‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 9 sur 143 · TU M · texte numérisé non relu

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reclum , cet intestin se laisse facilement distendre : le sphincter n'apporte aucune résistance : quelquefois cependant le sphincter externe a conservé sa contractilité et les matières saccuiiuih'iil en quantité très considérable.

Toute la gra\ité de cette maladie réside dans la cause (pii la |)roduite : elle est de la plus grande gra\ ilé (piand le rectum ne l)eul reprendre ses fonctions : on a mémo obser\e des cas de rupture de l'intestin distendu par les matières fécales.

Le inùtement consiste à en combattre la i-.uise, mais la thérapeutique est somenl im|)uissante ; aussi dans beaucoup de cas le rôle du chirurgien esl-il souvent borné à empêcher l'accunudation des matières.

Si le défaut di» contractilité des tuniques du rectum s'oppose à l'eximlsion des matières, on j)ourra avoir recours aux lavements huileux purgatifs, et empêcher par ces mo\(Mis les matières de saccunuder do nouveau.

S il existe une paralysie comj)lète, il faut retirer la matièie contenue dans linlestin, soit avec le doigt recourbé en crochet, soit avec une longue curette , ainsi que ftous I a\(His dit en décrivant les corps étrangers du reclum (p. I 2).

IU'll\S (MaI.AIiIKS DKSJ.

Poids des reinfi. M. Rayer s'est livré

il de miimlieuses recherches pour déterminer le j)()i(ls ûi'> reins. Il en est résidté : I' (lu'.i un môme Age, chez différents sujets, K's reins n'ont jamais le même jioids; i" (pie cette inégalité est tellement grande chez l'adulte, (pi à moins d'une différence très grande dans le. |)oi(ls ou le volume, il est impossible (raj)précier si Ton a affaire a l'clal normal ou non; V (pie les reins d(>s femmes , surtout dans la vieillesse , sont |iIms légers (pie ceux de l'homme; 4 ■ (|ii a tous les Ages, le rein gaucho est généralement plus pesant (pie le droit (ainsi, toutes les fois (pie Ion trouve les deux orgaïu's du m("'me |)oi(ls, on le droit |)lus i)esant (pie le gauche, l'un des d(nix n e.-t pas dans son état normal); 5" enfin, le poids n'e.st pas toujours en rapport avec le \olume. (Rayer, Traite des maladies des reins, t. !, p. .'{-II.)

liTptoration du rein. 1" Inspection.

•' I 'iii-pe<'ti(ri de I.» région rénale , dit

M. Piorry, pont <Hrn fnilo en nvnnf, on arrière (il sur le côté. C'est sculoniiMil lorsque le rein a acquis un grand voluine, qu'il fait saillir la région antérieure de l'abdomen correspondante à cet organe...

sur le calé, lors(pie le rein est augmenté de volume , on trouve que le flanc est plus saillant que cela n'a lieu sur le point du corps opposé; en arrière, on observe aussi fréquemment dans les cas d'bypertropliie (augmentation de volume du rein) que du côté malade, latéralement à la colonne vertébrale, il y a une saillie remarquable de la région lombaire. On s'en aperçoit d'autant mieux que Ton se place en face de l'épine dorsale, et qu'en tenant compte des courbures naturelles ou accidentelles qu'elle peut présenter, on examine comparativement les régions lombaires droite et gauche Dans la pyo-

néphrite (néphrite avec suppuration), des abcès comme l'ont vu Chopart, M. Rayer et plusieurs autres, peuvent se prononcer et y donner lieu à une tumeur remarquable , et à des ouvertures fistuleuses par lesquelles s'échappent du pus et des graviers. » {Traité de diagn. et de séméiol.^ t. II, p. 526.) Nous y reviendrons à propos des tumeurs du rein, en parlant d'une manière générale des symptômes fournis par les maladies de cet organe.

2'^ « La palpation de la région rénale exige beaucoup de soins et d'habitude.

