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rurgiô un exemple de celtft méprise ; la plaie fournissait dès le second |)ansement (les flocons de matière mu(pieuse blanchâtre qu'un chirurgien prit pour des portions de la substance du cerveau; Maréchal reconnut que la plaie n'avait pas été au delà du sinus , et que cette matière blanchâtre n'était que du mucus.
On s'était formé des idées fausses sur les conséquences de ces plaies accompagnées de perte de substance , on croyait que des fistules étaient inévitables ; on n'avait pas réfléchi que les parois osseuses du sinus s'alfaissent , que la muqueuse se dermifie et qu'une cicatrice creuse comble la brèche. Cependant, chez les individus dont le sinus très large a été ouvert avec perte de substance vers sa partie inférieure, la cicatrisation est lente, et même la plaie reste quelquefois fistuleuse. Mais ce n'est pas le passage continuel de l'air, ni l'oblitération de l'ouverture par laquelle les sinus frontaux communiquent avec les fosses nasales , qui font dégénérer leurs plaies en fistules , comme quelques auteurs l'ont dit. Ces plaies ne deviennent fistuleuses que lorsque l'ouverture de la table antérieure , trop éloignée de la postérieure, ne peut s'en rapprocher et s'unir à elle. Au reste, la fistule du sinus frontal n'a aucun danger*
2« Corps étrangers. Il existe un grand nombre d'exemples incontestables de corps étrangers venus du dehors ou formés dans les sinus frontaux et s'accompagnant de symptômes fort incommodes. Boyer en a recueilli un assez grand nombre dans les auteurs ; nous lui empruntons les suivans.
Haller parle d'une jeune fille qui fut blessée à la partie inférieure du front par un fuseau , dont la pointe resta dans le sinus frontal. Il n'y survint d'abord aucun accident et la plaie se ferma ; mais au bout de neuf mois il se manifesta , à l'endroit de la blessure, du gonflement, de l'inflammation, un abcès. L'abcès s'ouvrit et le corps étranger sortit. L'ouverture ne tarda pas à se fermer par une cicatrice solide. Une balle peut, après avoir fracturé la paroi antérieure du sinus, s'arrêter et épargner la paroi postérieure.
Lorsf|ue l'existence d'un corps étranger dans les sinus frontaux est reconnue , il
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faut en faire Pextraclron , après avoir a^j^raiuli l'ouvcrlure qu'il a faite , si cela est neressaire , avec des ciseaux à lames courles et fortes, ou avec le couteau leuliculaire. Si rextraelion du corps étranger était impossible autrement (juc parla destruction (le la plus finaude partie de la table antérieure du sinus , et que sa présence ne causât aucun accident, il vaudrait mieux l'abandonner (pie de causer un délabrement d'où résulterait une difforinilc très ^'rande. On lit en plusieurs endroits dos Epheméiides des curieux de la nature, que des morceaux de fer et des balles ont séjourné pendant longues années dans les siiuis frontaux , ^ans [)roduire aucun accident , et on ajoute qu'ils en sont sortis par le niz.
Parmi les corps étrangers qui peuvent se former et croître dans les sinus frontaux , les vers sont ceux ([u'on a observés le plus souvent. On cite un grand nonibie d'exemi)les de per>onnes (pii ont rendu des vers par le nez, après avoirèprouvé des accidens qui ne permettaient })as de douter que ces vers ne se fusr^ent develop()es dans les sinus frontaux. Ces vers n'étaient |)oint scnd)lal)les aux vers intestinaux , et la [»lupart d'entre eux liaient du genre des chenilles. Leur corps paraissait forme d'un gr.uid nnml)re d'anneaux, et était porté [tar un grand nombre de petites pâtes. (Jurbjues -uns méuïe avaient des antennes, et [ilusieurs le corps couvert de poils. Il est probable, suivant Saltzu;ann, que les œufs aux(iuels ces vers doivent leur origine entrent avec l'air par les narines. Il pense que c'est ijarliculierement en respirant l'odeur des fleurs et des fruits que ces œufs, déposés siu* ces vegi'tanx , sont poi tes jusque dans les sinus. Ce (pii peut ajouter (piebpie poids à celte conjecture , c'est (pie les femmes (pii portent habituellement sur elles des fleurs sont bien plus souvent alFectees de celte nialailie «pie les honuiies. La |)résence de.s vers dans les .sinus frontaux doiuie Heu à des i;ynq)l('>mes fort rem.irijuables , mais qui resseud)lenl tellement à ceux de quelques autres alîectinns , (piM est toujoius iiiq)o>sd)le de sou|'('onner , et a plus forte raison de reconnaiire leur existence avant que le\ir sortie par les nari:.es ait levé
toute espèce d(i duule tu di.^bipanl les I remanpjaliles, cl dont les déliuU reufct
maux qu'ils occasionnent. Voici, au reste , les phénomènes auxquels ils donnent lieu.
