SPINA
l)rcs<ilon an cerveau. Ponction avec une aiguille, écoulement de deux onces de liiiuide (21 janvier) ; cinq jours après, la luineur a repris le même volume , seconde Iionetion , bande compressive. On conliluie ainsi en répétant la ponction 17 fois dans l'espace de quatre mois. Au bout de ce temps , il ne restait plus an lieu de la tumeur qu'une pocbe flasque formée par la peau. L'enfant paraissait se porter très bien; p;ir la suite la guérison ne s'est point démentie.
Deif.Tii'me fait. Enfant à la mamelle.
Spina-bilida tri's volumineux à la base du sacrum. Ponction î/f suprà. On répète cette o[)eration [)Ius de 20 fois dans l'espace de (juatre mois; des convulsions , la lièvre et le dévoiement se sont déclarés pemlant le traitement , mais cnlin la [)oclie a fini i^ar diminuer et par disparaître comjilctement sous rinnueuce de la compression : la guéridon a été dural)le {OEuvr. cJiir,). Dans un autre cas l'opération a été répétée i) on 10 fois; maisPenfant, qui n'était pas bien vigoureux , est mort dans les convul ions. I\I. IjeniHcld, en Angleterre, et Dupuylren , en France, ont traité et guéri chacun un ( nfant i)ar la même mélliode.
L'ik; autre m.tiiode non moins importante est celle de la couq)ression graduée attribuée à Aberncthy , et (pie Mr Astley (]ooper a mise une fois en [pratique avec succès.
Ti ai sic 0(6 fait. Enfant .igé d'un mois. Spina-bifida aux reins; tumeur arrondie 4;t transparente , du volume d'une grosse noix ; pas de paralysie , tète [)astr('s volumineuse. Compression à l'aide d'une bande rireulaire; elle a été bien tolérée. Au bout de bnit jours, on plaça sur la tumeur un moule en plâtre numi à sa i)arlie centrale d'une excavation en partie remplie par de la charpie. Des bandelet- Ifs a.glulinatives furent disposées de manière à euqtécher le moule en plâtre de changer de position ; et une bande roulée fit appVKpiée autour du corps, afin de fixer cet appared et de comprimer la tumeur autant que reniant pourrait le supporter. Oe traitement a rlé coniinné pendant cinq mois; la tiiiiiour a elc cxaininec r. fois par semaine Au bout de d- temps, co Mpresrion à l'aide d'un bandage her-
BIFIDA.
niaire : guérison à la longue {0\m'. cité).
IM. Yelpeau résume de la manière suivante les règles à suivre dans le traitement du spina-bifida.
« 1° Si la tumeur n'est point accompagnée de paraplégie , et que le kyste n'en soit pas trop aminci, il faut attendre et s'en tenir à l'emploi des topiques astringens ou de la compression.
» 2"^ Quoiqu'il n'y ait pas de paraplégie , le kyste est très saillant et à base large ; on doit en pratiquer la ponction avec une lancette plutôt qu'avec le trois- (piarts , pour revenir de semaine en semaine à la môme opération en même temps (pie les astringens et la compression seront employés.
» 5" Le kyste étant ou non aminci , accompagné ou non de parai)légie , sera étranglé à sa racine , s'il est comme [)édiculé; et on attendra la flétrissure avant de l'inciser en dehors du lien constricteur. (Celte pratique a été proposée par r>. Hell, mais nous ne sachons pas (pi'elle ait jamais été mise en pratique.)
» 4'' Lorsiju'il y a paraplégie, quels que soient le volume, réi)aisseur du kyste, il faut le traiter de préférence par les ponctions repétées.
» .le pense (jue si le chirurgien doit hésiter près d'un enfant (jui se porte d'ailleurs parfaitement bien , il n'en est plus de même lorxpie la tumeur se complique d'une altération profonde dans les fonctions de la moelle. A vv, degré , le petit malade est voué à une mort certaine si on ne fait rien ; et on a vu plus haut (pi'à l'aide de l'opération il reste (pielque chance de le sauver. » ( Mcd. opérât.^ t. m, p. 274 , 2* édit.)