D'abord, on la pratique en avant; pour cela , il est plusieurs positions que Ton peut donner au malade. On le fait placer sur le dos, de la même manière que pour les autres organes abdominaux; d'autres fois, comme l'a proposé M. Cruveiîhier, le corps du malade repose sur les genoux et les coudes assez rapprochés les uns des autres, pour que les muscles de l'abdomen soient mis dans le plus grand relâchement possible. Le corps de la personne qu'on examine peut aussi être placé sur le côté opposé à celui qu'on veut explorer. Il est encore utile de plonger le malade dans le bain, ce qui permet quelquefois de mieux palper sous l'eau l'état des parties du ventre profondément placées. »

(Piorry, ouv. cité, p. 528.) A ces conseils, le même auteur en ajoule < r.core d'autres, dont voici le résumé Ouaud on p.jjpe les reins, il faut d'abord sotre assuré par le TOMK vu,

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toijcher et la percussion de la situation et de l'état ariatomique des organes situés près de l'organe dont on veut apprécier l'état. Afin de juger le plus exacîtement possible de Vépai.'^seur^ on a[)plif|uera une main sur la région lombaire, tandis que l'autre comprime en avant. Or, à Taifle de ces divers procédés d'investigation, et tantôt en pressant, tantôt en exécutant de légers mouvemens latéraux et en faisant glisser légèrement les mains sur les reins (jue l'on cherche à explorer, on arrive souvent à déterminer leur degré de mollesse ou de fermeté , leur étendue , l'état lisse ou bosselé de leur surface, leur changement de rap|)ort avec les parties voisines, et enfin, chose fort importante, leur sensibilité. S'il s'est formé wn abcès dans la région du rein, c'est à l'aide du palper que l'on pourra constater la fluctuation. Toutes ces données sont, comme on le voit, de la plus haute importance pratique.

5» De la percussion. « Il faut d'abord, lorsqu'on veut y avoir recours, limiter trè^ exactement en avant, sur le côté et s'il se peut en arrière, le foie, la rate, et surtout les points de l'abdomen où ces organes cessent de correspondre. Très sou^-ent, la limitation du foie et même de la rate en arrière et en bas est impossible, parce que ces organes touchent aux reins, circonstances éminemment défavorables pour établir le diagnostic anatomique de ceux-ci.

» On remédie jusqu'à un certain point, dans quelques cas , à cet inconvénient à l'aide du procédé suivant : Dans l'inten-

tion d'éloigner du rein le foie à droire et la rate à gauche, les mains d'un aide élèvent les viscères en pressant de bas en haut sur l'abdomen du sujet de l'expérimentation. Par cette manœuvre, ces organes mobiles sont soulevés ; le rein , au contraire, fixe dans sa position, et circonscrit par des anses d'intestins sonores , peut être reconnu à l'aide du plessimètre^ par le son mat auquel il donne lieu.

). Pour bien percuter le rein, il faut encore avoir soin de soumettre le malade, pendant les vingt-quatre heures qui précéderont l'exploration, à une abstinence assez sévère ; sans cela il y aurait a craindre, au moment, de l'examen, que l'estomac ou le duodénum ne renlerma-senl des aluneuà d"nl la ma'i'é [«unirait en impo^"

IIEINS.

ser puur ccWv à laquelle le rein donne lieu. Daiisu'.ie uitenliuii lonle s«'uiL>lal)le. il t si lion nr.nii> utile do Itiire prcn Ire un purgatif. On vide alors les gros inleslins des matières dun-s cpi'ils pourraient contenir et le rein isolé autant (pie jtossihle, devient plus accessible au.x moyens d'ex ploralion. » (Piorry, ouv. cité, p. 552 et suiv.) Un peut percuter en avant sur le côlé, ou en arrière, mais c'est surtout la première et la dernière de ces voies d'examen auxquelles on a généralement recours. Lorsque Ton percute en avant, il faut dtprimer assez fortement les parois abdominales pour voir si le son (ju'on obtient ne devient pas mat, de clair (juil était superliciellement. A l'aide de la percussion, on peut constater quelquefois d'une manière a>sez rigoureuse, les dimensious aiigmeniées ou dimiiuiées de l'organe , et jusipTà un certain degié de <len>ité générale on nième partielle. Ouand la maladie i\\\ rein ( alboininurie s'accompagne (i'asciie, on percutera [)ar derrière, et les intestins venant se placer autour du rein, celui-ci sera d'autant plus facile à circon>crire par le plessimetre. Knfin, ce même moyen permet d'apprécier les rap[)orls des dill'erens organf-s de l'abdomen avec celui (pii i)()\\< occupe.