Une douleur toujours très incommode, souvent très violente , se fait sentir à la partie antérieure de la tête , près de la racine du nez. KUe s'étend quelquefois vers les tempes ou l'occiput. Tantôt c'est un simple fourmillement \ dans d'autres moinens une soudrance atroce qui amène des défaillances , des vertiges, et quel- (juefois l'obscurcissement subit et passager de la vue. Des malades ont été saisis d'un délire maniatjue qui n'a cessé que par l'expulsion des vers. Pozzis et Schneider ont ra[)porie l'un et l'autre un exemple de celte singulière espèce de manie.
On a (>en»é (jue le calme et les accès de la douleur devaient dépendre du repos et des mouvemensde l'insecte. Quchjuefois la narine est sèche ; d'autres fois la sécrétion nniqueuse est abondante. Quelques malades é[>rouvent des éternumens fré- (pjens et un besoin presque continuel de se gratter le nez , (|uelques-uns portent sans cesse le doigt dans les narines ; d'autres salivent abondamment; d'autres, enfin , sont tourmentés i)ar une odeur fetnhî.
Cette maladie est (raulanl plus fâcheuse qu'elle dure tant ipie les vers sont dans les sinus ; Part n'a d'ailleurs aucun moyen edicaee de hâter la sortie. Les errhins, les sternulatoires sont souvent impuissans ; cependant il faut y avoir recours et y revenir , lors même (pi'ils ont de infructueux. La lérebration des sinus frontaux serait un moyeu assuré de les débarrasser de CCS vers ; mais lincerlitude du diagnostic éloignera toujours le chirurgien prudent d'entreprendre celle opération.
(Hoyer, Maladies chirurgicales ^ i. vi , p. 128.)
Ces faits ne sont pas les seuls; il en existe |>lusieurs autres d'hydatides rencontrées dans les sinus frontaux , de concrétions calcaires , de la pointe d'une javeline , etc. , trouves dans ces sinus. 'Joui cela , au reste , ne change rien aux indications précédentes.
5" Ahch, carie, nécrose. Les abcès des sinus frontaux sont rares. On en connaît eepciidant plusieurs exemples. M. Iliberi en a publie deux en 1S58 extrêmement
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ment tout ce qu'on doit savoir sur ce sujet. Le premier a [)our s:ujet un liornine «1gé do viiigt-(iuatre ans , sujet à des affections catarrhales et qui éprouva une jnflanunation intense du sinus frontal gauche par suite de Timmersion de son corps et de la tête dans les eaux froides d'une rivière. Cette inflammation fut combattue à Taide de quatorze saignées , ce qui ne rempècha pas de se terminer par la suppuration dans l'espace d'un mois. La suppuration se fit jour vers la tête du sourcil, près de la racine du nez. L'ouverture spontanée de la peau fut précédée d'infiltration purulente entre les deux sourcils ; elle était très petite et s'est fermée six jours après. Depuis ce moment la partie s'est gonflée et a aciiuis peu à peu un grand volume par suite de la collection purulente. Deux mois après (octobre ) , l'abcès a été ouvert , et l'on a donné issue à une grande quantité de pus; le malade a été soulagé. Le pus a w continué à couler par cette ouverture, et T le malade y a éprouvé des douleurs plus ou moins intenses jusqu'au commencement de janvier 1858. A cette époque, son état s'est aggravé sous l'influence de causes atmosphériques; la phlogose du sinus a augmenté; le malade a éprouvé les symptômes d'apoplexie, puis de paralysie de la moitié droite du corps. Ces symptômes se sont dissipés dans l'espace de douze jours. C'est alors que le malade a été reçu à la clinique de M. Riberi : il offrait les symptômes suivans :
