C. Sinus dk la dure-mère. (F.Tjite
SIROPS. C« sont (les préparations pharmacculi(]ues olïicinales destinées à l'usage interne : ils sont c!e eonsislanee liiiiiidc et visqueuse , et corn[)oscs de li(ini(]cs cliarj^és des principes médicamenteux qu'ils tiennent en dissolution et de sucre ; ce dernier y entre comme agent conservateur. La bonne préparation des sirops est urie chose importante en ce que d'elle seule dépend pour ainsi dire la vertu de ces médicamens. Pour être de bonne qualité , les sirops doivent avoir une bonne consistance : pas assez cuits ou trop peu chargés de sucre, ils fermentent; trop cuits ou trop chargés de sucre, celui-ci crislallisc, [luis la fermentation ne tarde pas à se maniiestcr.
Ces médicamens ont l'avantage de conserver pendant assez long- temps les propriélés des corps qui en font partie, au moins d'une saison à l'autre , si on a soin de les renfermer dans des bouteilles de petit calibre , qui soient toujours bien pleines et bien bouchées , et que l'on tienne déposées dans un lieu frais ; à la cave , par exemple. Ils sont agréables à prendre, en général , et permettent d'administrer sous cette forme desagens médicinaux qui eussent répugné à ingérer purs : on donne les sirops seuls, mais le plus souvent on en édulcore les tisanes , on les met dans les potions, les juleps, les loochs, etc. ; on les prescrit de lo à 50 gram. , et même beaucoup plus , en une seule fois , suivant l'espèce. On les administre surtout aux enfans , qui prennent avec avidité tout ce qui est sucré.
Le nombre des sirops est considérable , mais nous ne parlerons ici que des sirops composés admis au Codex.
1" Sirop des cinq racines. Ce médicament s'emploie très souvent à la dose de 60 gram. et même plus comme moyen d'édulcoration des potions et des tisanes apéritives , diurétiques et sudoriliques.
2» Sirop de viou de venu. C'est une préparation, dite ppctornle , qui est usitée très fréquemment dans les cas de bronchite et de catarrhe pulmonaire , tant à l'état aigu qu'à l'état chronique, dans la phthisic pulmonaire, etc., soit pure, et alors par petites cuillerées de temps en temps , soit étendue dans une potion ou une tisane appropriée. Sa dose est de 50 à 125 gram. dans les vingtquatre heures.
5° Sirop de rhubarbe composé, plus connu sous le nom de sirop de chïcurée composé. {V .
PiIIUIlARRE , t. VII.)
4° Sirop dlpccacuanl/a composé. Il est encore connu sous le nom de sirop de Desessart. C'est un médicament utile dans' les affections catarrhales des enfans, et que l'on donne à la dose de 8 à 15 gram. dans une potion appropriée, ou plus simplement à celle
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d'une cuillcrc^o à café répétée trois ou quatre fois j)ar jour.
.^'' Sirop de salseparri/lc composé , connu encore sous le nom de sirop d- Cnisiiiirr. (F. Salseparfjllk , t. vu.)
0" Sirop de raifort composé. Il est plus cormu sous le nom de sirop anii-scorbntiqnr. Il s'emploie conune dé[)uralif et anti-scrofulcux , surtout dans le jeune Age , et se donne à la dose de 1.5 à (iO gran». par jour, ou mieux à celle de 1 à ii cuillerées a bouche malin et soir , soit pur , soit étendu dans de l'eau pure, dans de l'infusion de houblon ou de toute autre plante analogue.
7° Sirop d'cri/simnm compose. Ce médicament, connu également sous le nom de sirop de Véhir , de sirop de tor telle , de sirop de chantres, est regardé comme expectorant, sudorilique. On le prescrit dans les cas de bronchite chronique, d'enrouement , etc. , à la dose de 1 5 à GO gram. et même plus, soit pur, et alors par cuillerées de temps en temps , soit étendu dans une potion ou dans une tisane appropriée.
8o Sirop d'armoise compose. C'est un stimulant utile dans les aménorrhées par cause asthénique. On l'emploie aux mômes doses et de la même manière que le précédent.
9° Sirop de stcechas compose. Il est lépulé céphalique et anli-hystéri(|ue ; on le considère comme propre à fortilier les voies digestives , à expulser les gaz dévelopiiés dans les premières voies, à provoquer les menstrues, à faciliter la respiration dans les accès d'asthme , et à exciter la transpiration. On le prescrit aux mêmes doses, et on l'emploie de la même manière que les deux précédents.
SODIUM , métal qui a la plus grande analogie avec le potassium : il ressemble à l'argent, s'oxyde au contact de l'air et de l'eau, puis se dissout dans cette dernière, mais sans y brûler. II n'a pas d'usaqes à l'état métallique , mais il est la base d'uu assez grand nombre de composés qui intéressent la thérapeutique.
1° Oxyde de sodium hi/draté , plus connu sous le nom de sonde caustique. C'est une substance très corrosive , qui altacjue les lissus , les dissout et perfore les organes à parois membraneuses. Les altérations i)atliologiques auxquelles elle donne lieu dans le cas d'empoisonnement sont ûç.?, destructions de tissu sans eschares , des ulcérations, de la rougeur et de l'injection des organes avec lesquels elle est en contact, en un mot toutes les altérations qui peuvent être la suite d'une inllammation intense. Les conlre-poisons sont tous les acides , mais on doit s'adresser de préférence au vinaigre ; par conséquent , c'est l'eau vinaigrée (pi'il faut administrer dans ce cas. Voyez d'ailleurs Poisons en général , et Potas.se CAUSTiouii , t. VI, p. 487 et 550.