À" La ??u//*M/(///ow,prati(iuee comparativement sur les deux 11 wic»;, et de la ligne médiane antérieure à la série des apo|.byses cpineu-.es, peut être utile dans cerîains cas. I\Liis CCS ca-^ sont peu immbreiix, un cpanchement séreux dans le péritoine, riiypertropliie de lun des viscères du ventre, etc. ,s'oi. poseraient à celte pratique; ajoutons encore que les résuliats obtenus ])ar la mensuration ne peuvent jias donner aussi rip'oineusenient la mesure de l'accroissement du rein, (jue ne peuMiil le faire la palpitation et la permission.

.■>' M. Piorry ouv. cilù , \). 54» ') pense qtjc \ auscultai ion pourrait être avantageuse dans le cas où le rein contiend:ait beaucoup de calculs, et où ceux-ci viendraient ci se toucher; alors en palj)ant ou en percutant, tand.> que Ton auspultcrait, il (U îcsullerait piol).<l)lenieiit iwi choc, iMi bruit de frois^t'inent cpjc l'oreille «aieir.iit avec facilite. (] ist la un nutyen à mettre en usage, et ijui [ tu" tr. u\ei >on api» icaiion.

Dr.S -vrALADlES DES REINS EX GÉ>fÉRAT..

^(/<^^■(.^•.<l Chez les nouveau-nes, des vices de conformation et quelques intlammations extérieures; chez les enfans,des calculs dans la vessie , la diatbèse tuberculeuse ; chez les adultes et les hommes d'un âge mûr, les rétrécissemens de l'urètre, les rhumatismes et la goutte , Pimpression du froid et l'humidité; chez les femmes, les grossesses répétées ; dans les deux sexes, les intlammations calarrhales , les inflammalions contagieuses des parties génitales ; chez les vieillards, les ma'adies de la prostate et de la vessie , les maladies cerebrospinalcs avec paralysie, la diathèse cancéreuse , etc., î-ont les conditions génératrices les plus ordinaires des maladies des reins. » (Rayer , ouv. cité^ p. 36.)

Anatomic pathologique. Outre les diverses altérations qui sont communes à tous les organes, telles (pie rindammalion, les congestions, l'atrophie, Phypertrophie . les indurations , les abcès , la gangrène , etc., il est encore d'autres lésions tout à-fait spéciales à l'appareil genitourinaire dont les reins font parties, telles (jue la génération des calculs , ou spéciales au rein lui-même, telles que ladégeneressence granuleuse, pins connue sous le nom de maladie de Uriifht.

Symptômes. INous allons examiner ceux fjui sonl généraux et communs aux diverses alleclions rénales.

1" De la douleur. Le rein étant, comme nous l'avons dit , insensible dans l'état sain , il faut attacher une grande importance au développement de la sensibilité dans cet organe. 'J'ant(*)t la douleur existe (l'une manière certaine, tant(jt elle est seulement réveillée par la pression , les ellorls et certains mouvemens. Le plus souvent elle est sourde , profonde , et siégeant i)recisèment dans la partie qu'occiij)e le rein. Dans certains cas de phlegmasie très aiguë , mais spécialement dans la nephrif<' calculeuse , la douleur est aiguë , déchirante, et se propage souvent le long des plexus rénaux et spermatiiiues juHpie dans laine , et même dans la cuisse (In cùte correspondant. (Jette extension de l<i douleur a lieu (pielqu( fois dans diver es maladies ehr.iiii pjrs , et coii.si.'-le alors dans un senliiiiciit de lirailleiiient , I dans i:n cngourdistement [iénib!c. Ce phé-

RETNS.

nomrne est tn's iililo pour distinj^ner la force des douleurs ressenties dans la région lombaire et distinguer celles qui appartiennent à Torgane sécréteur de l'urine , de celles qui dépendent d'une affection rhumatismale. 11 faut même tenir compte ici de quelques différences très importantes pour le diagnostic. La douleur augmente plutôt par les secousses imprimées au tronc , que par les mouvemens d'extension ou de flexion de la colonne vertébrale , tandis que le contraire a lieu dans le lumbago. Ce n'est pas dans l'élévation de la cuisse vers le bassin qu'elle est la plus manifeste , comme il arrive dans le cas de plegmasie ou de rupture du muscle psoas ; mais ce qui est bien plus positif que tous ces caractères c'est la coexistence d'autres signes des maladies des reins , tels que des tumeurs rénales , la présence de sang , de graviers ou de diverses substances anormales dans les urines, etc. (Piorry, ouv.cit.^ p. 573 et suiv.)