iM. Dubourg, niedecin de l'hApital de Aîarmande (Lot-et-Garonne;, vient de publier un mcmoire dans la (razctte mt'dicalc (r>l juillet iS-tl ) sur la cure radicale du spina-bilida. Le moyen qu'il proj)ose comme nouveau est l'eiranglement de la base de la poche aqueuse à l'aide de la lig.iture ou d'une suture enchevillée ; son travail renferme trois obseivations. Dans Il |)remière , il s'agit d'un enfant âgé de linit jours ayant une tumeur hydrorachique (norme a la partie inférieure de la colonne, transparente, descendant jus- (ju'aux talons ; on s- ntait un vaste hiatus
spina-ventosa:
à son pédicule, s'étcndnnt depuis le coccyx jusqu'aux premières vertèbres lombaires : ponction très fine , écoulement d'un litre de liquide ; la poche, llasque et vide, oflVe quatre pouces d'étendue du haut en bas. « J'élreignis cette base de la manière la plus exacte possible et la plus propre à fermer la fente établie sur la ligne apophysaire au moyen d'une suture cnolievillèe. »> Les tissus de la poche n'ont pas été retranchés immédiatement : mort deux jours après. Dans la seconde observation il est question d'une petite fille âgée de huit jours portant à la région lombaire une tumeur hydrorachique du volume d'une pomme médiocre, légèrement aplatie et bosselée , pédiculée, tachetée par des veines : l'ouverture osseuse du rachis pouvait recevoir l'extrémité de l'indicateur; les parois du kyste étaient fort épaisses. «Une incision elliptique fut tracée à la base de la tumeur; mais, aussitôt que le pédicule fut entamé, un flot de sérosité roussàlre s'échappa de la section , que je fis compléter d'un trait : je plaçai rapidement le bout de mon index sur l'ouverture spinale, et , pour Tobturer en entier , je pénétrai distinctement sur la moelle épinière , dépouillée alors de ses enveloppes immédiates. Je saisis ensuite et pinçai fortement les lèvres de la plaie , très ovale de haut en bas ; je les assujettis affrontées au moyen de quatre épingles et je procédai à la suture entortillée, comme dans un véritable bec-de-lièvre : je multipliai les tours du cordon autour des aiguilles , afin d'opérer une traction plus lointaine des parties contiguës. De petites compresses carrées furent placées sous l'extrémité pointue des épingles pour les éloigner de la peau, et un bandage de corps assujettit le tout.... Les épingles et tous les matériaux de la suture furent enlevés au bout de quatre jours; et les lèvres de la plaie, tuméfiées par l'inflammation adhésive, restèrent parfaitement en contact : des bandelettes de sparadrap renforcèrent pour quelques jours les dispositions bienveillantes de la nature , et, au bout d'une quinzaine, une cicatrice forte, légèrement rosée , formant sur l'écartement apophysaire une surte de bouchon solide, était tout ce qu'on apercevait des traces de la maladie. » La guérison ne
s'est point démentie par la f?uite. Dans la troisième observation , enfin il s'agissait aussi d'une petite fille, Agée de onze jours, portant au-dessus des épaules une tumeur sphéricjue du volume d'une petite orange ; la fente osseuse répondait à la réunion des dernières vertèbres cervicales avec les premières dorsales , le doigt y pénétrait avec quelque peine. « Je saisis de la main gauche le corps de la tumeur et, l'ayant soulevée, je plongeai la lame d'un bistouri étroit à travers le pédicule et taillai un premier lambeau de dedans en dehors, de façon à ne pas ouvrir le canal rachidien dans ce premier temps ; dans un second temps, je fis l'ablation de ce qui restait du pédicule : le liquide sortit aussitôt par un jet violent , limpide et sans mélange de sang. Je saisis ensuite fortement les lèvres de cette solution de continuité , de manière à ne laisser, autant que possible , ni entrer de l'air ni sortir du liquide. Je traversai la base des tégumens ainsi tiraillés et à une certaine distance des bords de la plaie par quatre petites aiguilles en fer de lance, et procédai à la suture entortillée. La dissection de la tumeur nous fournit les mêmes notions que précédemment ; le kyste communiquant dans le canal rachidien était formé par le concours des méninges, de la peau 6t d'un tissu intermédiaire, épais, résistant et comme fibreux ; la transparence était ici encore moins marquée que précédemment , et le gros cordon que j'avais senti avant l'opération et qui m'avait donné quelques appréhensions provenait d'un trousseau de fibres de la duremère ; la cavité , qui pouvait admettre à peu près l'extrémité du pouce , était lisse et polie ; le système vasculaire environnant était moins prononcé que dans Ja première observation , et l'écoulement du sang ne fut pas considérable. » Guérison.
Ces faits sont importans et dignes de considération ; nous devons cependant répéter que l'idée première de ce mode de traitement appartient à B. Bell. ( F, Sam. Cooper, Diction, de chir. , t. ii, p. 415. Paris, 1826.)
SPL\A-VEIVÏOSA (ventum spinœ , spinœ venlositas^ ventum ou /latum spinenm)^ maladie de la membrane médul-
ir.