« Ouverture fistuleuse à la tête du sourcil gauche , donnant issue à beaucoup de pus fétide ; un stylet passe par cette ouverture dans le sinus correspondant et fait reconnaître une carie ; paupière correspondante un peu tuméfiée, rougeàtre et abaissée ; côté gauche du front plus arrondi que le côté opposé et un peu douloureux à la pression ; douleur tantôt gravative , tantôt lancinante aux environs du trou fistuleux et à l'occiput ; symptômes de congestion encéphalique avec fièvre, soif, rêves. La première indication était donc d'apaiser la phlogose du sinus frontal et Thypérémie cérébrale. Deux saignées du pied , diète, repos. On a ensuite cautérisé le sinus fistuleux à l'aide d'un fer rougi au feiji dans le but de dé-
truire les fongosités et de faciliter Pécoulement du pus par l'élargissement du conduit. La réaction a été légère ; vingt jours après , plusieurs es(|uilles osseuses sont tombées. Le stylet fait sentir dans le sinus une autre es(iuille exfoliée ; mais on ne peut l'en extraire à cause de son volume. Injections détersives. Un mois et demi après, le sé([uestre n'est pas encore sorti ; on dilate le trajet fistuleux , on attaque la table sourcilière externe à l'aide de la gouge et du maillet, et l'on met le fond du sinus à découvert ; alors l'extraction du sé(iuestre a été facile. La plaie s'est promptement cicatrisée ; le malade est sorti guéri après quatre mois de séjour à la clinique. »
Le second fait est plus intéressant encore. 11 est relatif à une femme âgée de quarante-cinq ans, habituellement sujette à des otalgies. Elle a été saisie d'inflammation intense dans le sinus frontal gauche à la suite d'une bronchite et d'un dérangement des règles. La phlogose frontale était accompagnée de douleur à l'occiput et de dérangement dans les idées* Saignées, diète, repos, mieux. Les douleurs dans le sinus reviennent de temps en temps, une suppuration lente s'y établit ; la paroi antérieure du sinus est corrodée par degrés. Trois mois après une tumeur fluctuante du volume d'une noisette se manifesta à la partie interne de l'orbite ; c'était un abcès par congestion qui a augmenté par degrés; au bout d'une année il remplissait la moitié supérieure de la cavité orbitaire. C'est dans cet état que la malade a été reçue à la clinique de M. Riberi , dix-huit mois après le début de la maladie. Le pus avait fusé dans l'orbite par un trou profond du siiuis. En pressant avec force les parois de l'abcès , celui-ci s'est affaissé , le pus est remonté dans le sinus et de là s'est précipité dans la narine. On a pu juger par là que la communication avec la narine était libre. Le chirurgien ouvre largement le foyer purulent à l'aide d'une incision semi -lunaire, s'étendant de l'angle interne de la paupière inférieure au milieu de ce voile; il s'est écoulé beaucoup de pus fétide , visqueux et jaunâtre. Le doigt introduit dans le foyer a parcouru toute son étendue et reconnu ses limites et le trou de
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communication avec le &inus ; ce trou était profond et situe à la partie interne de la paroi sn[H'rieure de l'orbite, derrière l'apopliyse orbiiaire interne de Tos frontal. Aucune trace de carie n'existe autour de cette ouverture. (3n a panse en remplissant ce foyer de charpie fuie. Maigre t!)us les soins qu'on a pris dans la répétition exacte du même i)ansenu'nt, l'ouverture s'est convertie en fistule; un mois après, le stylet est entré dans une profonde caverne. Dès lors la racine de la paupière s'est ^'onlk'e comme la [n-emière fois, à cause de la colkction [)urulenie ; les douleurs ont reparu vers la racine du nez , au front et à l'occiput. Un ouvre de nouveau l'abcès , on le panse comme la première fois; nouveau rétrécissement fistuleux.