2° Des tumeurs. Les tumeurs rénales sont solides ou fluctuantes. Les premières sont ordinairement produites par des dégénérescences cancéreuses ou tuberculeuses ; alors il est assez difficile de les distinguer de certaines tumeurs du foie ou de la rate , ou de productions accidentelles formées dans le voisinage ; il faut surtout alors tenir compte de l'état des urines. L'hypertrophie de l'organe peut quelquefois être perçue par la palpation , et le plessimètre en a , dans plusieurs cas, déterminé la délimitation exacte. « Les secondes , formées par des poches remplies d'un liquide urineux , séreux , sanguin ou purulent , offrent une fluctuation manifeste qui ne permet pas de la confondre avec des tumeurs solides , dures , et un développement morbide du foie et de la rate. Mais il n'est pas aussi facile de les distinguer des tumeurs enkystées contenant ou non des encéphalocystes , situées à la face inférieure du grand lobe du foie et dans la rate, w (l\ayer, onv. cit., p. 42.) Ajoutons ici , avec M. Piorry , que la /lucluation est ordinairement obscure parce que les tumeurs (jui la présentent sont le plus souvent multiloculaires. « Si la cavité qu'elles circonscrivent était unique, ou si, une loge principale existant, les autres

étaient heaucojip plu«; petites, la fluctuation pourrait être plus manileste. (leci est fort important à noter, relativement aux opérations que l'on croirait pouvoir tenter sur la partie affectée. »(Piorry, ouv. cit.,\). 332 ) 2'^ De l'état des urines. Nous ne voulons pas empiéter ici sur les détails qui seront donnés au mot Urine, relativement à l'état de ce (luide, soit en santé , soit en maladie , ni répéter ici ce qui doit être dit à l'occasion de diverses maladies des reins ou de la vessie {^. plus bas ces uvaladies ; f^. aussi DiabI^te et Yessie) ; nous voulons seulement énumérer rapidement les circonstances auxquelles il convient de faire attention quand on examine un malade atteint ou présumé atteint d'une alfection rénale. D'abord pour être étudiée avec fruit l'urine doit être recueillie dans des vases transparens : un verre à boire est ce qui convient le mieux , et l'urine soumise à l'inspection doit être celle rendue le matin au réveil. Quant à la quantité et aux qualités apparentes de l'urine , il faut bien tenir compte des boissons et des alimens pris par le malade , de l'existence ou du défaut de sueurs , de l'existence ou de l'absence d'une collection séreuse , etc. On devra apprécier la couleur , la densité , mais surtout les dépôts sédimenteux ; on examinera avec soin si des matières anormales , sang, mucus , pus , graviers , etc., etc., ne sont pas mélangées avec le produit de la sécrétion rénale. L'existence des graviers mérite surtoutune attention sérieuse (^. Gravelle); dans certains cas il faut goûter l'urine (/^. Diabète), afin de s'assurer si elle contient ou non un principe sucré. Enfin l'examen chimique est de la plus haute importance comme moyen de diagnostic , et dans les cas de diabète et dans ceux d'albuminurie. Enfin , si les urines venaient à être supprimées , il faudrait, à l'aide des moyens d'exploration indiqués plus haut , s'assurer bien exactement de l'état du rein. Il ne faut pas oublier que des lésions assez graves du rein , des tubercules, des cancers , peuvent exister dans les reins , que même l'un de ces organes peut être entièrement détruit sans que l'urine cesse de couler : dans le dernier cas , le rein conservé augmente de volume et supplée à l'absence de son congénère.

