‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 78 sur 143 · TOME vu · texte numérisé non relu

TOME vu

a compression de la poitrine est insupportable , \\ f.iut ôler tout bandage et se contenter de la seule position que nous venons d'indiquer. Un chirurgien anglais , iMeck , rappoite qu»,-, dans un cas de fracture du sl<!rnuui et des côtes, à chaque inspiration les fragmens du sternum se mouvaient avec bruit ; et si l'on essayait de les contenir, le malade était menacé de suffocation : on abandonna le tout à la nature, et la réunion s'est opérée parfaitement et sans iiilitmité consécutive. (PJssays and obs. of phil, Society of Edimb., t. u\.)

Boyer a appelé l'attention sur une réaction pulmonaire qui succède (juclquefois aux fractures du sternum , et dont les symptômes pourraient être confondus ave(i ceux de la fracture elle-même ; nous voulons parler de la pneumonie. Ce dernier état s'accompagne toujours de lièvre et, dans ce cas, il est toujours convenable d'ausculter, de percuter la poitrine, afin de bien s'assurer de l'état des organes thoraciques.

B. Carie. Sous le point de vue pathologique , la carie du sternum n'olTi e rien à noter particulièrement. Il en est autrement sous le rapport thérapeutique , l'np' plicatiou du trépan peut devenir le seul moyen de salut. On peut en dire autant des abcès qui se forment si fréquemment: derrière le sternum soit à la suite d'une maladie organi(iue de cet os , soit à la suite d'une fracture, soit, enfin, indépendamment de ces circonstances. L'Académie de chirurgie a établi au sujet de ces graves maladies des préceptes qui n'ont pas vieilli depuis. Nous empruntons au beau Mémoire de La Martinière et à Boyer les remarques pratiques que nous allons exposer.

Il arrive parfois que, en môme temps que l'os est atteint de carie , l'une ou l'autre plèvre ou toutes les deux ensemble et quelquefois même le péricarde sont frappés de mortification ou seulement ulcérés , et que ces membranes sont détruites dans une certaine étendue. Dans les cas de cette nature , qui sont fort rares , mais dont on a des exemples , le cœur peut être mis à nu , et ses mouvemens peuvent être observés. Biais même alors les membranes altérées ont coniracié

STERNUM

une adhérence golide dans le point où la di'struclion (ju'elies ont subie s'est arrêtée ; on sorte que , confondues là avec les parties molles voisines, dont rinllammation a augmenté l'épaisseur , adhérentes d'ailleurs avec les parois de la poitrine dans le point (jiii forme les limiles <le la carie , elles contribuent, pour leur ])art , à fermer la connnunicaiion <pii aurait lieu avec la cavité de la poitrine sans une pareille disposition. Ain>i la cavité <lu péricarde peut communi(|uer (|uehiuefois avec celle d'où résulte en quelque sorte l'isolement du sternum , et [)ar conséquent avec l'extérieur ; mais jamais celle des plèvres, qui se trouve toujours fermée par les adhérences inflainmatoires.

Dans la carie du sternum , surtout quand elle est profonde et qu'elle a commencé i)ar la face postérieure de l'os, avix siiznes ordinaires de cette alîection il faut joindre ceux (jui indiquent le séjour du pus derrière Tos malade : une sonde \iénètre profondément par les fistules (jui l'entourent ; le changement de situation et les elforts d'expiration donnent lieu à ri<sue d'une plus ou moins grande quamiie de matière purulente.

IMais il est surtout essentiel , dans ce cas , de s'assurer si la carie est simple ou si elle est comi>li(piée d'iuie alfection des poumons. On peut, au reste, appliquer à ce sujet ce que; nous avons dit de la carie costale. (K. CôTKs.)

Si la carie est limitée à la face antérieure, on doit se borner .1 la demider par des incisions convenable^ et a la convertir en nécrose par les movdis indiques ailleurs ('A'. Cahu:). Si la carie pénètre au contraire toute l'épaisseur de l'os, la résection a l'aide du trépan ou autrement est indispens.d)le. Si la maladie s'étendait jusqu'.nix cartilages des côtes , on devrait les enlever avec l'os en les coupant au delà de la partie alleclée. Le danger d'intéresser dans re cas l'ariere mammaire est lud • ce vai>'^eau se trouvant C()nq)ris dans répaisseur des parties molles sous-jaceutes , et par conséquent éloigne comme elles de la face postérieure de l'os. D'ailleurs, quand cette artère serait intéressée ; l'opération d;ins laquelle cet accident arriverait l.i mettant a découvert, il serait très facile de la lier.

Il est des cas où une cicatrice complète est absolument impossible à obtenir; c'est ce qui doit arriver lorsijue le péricarde a subi une déperdition de substance assez étendue : le rapprochement des bords de l'ouverture de ce sac est impossible; et les mouvemens du cœur ne permettent pas à la surface de cet organe de devenir la base de la cicatrice, connue la plèvre pulmonaire peut faire les principaux frais (le la consolidation dans les ulcérations des parois de la poitrine avec perte de substance. Tel était le cas du jeune gentilhomme dont llarvey a conserve l'histoire. Dans des cas de cette nature , après la destruction totale de la carie , la guérison ne doit pas moins être considérée comme complète , lorsque les bords de la plaie sont cicatrises chacun séparément ; il ne reste plus (|u'à adapter à l'ouverture fistuleuse , un obturateur qui supplée à la paroi de la poitrine. Le cas le i>lus ancien qu'on connaisse de trépanation du stermim , est celui de Galien. Il est relatif à un jeune honnne tiui , en s'exerçant à la lutte , avait rex^ii un coup au sternum ; ini abcès , i)uis un autre , s'étaient formés , ensuite le sternum parut carié dans toute son épaisseur: Galien mit le mal à nu , réséqua l'os malade, et la guérison eut lieu, quoiijue le [)ericarde fût altéré et le cœur à nu.

Onze observations ont été rapportées par La Martinière. La iiremiere concerne une fracture éloilée du sternum par un coup de feu ; il en est résidte un abcès relro sternal ; on a prati(iue des incisions sur le point œdémateux, on a extrait des esquilles et ebréihe W, sternum , le pus a coule et le malade a guéri. La seconde est analogue à la précédente , mais s'est terminée par la mort fuute de trei)an. La troisième est aussi relative à une fracture suivie d'abcès et de carie; trépan sur toute la |)artie cariée, guérison. La qtialrième a [)our sujet une tumeur au (levant du sterniun ; l'os était carie et perfore , du pus sortait de derrière a cha(|ue secousse : trépan à la partie la plus déclive, écoulement du pus, guérison en deux moi». Les autres otTrent une grande ressemblance avec les précédentes. Il existe d'ailleurs des faits récens qui conflrmenl la boule de cette pratique.

STOMATITE.

Quant à Texccution de Topération , elle est sujette aux mêmes règles qua la trépanation des os du crâne et que la réseclioii dans la continuité des os en général. (^. TÊTE , Trépan , Résection.)

STEKNUTATOIRES. ( l^. Médica-

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