L'augmentation de l'excrétion urinaire par suite des contractions et plus fortes et plus réitérées de la vessie , sous l'influence de l'ergot du seigle, a conduit M. le docteur Allier fils à prescrire celte substance contre certaines retcntioiif; û'nrine, et les résultats {Joarn. des connais, méd. chir., nov. 187)8) lui ont démontré (juc l'ergot , mélhodiqueiTient adminislrô, est capable de guérir des paralysies vésicales jugées incurables, et qui souvent traînent à leur suite l'incontinence
son
il'iirine : lo1> son', enho nuiros, los cris où In \vscic a luTdii sa contractilité i).:r 'n (Ii>^tpnNion immodérc^o ûo sps luni(]iips (h\c< à l'acctinmlation t\o riirine. Chez trois suiots atfrinis d'nnp afrccliondc co ponre. M.AlIior a ohtrnii uno ^iitTison i'oinpl(*lo et assez rapide qui s'(»<t parfailomonl soutenue depuis la cessalion du traitonvnt.
^I. r.iKMsaiit lils a ronnrni(^, par quelques faits curi''U\ reouoillis à llirètrc . la pr^prii'lé qu'a l'crirol du seiîile d'activer 1 1 srcrt^lion de^ urinC" et de faciliter leur oxcrc^tioii eu acissanl sur \a coniracliIit(^ de la vess e. Il a eu surinul en vue . par leur publication (Jnitni. dr rli'nn. inrtt. . juin IS'D). (le sisnalf'r au\ pralicif'U^ rapplicalion qti'ii en a Tiite pour (Ictmninrr l'rxpnhini} d/s frnqwcfis (le r^i'.rnh r^'sultanl du broiement. C'c<t prii'cipalement chez les vieillards, dont la vessie a si peu d action . que celle propriél,^ de l*er}:ol est «usccpiible d'ôtre mise à profit avec le plus d'avanlape.
Il nous rcsie à faire corni-ilire le mode d'ndniinistralioM de ee médicament. On adiTiiniMre l'er'-'ot , dit ]M. lîajic [lr.cn (U.), • sous forme de poudre , d'infusion, de d(^coclir.n. de teinture alcoo'ique ou éihérée, d'extrait .ilccolique ou de siroj) , depuis la dn<e «le 10 erains jnsquh celle de DO et au delà, dans le coiu-s dti frav.-iil de renfan^ement. La rl.ice doit varier snivnnt lUie foide de circonstances ; la pondre, (jui e<t la meilleure f.^rmc FOUS Ia(|uelle on |>uisse administrer l'erîTot, s'emploie ordinairement à la do<e de 20 srrains. f.ti'on doiineenunefoiso;i endeu\, à de>:interv;dles plus ou moinsrapprocliés, et snspen lue dau": un \ erre d'eau sucrée ou roupie, d'inrusion d'oraiiîK'r, de n^nthe, de tilleul . de bouillon, de vin, etc. Si cetie première dose n'aiïil pas , ou acil trop fiiblement. on y revient au bout d'une demi-heure ou d'uno hf'tjre , et on en donne ou la nu^me do«e , ou ."0 crains environ ; on peut m^me re lnn?icr une troisième dose si la deuTièmc n'a p-.s Milfi. Nous allons indiqtier le mode «l'adminislralifin suivi par (pu'Iriues ims ib'S auteurs ; on sent d'ailleurs qu'il peut être varit' à l'infini
« Pr':r it . Décoction de deuii-^ros de seicle orKotè dan*? ^ onces d'eau, divisée en trois 4lo«cs h p.rendre de vin'M mimiles en vinul ininules si c'est nére<;saire; ou mieii\ encore, donni'C i ar cuillerée à bouche de dix minutes en di\ minutes. Dans un cas , il doiuia I jiros en lavement.
. /) stirniii/r'!. Infusion de 1 <;cru|(nles en poti Ire d.inn un verre d'eau ou de bouillon , rpi'on passe ensuite et ipi on sucre ( on^enab'emiMït.
» Sfpnrvx. r.O crains en dccor;ion 'Ian<: une demi-pinic d'eau . dont ou fiii prendre une cuiller (*e tontes les dix minutes.
. M V.nuyi:. Poudre d'eryot , I f:r(t« ; sirop simple, 1 once et 1/-2 ; e«pril de rnmtl»e. " ^r)iiiie5 : donner par cuillercrs , à dix
^!l[(;lk ergoté.
minutes d'intervalle. On peut , dit-il , sans crainte de déterminer des accidens , en administrer 2 proN et 1/2, sinon à la fois , du moins par fractions, dans l'espace de quelques heures.
» M. Velprau. \"t ou 20 prains en poudre, dans une cuillerée ou »m demi-verre d'eau renouvelédeux ou trois fuis à di\ ou quinze minutes d'intervalle. Quehpiefois 1 gros dans 4 onces d'infusion de tilleul, ou de monlhe , avec 1 once de sirop d'écorce d'orani;er , à prervire également par cuillerée toutes les dix mimiles.
* Spajvfnii. Dose de poudre très variée; en général 3 scrupules par jour en trois doses. »
Dans les circonstances où l'ercot a besoin d'éire coniinné d'une manière soutenue pendan! un temps i)liis ou moins prolongé, comme il arrive, par exemple, dans les cas de paralysie , ce médicament doit être administré h «losos fractionnées et rap|)rochées : on peut comnuMicer à la dose de 1 scrupule divisé en six ^lai tics égales , s'élever ensuite h la dose (le /iO grains, puis redescendre graduellement à 1 scrupule qui sera successivement diminue Imii à dix jours après la guérison , afin de la consolider. En outre , et malgré les assertions de M. Lalesque sur l'innocuité de l'ergot donné même à doses 1res considérables , nous noterons , d'après M. Allier , (pie les phénomènes morbides produits par l'aciion stu[)ériante do cette substance , bien (pi'cn général assez. mod( rés, apparaissent cep(Midant (pudcpiefois avec assez d'intensité pour cpu' la prudenco fasse une loi de suspeniirc momentanément la médication.
( hianl aux formes oHieinales de l'ergot , il n'en est que trois (pie nous ayons besoin de citer ici ; ce sont la poudre, le sirop et 1 huile. La première ne doit être préparée qu'en pelife (piantilé à la fois ; il vaudrait mieux ne la préparer, s'il était possible, qu'au moment de l'employer, parce (|u'elleperd promptemenl ses pro[)ri('(es médicinales. Quant au second , c(uiime (ui fait entrer dans sa composition le >in blanc à litre de menstrue , il od're un excellent mode d'administration ; car , d'après IJalardini , l'association de l'cr- Rot ou de ses principes actifs avec le vin prévient sûrement le rejet du médicament par le vomissement.
M, le docleur Wright a fait connaître un grand nombre d'observations dans lesiiucllcs il a employé l'huile d'ergot avec le |)lus grand succès dans les circonstances où l'on administre le seii:le ergoté ou son infusion. LiB (I<»sc («si (le '■20 a '<() Lioulles dans un V(''hifnrc cliaud , tel (lu'une infusion de thé, ou dans une potion Iet:erement spji iincuse. Il conclut (jue l'emploi de celle huile est plus sur et pins ficile, tpie son eiïct est plus rapide et si»n injrestion moins désagréable que celle de