REINS

4° Symptômes généraux. Il n'est pas rare de voir riiillainniation du rein réagir sur le reste de ra[)i>areil génito - uruiaire par voie de eoiilinuité , et niènie sur des oriranes voisins, tels (|ue le l'oie et la rate, par voie de e(jnligui(e. Ve^lomac et les intestins sont souvent niodilies d'une manière grave dans leurs fonctions par les maladies des reins -. ainsi les voniisseniens sont très communs dans les coliques néphrétiques , la diarrhée dans ralhinniiuirie , la soif dans le diahete. Ia'^ plumons ne paraissent pas liés par des rapports de physiologie pathologicpie aussi ititinies. <^)uant à l'appareil circiilaloire , il se nio- <hlie daiH les ph'.egniasies rénales comme clans toutes les autres phlegmasies. J.a peau , comme le fait ohserver M. llayer , éprouve de fort reniarijuahles ellets des dilFérentes maladies des reins : ainsi la transpiration est fortement diminuée , quelipiefois même suspendue tout-à-lait chez les diabétiques et les sujets atteints de la maladie de lîright.

Le pronostic et le iraitcment ne peuvent être donnés d'une manière générale.

IMaladiks dks rki.ss i:\ particci.ikh.

I. LiîsioNS TUALMATiouKS. J'iuies (ies reins. La situation |)rofoude de ces organes et les parties qui les couvrent les garantissent de Taclion des corps contondans autres que ceux que poussent les armes à ff u. Les instrumens piquans el tranchans ne les atteignent , il est vrai , (pi'.issez (lifhcileinent; cependant on en cite plusieurs exemjiles. (^)uoi qu'il en soit, les Teins peuvent être intéressés parleur coté antérieur ou par leiu' eùle postérieur. On devine toute la dillerence qui existe entre <-e*i deux genres de blessures sous le rapi)ort des ^.vmplùmf's <t de la gravite de la lésion.

r(3nconnaitque ces organes sont blessés, à la '«ilu.ition, à la diiection, à la profondeur de la i>laie, et aux symptômes dont elle ^st accompagnée. Ces symptômes sont le pissement de sang ou durine sanguinolente, la rétention d'urine par du sang amassé dans la vessie , ou par des caillots q\ii botichrnt l'un'ire , une douleur lixe à la région lombaire, et (jui s"<teiHl du même côté à l'aine et au testiculo qui ordinairement est rétracte. Alai»^ on cor.i-Mit (pic les symptôm»'-^ doivent varier à raison de la partie du rein sur laquelle rinstrumenl a

agi , et de In lésion plus on moins grave d'autres viscères de l'abdomen. Si les gros vaisseaux ne sont pas ouverts, si la plaie a peu d'étendue et ne repond pas au bord interne du rein, et si d'autres viscères voisins ne sont [tas gravement blesses, les symptômes peuvent se borner au pissement de sang ou durine sanguinolente , et à une douleur plus ou moins vive dans la région lombaire. Dans ce cas , le malade peut être guéri en dix ou douze jours, comme je l'ai vu une fois, et connue d'autres praticiens l'ont observé ; mais ce cas est rare, et le plus ordinairement les plaies du rein (jui doivent avoir une terminaison heureuse sont accompagnées de dillérens symptômes spasmodniues et inllammatoires (pi'on est oblige de combattre pu- des remèdes généraux, et les malades rendent ordinairement des urines purulentes , ])endant un temps plus ou moins long. » (iioyer, Matnd. chir, , t. viu , p. 568.) Mais lorsque le rein est blesse par la |)arlie antérieure , le péritoine est nécessairement interesse ; alors, aux symptômes précédemment indi(piés se joignent ceux d'un é[)anchement de sang et d'urine dans le ventre , c'est-à-dire tous les accidens d'une péritonite violente etpromplement mortelle.

Le traitement est tout entier anti-phlogislique ; il doit être très énergique. Lors- (pie l'organe est blessé par sa partie postérieure, et (pie la cavité péritoneale n'est point ouverte, on peut espérer d'en triompher par une médication af>propriee : le malade doit garder le repos et une diète severe; on donnera issue aux mines au moyen du calhélérisme; lorsque les liquides ne sortent pas librement de la vessie, on j)rati(piera (piel(|ues injections dans ce viscère pour favoriser leur expulsion.

Dans le cas où la plaie des lombes aurait une ouverture tnq) petite pour permettre ris>ue des urines de ce côté, et (pi'on s'apercevrait (pie ce liquide tend à sinlillrer dans le tissu cellulaire voisin , il faudrait se hâter d'agrandir celte ouverture , pour éviter la desorganisation des tissus.

yibcis des reins. 11 faut bien distinguer les collections |)urulentes qui s'établissent dan« la substance ju'opre du rein, de celles «jui se forment dans le tissu adipeux au milieu duquel cet organe est placé.

