‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiquesChapitre 104 sur 117 · I. TUMEimS FIUnRUSES, OA.RTILÀGINRU · texte numérisé non relu

I. TUMEimS FIUnRUSES, OA.RTILÀGINRU

SES , ossKLSES. Ce sout (Ics degrés différens etsuc.cessifs d'un même moded'altéra-

iio«« ïu^l^ou, ii m Uu( \m croirti «y^i^

ENCÉPHALE

affaire a de véntables cartilages, à de véritables os, mais à des indurations plus ou moins consistantes, blanchâtres, fibreuses et analogues aux cartilages, et à des incrustations calcaires; nous nentrerons pas dans le détail de la génération de ces produits qui a été si admirablement exposée par M. Lallemand dans ses recherches sur Tencéphale. (Letlre\n^[). 121-155, et /e^ ire vni, p. 4-4G-4fi6.) Seulement nous ferons remaniuer que tanlôt ces tumeurs sont foi mées aux dépens de la dure-mère, que tanlùl elles ont leur siège dans la piemère et dans le sein de la pulpe cérébrale; qu'elles paraissent être le résultat de diverses altérations antérieures du cerveau, telles que phl«'^^•^lasies p.uMielit's , hemorrhagies, etc., dont les produits ont subi, par suite de la résorption ci d'un liavail organisateur, les n:odific.itions(]ui leur ont imprimé les caractères qu'ils offrent à l'autopsie. La forme des productions fibreuses et calcaires est très variable, ainsi que leur nombre; leur volume est en général peu considérable.

Les symjitômes offrent- ils quelque chose de particulier? On avait pensé (jue la présence des concrétions osseuses inégales et anfractueuses devait irriter le ceneau et déterminer des accidens spasmodiques fort graves. Voici comment M.

Lallemand répond à cette opinion : *< Quant aux symptômes que Ton attribue à l'action mécanique de ces inégalités osseuses, on en observe de semblables dans des cas où il n'existe que des tumeurs molles, des cicatrices et même de simples épaissis-semens des méninges. Il faut donc attribuer ces symptômes à l'inflammation même qui a déterminé l'ossification et non à l'action mécanique des os. »> {filtre viir, p. 444.) Du reste, il convient cjue, dans les cas d'ossifications, le fait d'une phlegmasie plus \ive de la pulpe cérébrale qui les entoure, et la fiéquence des rechutes attestent l'action nuisible de ces tumeurs sur les parties voisines. (K Encéphalite.)

IL Tumeurs CA^CÉREUSES. Sous le titre de tumeurs cancéreuses , nous rangeons , comme on l'a fait au mot Ca.\ci:k , une foule de productions arridentelles sans analogues dans Tétai sain; et, ici, nous ne tenons même pas compte de la possibilité d'upe dégéuerescewce, puisque les foroiî^-

tions anatomiques renfermées dansTencéphale n'arrivent guère à une période aussi avancée, et donnent toutes lieu aux mêmes symptômes ou à peu près. Ainsi , nous désignerons sans scrupule sous ce titre :

1° Les tumeurs albumirieuses, qui consistent dans le « dépôt d'une substance diaphane ou semi- diaphane , ayant les caractères de l'albumine. Cette substance peut être formée en masses non circonscrites sous les membranes du cerveau , et particulièrement sous l'a achnoïde, ou contenue dans des kystes développés en dilTcrenles parties du cerveau. La matière deposée , dans ces cas , se coagule en masse solide si on l'expose à la chaleur de l'eau bouillante,, on la trouve avec différens degrés de consistance , et Ton est porté à croire qu'il s'opère des changemens dans sad< usité, et (ju'elle prend une plus grande fermeté à certaines périodes de sa formation. » (Abercrombie, ouv. cité , p. 449 ) Les auteurs ont cite un certain nombre de cas de cette nature. Félix Plater (lib. i , ohs. I(i8) , Abercrombie (ouv. cité., obs. 88 , 89, 90, p. 2o4 et suiv.), M. Calmeil (De la paralysie chez les aliénés, p. 161), etc., en rap[)orlentdes exemples.

2"^ Les tumeurs sarcomateuses .EWessoTil assez fréquentes : on a comparé leur texture à celle du retw, à celle du placenta y à un caillot de fibrine (tumeurs polypeuses), à delà chair musculaire, etc. M. Calmeil croit que le plus souvent ces tumeurs prennent naissance de la pie-mère , quoique souvent aussi on les trouve environnées (le tous côtés par la pulpe cérébrale :

5° Les tumeurs squirrheuses encéphaloïdes. On lesrencontre assez fréquemment dans les différentes parties de l'encéphale; quant à leur anatomie pathologique , nous renvoyons au mot Cancer ; nous en dirons autant pour les tumeurs de substance colloïde ; (juant aux mélnnoses , nous renvoyons à ce mot : il y sera question de la belle observation recueillie par M. Béhier dans le service de IJiett à Saint-Louis.

