AU
pour celui qui sait conduire les sondes ilcxibles.
Quoi qu'il en sioit , voici quelques-uns des in(iycns (|iii ont été mis eu usage; nous n'indicpions que les plus rationnels et ceux (pu paraissent avoir eu quelques résultats heiu-cux. ,M. Deleau paraît avoir momentaiiéuicnt atnélioré ou plutôt soulagé (juehpjes sourds muets par la pciforaliuu du tympan ; mais cette oi)ération ne parait pas avoir eu jamais de résultat réel. Aussi M. Deleau lui môme , depuis ])lusieurs années , ne Ta-t-il plus prati- (juée. Les douches d'air ont été employées plusieurs fois avec succès par M. Deleau; c'était dans des cas où il avait constaté d'avance l'engouement de la trompe d'Eustache et de la caisse du tympan. M. Deleau rapporte encore un cas de guérison produit par le cathétéiisme répété delà trompe , et un assez grand nombre de cas d'amélioration par le même procédé. Dans ces derniers temps M. Ducros jeune a remis en pratique contre cette lésion le cathciérisme du pharynx au moyen du nitrate acide de mercure , et il a obtenu quel([ucs ^ucci's. {Comple-rendu de Vinst. , 22 mars 1841.)
M. Kramer révoque en doute la plupart des faits allégués comme guérisons , se fondant sur ce que dans aucune des observations rapportées on n'avait constaté d'une manière rigoureuse l'état de l'audition , ni avant ni après le traitement. Il ne considère ces cas tout au plus que comme de faibles et insignifiantes améliorations et il persiste en présence de ces faits à considérer comme non encore pratiquement résolu le problème si intéressant de savoir si la surdi-mutilé est curable.
SUREAU. Le genre sureau, de la famille descaprifoliacées, pentandrie trigynie, Lin., fournit à la malière médicale deux de ses espèces.
L Sureau noir (sambncns nigra, Lin.).
Cet arbre, qui croit naturellement dans les haies d'une partie de l'Europe, etc., intéresse le médecin par son écorce, ses feuilles, ses fleurs et ses fruits.
1 o Ècorce de sureau. C'est la seconde écorce qnt; l'on emploie en thérapeutique. Elle est inodore, douccàlre-nrnère, acre et nauséeuse au goiit. tîillc paraît être la partie de tout le véf^élal qui a le plus d'énergie, à l'état frais du moins; car elle perd presque toute sa force.