‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiquesChapitre 101 sur 117 · IV. Encéphale ( ramollissement de · texte numérisé non relu

IV. Encéphale ( ramollissement de

Le nom de ramollissement étant consacré pour designer des altérations diverses dont il s'agit ici, nous renvoyons à ce mot pour faire l'histoire générale de cette modification i)ath()logi(pje des centre» nerveux. (^. lU-MOLLIbSIiMENT.)

ETVCÉPHALE.

V. Encéphale (gangrène de V). Il n'existe pas d'observations authentiques pour démontrer que le cerveau peut se gangrener primitivement; cette dégénérescence paraît étroitement liée à Tinfiammation encéphalique, dont elle est une des terminaisons les plus rares; nous en parlerons en faisant l'histoire de Fencéphalite. (/^. ce mot.)

YI. Encéphale (œdème de V). L'histoire de cette altération de la substance encéphalique est fort peu avancée." Les anciens pathologistes ont souvent fait mention d'une infiltration séreuse de la substance cérébrale. Le cerveau nous a semblé souvent imprégné d'humeurs aqueuses; mais peut-êlre le sang était-il séreux, peut-être la sérosité provenait-elle, dans ces cas, des tubes vasculaires et non de l'intervalle qui sépare les globules de la matière nerveuse. » (Calmeil, Dict. de méd., 2' partie, t. xi, p. 451.) Tout récemment, l'attention des médecins a été appelée de nouveau sur ce point curieux d'anatomie pathologique, par M. Etoc-Demasy (Sur la stupidité cons. chez les aliénés. Thèse de Paris, 1855). Cet observateur en a tracé les caractères de la manière suivante : « La substance des deux hémisphères paraissait humide, spongieuse, infiltrée de sérosité limpide, qu'une pression légère faisait suinter en gouttelettes miliaires, à la surface des incisions ; la substance médullaire, d'un blanc mat. Une fois seulement, l'œdème était plus marqué dans la première que dans la seconde. 11 fut difficile d'apprécier avec exactitude la consistance des parties imprégnées de sérosité. Le cerveau, plus pesant, plus volumineux que dans l'état normal, placé sur sa voûte, ne se lai.ssait pas aller; il restait fixe, comme si sa densité eût augmenté; et, cef)endanl, si on l'incisait, il présentait au scalpel beaucoup moins de résistance que dans Télal ordinaire. On pouvait croire alors que sa substance riait ramollie. Cette consiulance apparente des h('inis[)h<'rcs n'existait pas réellement; elle résultait de la compression des globules nerveux [)ar la sérosité inlennolcculaire. l'oiu" Tappro cier, il faurlrait voir et loucher le cerveau; Userait aussi difficile de l'expriincr par des mots que de la représenter par des planches. »

Selon cet observateur, cette lésion est rare , et ne porte pas immédiatement atteinte à la vie. Sur trois cent vingt autopsies faites à la Salpéfrière, il ne l'a rencontrée que chez des sujets aliénés.

VII. Encéphale (hydropisie de P). {K Hydrocéphalie et Hydrorachis.)

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