VIII. Encéphale (induration de P
« Nous pensons que, de même que le ramollissement et l'hypertrophie, l'induration peut avoir lieu indépendamment d'un état d'inflammation des centres nerveux, m (Delaberge et Monneret, Compend. de méd., t. Il, p. 180.)
État anatomique. M. Andral admet les degrés suivans :
Premier degré. La substance nerveuse est semblable , sous le rapport de la consistance, à un cerveau que Pon a maintenu plongé pendant quelque temps dans de Pacide nitrique affaibli.
Second degré. La substance nerveuse est ferme comme de la cire, ou comme un morceau de fromage de Gruyère.
Troisième degré. Elle acquiert la consistance et l'élasticité d'un fibro-cartilage.
Dans les deux derniers degrés, la substance nerveuse contient généralement peu de sang ; elle est, au contraire, remarquable par sa blancheur, comme nacrée.
Dans le premier degré, elle est souvent aussi peu injectée et même exsangue ; mais d'autres fois, elle est, au contraire, le siège d'une hypérémie assez considérable, et de nombreuses gouttelettes de sang s'en écoulent lorsqu'on l'incise. » (Précis d'anatomie patholog.., t. ii,
Ces altérations peuvent-elles se traduire à l'extérieur par des .symptômes appréciaules ? Nous pensons que , dans l'état actuel de la science , la réponse doit être négative , car tous les pathologistes qui ont signalé cette modification de consistance dans l'encéphale n'ont rien dit des caractères qui pouvaient la faire reconnaître.
Notons encore que tout récemment on a cru voir (juehpies relations entre cette lésion analomicpie et les accidens produits parles émanations saturnines, maison ne jKissède encr)re rien de jtositif sur ce sujet.
1\. Encéimiai.k ( hennés de 1'). {f^oy.
ENCÉI'HALOCtJLB.)
ENCÉPHALE