‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 60 sur 143 · SEI · texte numérisé non relu

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tion, la n.nture clos douleurs , de la siippiiralioii, et surtout d'jiprt's riiilliieuce des mcilicaineus auli-scroluleux , (ine le chirurgien parvient à établir nu jugeniciil plus ou moins précis sur la nature de la maladie.

» 7" Le pourtour du mamelon ainsi que les autres points de la peau du sein sont quehjuefois le siège d'alleetions dartreuses qui, par Tirritation qu'elles entrafnent au-dessous d'elles, font naître un engorgement dur et douloureux que l'on peut prendre pour un cancer. MM. liayle et Biidaiilt ont observé des cas de ce genre. On pourra les distinguer par la présence d'une all'eeLion cutanée distincte, d'une ulcération cancéreuse et par le résultat du traitement.

» 8" Les personnes sujettes à des douleurs de rhumatisme, ou de goutte vague , ont <piel(]uefois dans le sein des tumeurs dures , tantôt indolentes et tantôt douloureuses , qui diminuent par Teltet d'un traitement anti-arthritique et ([ui disparaissent lorsque la goutte ou le rhumatisme se portent sur les articulations. » (Dict. des se. mi'd.)

«( 9» Les kystes ont souvent été confondus avec les cancers : l'épaisseur de leurs parois et la dilliciillé (le constater la fluelualion ont fait croire à une tumeur solide et de nature squirrheuse.

)> Après avoir recoiniu avec précision les lunites d'une tumeur, on recherche s'il existe des adhérences à sa faee profonde en lui imprimant des mouvemens en sens dilferens et en l'attirant de manière à l'éloigner de la j)ar()i lhoraci(pie.

» 10<» Les productions fibreuses , iibrocartilagineuses , osseuses, etc., peuvent encore être facilement confondues avec le cancer au premier degré. L'état stalionnaire de la maladie , son indolence , l'absence d'ulreratious , seront autant (!<■ circonstances (pn (h'\ loni mctire sur la voie. Je ne dorme |)as connue caractère di>tinc lif l'extrême dureté de ces productions, car le cancer pc ut olFrir un«; consistance! (pii fait naitre l'idcf d'nuf tniiiPuro'^seMse ; mais dans un cas le ramo'li^-emenl succède à la dureté , dans l'autre la consistance e^t la même , et (|uel(|uefois s'accroît de plus en plus.

» Ue ce qui pretèdc, il est facile tic

conclure que, dans beaucoup de circon- .'^tances , le diagnostic do cancer ne peut èire établi d'une manière précise lors d'une première exploration; le chirur- ;:ien , pour asseoir son jugement , doit prendre en considération l'âge de la malade, sa constitution , l'état de santé de ses parons , la marche de l'alfection depuis son invasiqji jusqu'au moment où il l'observe pour la première fois ; il doit surtout constater le résultat de diverses médications appropriées aux scrofuleux , etc. ; et ce n'e^t qu'après avoir soumis la malade à une observation prolongée pendant plusieurs mois , qu'il est en droit de se prononcer sur la nature cancéreuse de l'aUection. Je ne pourrais mieux terminer cette partie de l'histoire du diagnostic dans les allections cancéreuses , (]u'en reproduisant les préceptes tracés par i\ni. Hayle et Cayol dans le Dictionnaire des sciences médicales.

» Toutes les règles générales qu'on peut doimer sur le diai:nostic des indurations chronifjues du sein se réduisent aux propositions suivantes , qui sont le résultat d'une multitude d'observations particulières.

» 1° Parmi les signes des tumeurs cancéreuses du sein , il n'en est aucun qui sullise seul pour caractériser ces tumeurs.

)' '■2^ Une tumeur qui réunit plusieurs de ces signes est presque toujours cancéreuse. Ainsi, sur lUO tumeurs du sein, (pji toutes sont dures, inégales, insensibles à la pression , et qui existent depuis plus d'un an , il y en a environ i>9 ipii sont cancére\ises.

» 5° Si une tmneur , qui offre plusieurs des signes du véritable sqnirrhe, a résiste au traiiement des phlegma^ies chroni(|ues et à celui des engorgemens scrofuleux, lait<'U\ , dartrciix ou arthriti(pies, on peut regarder comme à p< u près certain (jue (('Ile tumeur e<t cancéreuse. On se trompera tout au j)lus une lois sur mille eu pareil cas.

<< 4" Loi'S(pi"uue tumeur dure , indolenie et insensible à la pression, existe dans une mamelle depui.s plus d'un an , s'd y survient des élancemens douloureux , instau'am's , et (]ue dans les inter- \alb'S(les elancemf^ns elle soit toujours ab.iolument indolente et insensible à la

pression , on peut assurer que cetta tumeur est cancéreuse. Les cas où on se tromperait sont des exceptions extrêmement t*ares. » (Nelalon, loco cit., p. lis et suiv.)

Traitement du cancer de la mamelle.

A Tarticle Cancer ( f^oy. ce mot ) , nous avons exposé les généralités rpii ont trait à la tl»érapeuli(pie desancclionscanccreuses, et qui trouvent ici leur ap[)lication ; nous n'y reviendrons pas. Nous devons nous borner à mentionner les règles à suivre dans Textirpation des tumeurs cancéreuses du sein, après avoir indiqué brièvement les indications et les contre-indications de cette opération.

« Quelles que soient les circonstances locales d'un cancer au sein , favoral)les ou non , dit Coyer, on ne doit jamais entreprendre Popération lorsqu'il existe des symptômes de diallièse cancéreuse : elle ne servirait qu'à exaspérer le mal et les souffrances ; il faut s'en abstenir encore lorsque la maladie , sans être accompagnée des symptômes de la diathèse cancéreuse , s'est retranchée dans des parties où la prudence ne permet pas de porter Tinstrument tranchant. Quand on a quelques motifs d'espérer qu'une tumeur du sein réputée cancéreuse pourra se résoudre , on doit avoir recours aux moyens hygiéniques et thérapeutiques appropriés; si la tumeur diminue sous l'emploi de ces moyens , on doit insister sur leur usage ; dans le cas contraire on doit , après un laps de temps assez grand pour en faire connaître l'insuffisance , renoncer à leur emploi. La seule ressource alors est l'opération. » (Boyer, loco cit., p. 190.)

M. Velpeau se montre plus partisan de l'opération. « Rien ne doit être plus dangereux, dit-il , que de reculer l'ablation d'une tumeur cancéreuse du sein sous de vains prétextes; et la compression , nécessairement moins efficace, n'est utile à proposer qu'aux sujets pusillanimes, ou qui, par une raison quelconque , ne veulent pas se soumettre à l'action du bistouri ; si les médications générales ou locales ont quelque valeur, Topéralion, qui ne s'oppose nullement à leur em])loi , ne peut qu'en aider le succès. On aiuait môme tort de s'en laisser imposer par la i>résencc de (pjebiues glandes vers le creux

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