«J'ai prn>^é alors, dit routeur, que la dilliculté de la guerison pouvait tenir à ce que la partie profonde de l'abcès intraorbilaire était plus déclive que son entrée : de là le croupisscment trop facile du pus. J'ai donc fnit cotistruire un in^trujiient compresseur analogue à celui dont on se servait autrefois pour comprimer le sac laerymal, muni d'une pelote organisée de telle sorte (pi"ellei)ùt agir exactement MU' la paroi inférieure et mobile de l'abcès jusqu'au fond de l'orbiic , et j'ai maintenu pendant long-lemps cette paroi en contact avec la su[)érieure. Cet instrument a ele .ippliipié et maintenu eu place pendant un mois et demi ; mais il n'a pas atteint le but, car l'alicès s'est reproduit. i)\\ en était au sixienu' mois *!e traitement; (les cautérisations avec la solution de nitrate d'argent, le sublime corrosif, la créosote , etc. , avaient été inutilement enq)loyees; on a alors imagine d'ouvrir une nouvelle voie au pus du fond de l'orbite , en prali(piant une brecbe sur le point le plus deelive conununiquant avec la cavité nasale. iM. lîiberi a donc enfoncé la lame carrée de l elhmoïde à I aide de la gouge et du maillet ; la brerhe a été as«.ez large pour [)ermpt!ro le passage du doigt annulaire ; le canal lacrymal osseux a été respecte. Des lors le pus a conunence à couler librement et les pnrois de l'abcès à se rafiprocber ; l'oiiverture de l'pbcès s'est fermée \ingt-(|uafre jours après. L'air passait de la naruie dans le fond de l'or-
bite et y produisait une sorte d'écho. La compression et le temps ont complété la cure ; la guerison a été parfaite. L'œil et les voies lacrymales sont restés intacts. » [Giornale délie scienzemediche di Tori- 110 ^ 1S5S.)
D'autres détails pourraient sans doute être rattachés aux maladies en question ; mais ils ne méritent pas ici une mention particulière, [f^. Carie, ÎNlcrose, Crâne , Abcès.)
4" régctalious sarcowalcuses. Dans quelques circonstances rares il se forme dans les sinus frontaux des végétations sarromiteuses , de véritables polypes.
« En 172.'>, dit Levret, il mourut à l'hôpital de la Charité de Paris, un garçon âgé d'environ dix-s^pt à dix-huit an^, dont la face était déim sûrement elarpie et rendue hideuse par sept tumeurs i)olypeu?es distinctes dans les sinus maxillaires et surciliers, dans la gorge et dans les fosses nasales. Ce j'Muie lionmie avait encore une bosse très considérable à la racine du nez, et ses yeux étaient presque entièrement hors de l'orbite.
» A l'ouveiiine de la bosse, qui était à la i^arlie inférieure du coronal , sur la racine du nez , on trouva deux polypes d'un volume considérable, demi-sphéri- (pics , a[)latis l'un contre l'autre vers la cloison des sinus qui n'existait plus, à peu près eonune le sont ilvux marrons d'Inde dans leur enveloppe [)ulpeuse et hérissée. Chacune de ces tumeurs était implantée vers l'orifice du sinus par un pédicule très étroit. Leur sub.-tance avait la couleur et la consisiauce d'un mnrceau de lard ranceel uniforme dans tou'.es ses parties. La membrane du sinus était épaissie, et les parois de cette cavité amincies et d'iuie amjïlcur très considérable. •• (Levret^ (Jbs. sur tes pohjpc<, etc., p. 235 )
M. Dezeimeris a trouvé dans les papiers de l'aneienne Acad<inie de chiriugie un fait paieil ; il s'agit d'un fongus, ayant la fcunie dune rotule, forme dans le sinus frontal. [Expérience, t. i. p. 572.)
]NL Auuissat a également observé une tumeur particulière formée entre les lames du frontal et dans les sinus ; mais cette tumeur était moins luie végétation qu'une dcgtnerescencc particulière du
vSODI fissn dipMoï((ue. Nous on parlerons ail-
leuiS. {r. SpINOSA VENTOSA.)