REINS

Cette dernière affection ressemble beaucoup, il est vrai, à la première par la plupart (le ses symptômes ; ce[)eii(lant elle en diffère par la nature de l'urine qui n'est pas altérée, et par les circonstances commèmoralives qui n'inditiuent point une inOammation des reins. Boyer a présenté sur ce sujet des remaniues jtratiques im[)orlantes. « Le pus, dit-il, peut s'accumuler dans la substance du rein, sous la membrane propre , ou bien se faire jour dans les calices et le bassinet , et se porter au debors par la voie des urines. Dans le premier cas, le rein e^tle siège d'un abcès plus ou moins considérable ; mais cela n'a guère lieu que lorsque rintlammation et la suppuration affectent en même temps une partie de la membrane propre de cet organe, et du tissu adipeux qui la couvre. Le pus de cet abcès s'est quelquefois frayé une route dans la portion correspondante du colon ; mais le plus souvent il s'établit hors du rein , dans le tissu cellulaire qui l'environne , une collection simplement purulente ou mêlée d'urine, si l'ulcération delà substance du rein s'étend jusqu'aux calices. Celte collection purulente produit entre les muscles et le péritoine une tumeur s'étendant plus ou moins dans la région lombaire , et qui se prolonge quelquefois en devant sur les côtés du ventre. Chez quelques individus , la résistance et Tépaisseur des parois de l'abdomen ne permettent pas au liquide de faire saillie au dehors : il se porte alors vers la colonne vertébrale et le bassin , et dans ce cas , il est fort difficile de reconnaître sa présence. Néanmoins la chose n'est pas toujours impossible , surtout si on a la précaution de faire coucher le malade sur le côté , et de comprimer les parois du ventre en différens sens pour rassembler le pus dans un foyer plus étroit, ce (jui rend la fluctuation moins obscure.» (Z. c, p. 577.) Le pronostic de ces abcès est toujours fort grave. On ne peut guère espérer d'en guérir les malades que lorsque la collection purulente se porte vers la région lombaire, qu'elle forme là une saillie plus ou moins marquée , et qu'on donne issue au pus de bonne heure et d'une manière convenable. On a vu encore quelquefois l'abcès se vider dans le colon d'une manière heureuse.

L'ouverture de ces abcès peut être pratiquée à l'aide du bistouri ou de la potasse causti(pie. On se sert de l'instrument tranchant lorsque la fluctuation est très sensible, et qu'on n'a que peu de tissus à traverser pour arriver au foyer. IJ.ms le» cas contraires, I>oyer préfère la potasse caustique.

Lorsque les abcès du rein s'ouvrent au dehors, il en résulte presque constamment une fistule.

Fistules desrcins.« Ah smic des plaies des reins, ou d'abcès développés dans ces organes, et ouverts au dehors, on a observé la persistance de la solution de continuité et l'organisation d'une fistule , par laquelle s'écoulait un mélange d'urine , de pus et souvent de graviers plus ou moins volumineux. Ces fistules sont ordinairement situées en dehors de la masse commune aux muscles sacro-lombaire et long dorsal, au-dessous de la dernière côte. Elles sont incurables autrement que par les efforts spontanés de l'organisme : l'art ne peut (|ue prescrire des soins de propreté , des paiisemens légèrement compressifs, l'usage de boissons adoucissantes, celui de bains fréquens , et tous les moyens propres à combattre les néphrites chroniques, (r. ce mot.) Si des concrétions urinaires, en s'engageant dans le canal de la fistule , l'obstruent , l'irritent, y retiennent l'urine, et deviennent la cause d'accidens inflammatoires, il faut favoriser leur sortie en dilatant , à l'aide de l'éponge préparée, ou même de l'instrument tranchant , le trajet qui leur reste à parcourir. Quelquefois on a pu les aller saisir avec de petites tenettesou avec des pinces à pansement , et les attirer directement au dehors. » (Bégin, Dictionn. de médecine et de chirurg. pratiq. , t. vin , p. 249.)

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