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celle de de 2 à A grammes par jour , qu'on peut frnctionner en plusieurs prises, suivant les indications. Desbois de Rocheforl voulait qu'on débutât par 1 déciiirammc el'qu'on n'allât pas au-de là d'un gramme. Kn effet, très sou\ent l'estomac ne supporte que difficilemenl ou même pas du tout de hautes doses de celle substance, en raison de son insolubilité dans les liqueurs animales et de son action irritante nu'canique sur les tissus avec lesquels elle se trouve en contact. C'est peut-être même ù celte action mécanique du soufre qu'il faut raiiporler les propriéles aiitlielminti(iues (pii lui ont élé reconnues et les heureux résultats (pi'en ont obtenus Rave, Carnet cl Schnuhr, contre les divers entozoaires intestinaux ; c'est assurément à la même action que doit être ntiribuéc la place distinguée qu'on lui assigne parmi les différentes substances dentifrices qui sont en usage de nos jours. A l'exlérieur, les doses en peux eut être beaucoup moins ménagées sans aucun inconvénient , quoi(pie labsori)lion s'en opère facilement ; mais il est rare qu'on l'applique en nature sur de grandes surfaces, et qnehiues grammes sudisenl le plus souvent dans les cas de ce genre.
Oiiant aux diverses préparations de soufre actuellemenlemjiloyéesparleslhérapeutisles, nous nous bornerons à signaler les suivantes :
1° Soufre lait'. C'est la fleur de soufre, privée, par lavage, de l'acide sulfuriquc. On la donne intérieurement, soit délayée dans de l'eau, <iu lait, ou tout autre li(iuide, soit en élecluaire et associée à la crème de tartre, également porphy risée.
A l'extérieur, Chaussier et Drachet s'en sont servis pour guérir la gale en saupoudrant avec A ou 8 grammes de cette poudre , pendant trois ou quatre semaines, le lit des individus (pii en étaient atteints.
'ù^ Soufre prcnpUi- i magistère de soufre.) On ne l'emploie qu'.i l'extérieur, surtout eu pommade. ( V, plus loin.)
> Tnhlritrs de soufre. Elles sont du poids de l gramme et chacune d'elles contient 1 décigrannne de soufre laxé. On en fait prendre de 4 à 1() dans les vingl-quatre heures.
■i'^ Vomiudde snufne. VA\c se compose de soufre lavé ou de soufre précipité et d'axonge, dans des proportions variées. S'il est question d'une gale récente et légère, on peut la traiter simplement avec les frictions d'une pommade com|ioséc d'une partie de soufre et de trois [)arlies de graisse, ou encore à parties égales. On ne d(»it pas cesser de pratitjuer les frictions aussitôt que la gale se trouve dissipée ; dans les ca» où elle est devenue générale, il ne convient pas non plus de se fixer aux frictions seules, mais il est prudent d administrer aussi le soufre à l'intérieur. On fait ordinairement les frictions près des articulations ou l» ruplion [tarait plus abondauie, et on aide leur effet par la chaleur
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artificielle. Ln (iiiantilé do l<i pommade que l'on doit employer cha(|ue fois varie selon l'élcndue plus ou moins considérable de la surl'ace occupée par les boulons scabieux; ordinairement, 4 à «S grammes sullisent pour une application.
5" Cérni soufré. Il consiste dans l'addition de 2 parties de soufre lavé à 7 |)arties en poids de cérat de Galien. On s'en sert dans le pansement des ulcères herpétiques et scabieux.
6" Baume de soufre. 1 partie en poids de soufre sublimé dans G parties d'huile d'amandes douces. Il était très recommandé jadis, à la dose de 24 gouttes dans une potion , contre les maladies de poitrine et les alfeclions cutanées. Aujourd'hui, on se sert particulièrement des huiles essentielles d'anis et de genièvre pour le préparer, et, suivant qu'on a employé l'une ou l'autre, on donne au produit le nom de luiunie de soufre anisé 0X1 junipérinc. On l'applique extérieurement en onctions, en frictions, dans les maladies chroniques des articulations.
II. Acide sulfureux. Cet acide, dans son état naturel , est gazeux, incolore, d'une odeur piquante et suffocante qui le caractérise et que tout le monde connaît; c'est lui qui se produit lorsque l'on fait brûler du soufre à l'air libre. L'eau à 20 degrés] en dissout la dixième de son poids environ, et la solution , incolore , est l'acide sulfureux liquide, dont la saveur est forte et désagréable, et qui jouit d'ailleurs de la plupart des qualités du gaz lui-même.
Respiré, même en petite quantité, le gaz acide sulfureux irrite les poumons, produit la toux, la suffocation, une vive constriction de la poitrine, et peut déterminer l'asphyxie et la mort. D'après Halle , il fait périr les cabiais en moins d'une minute et un quart : ses effets dépendent de Tirritatiou qu'il exerce sur les poumons (Orfila, Traité des ■poisons). L'exposition au grand air, l'inspiration ménagée du gaz ammoniac et l'administration à l'intérieur de la solution aqueuse de ce gaz, sont les meilleurs moyens de combattre les premiers accidens déterminés par l'acide sulfureux; l'usage des adoucissansest ensuite indiqué. Desbois de Rochefort rapporte que les ouvriers habituellement exposés par état aux vapeurs sulfureuses sont sujets aux maux de tête, à l'ophthalmie, au tremblement, à des mouvemens spasmodiqucs du larynx et de la trachée, à une sorte d'asthme sec et convulsif , etc.
L'acide sulfureux a été peu employé en médecine à l'état liquide, quoique indiqué par plusieurs auteurs comme rafraîchissant, tonique , astringent, utile contre les lièvres tierces , etc. Il n'en est pas de môme du gaz acide sulfureux ; indépendamment de son emploi comme désinfectant et prophylactique des maladies contagieuses , dans le-