Symptômes. La céphalalgie n'est ici ni plus ni moins intense que dans d'autres lésions de l'encéphale ; elle est même très souvent dépourvue du caractère lancinant attribué aux tumeurs cancéreuses. Les autres lésions de la sensibilité, celles de l'intçlUsçAce et du mouvement irolfrent rien

CÊPHALE.

de particulier, et, comme le fait observer M. Aiidral [ouv. cité , p. 611) , sa teinte jaune-paille n'est pas plus constante dans ces cas que dans les autres maladies cancéreuses. Quelles sont donc les conditions qui pourront faire présumer Texistence d'une tumeur cancéreuse dans les centres nerveux? jM. Calmeil les résume ainsi : '< Chaque fois que Ton sera appelé auprès d'un sujet déjà âgé qui , sans présenter les symptômes d'une encéphalite diffuse aiguë ou chronique , les symptômes d'une encéphalite locale aiguë, d'une hémorrhagie ou d'un ramollissement récens, accuse depuis long-temps de violentes douleurs de tète , de la faiblesse dans un côté du corps, qui a éprouvé par accès des convulsions épileptiformes, diverses lésions des sens, des troubles de l'intelligence, sans que du reste la santé générale ait été bouleversée ; Ton pourra opiner pour l'existence d'une tumeur à lintérieur du crâne. Il restera moins de doutes encore si le malade porte sur quelque partie du corps , ou dans l'une des cavités splanchniques, une plaie ou une tumeur cancéreuse. » {Art, cit.^ p. 365.)

Relativement aux causes , tantôt ces tumeurs se montrent à la suite d'une phlegmasie encéphalique, tantôt cette phlegmasie , chose facile à concevoir , ne se manifeste que long-temps après l'invasion des symptômes qui accusent la présence d'une production anormale dans les centres nerveux.On a vu survenir ces tumeurs chez des sujets atteintsd'aliénation mentale, etc. Réfutant les opinions beaucoup tropexclusives, selon lui, de MM. LallemandetBouillaud, qui voient toujours et partout des inflammations, M. Calmeil conclut ainsi pour ce qui est relatif aux tumeurs cancéreuses : « Les tumeurs organiques peuvent se former, s'accroître, sous rinfliiencc d'une inllammation , d une série d'inflammations ; elles peuvent prendre naissance sous l'influence d'une autre puissance, les malades mourir sans avoir é[)rouvé \\n véritable travail inflammatoire local dans le cerveau. B Les acccH cpilcptirorm<;s peuvent .survenir ^ par le fait de la slitnulaliori (jur; la tumeur exerce sur toute la masse enceplialituif; et ne supposent pas nécessairement le concours d'une phlegmasie méningée. » [Art.

cité , p. 3«7.)

in. Tumeurs Tuberculeuses. Les tubercules encéphaliques , comme les autres tubercules (F.ce mot), se montrent, soit à l'état d'infiltration, soit à l'état de tumeurs enkystées. Leur volume varie depuis les dimensions d'un grain de chenevis jusqu'à celui d'un œuf de poule. Quant à la structure intime , elle présente les caractères habituels à cet ordre de dégénérescence , avec cette remarquable particularité , que c'est presque toujours à l'état de crudité qu'on les rencontre. Les observateurs les plus exacts ont constaté que le plus souvent ces tumeurs étaient environnées et quelquefois cloisonnées par une membrane celluleuse d'un tissu plus ou moins fin et serré. La matière tuberculeuse à l'état d'infiltration se montre spécialement à la surface des circonvolutions cérébrales, sous la pie-mère; on la rencontre sous forme de plaques plus ou moins étendues, plus ou moins épaisses, avec ses caractères anatomiques habituels. Les tumeurs enkystées ont été rencontrées dans tous les points de la masse nerveuse centrale. JNous ne parlons pas ici des granulations tuberculeuses des méninges qui se voient dans la méningite des enfans ; il en sera question ailleurs, [r. Méningite.)

Les tubercules cérébraux paraissent^ d'après M. Calmeil (arf. ciY. , p. î>72), avoir été observés plus fréquemment chez l'homme que chez la femme. « D'après des notes , dit il , que nous avons puisées dans trente observations très détaillées de tubercules de l'encéphale , les deux tiers des malades appartiennent au sexe masculin. La matière tuberculeuse n'a guère été rencontrée jusqu'ici dans l'encéphale avant l'âge de deux ans , ni après la quarantecinquième année , etc. » Pour la coïncidence des tubercules cérébraux avec ceux du poumon , et les autres questions générales d'étiologie (pii se rattachent à cette production anormale , nous renvoyons au mot 'I uiîKucuLK. Rappelons seulement cpi'un bon nombre de sujets airectés de la lésion qui nous occupe sont en même tem[)s scrofuleux, phthisi(pies , allectés de carreau, etc.

Symptômes. Nous avons surtout h noter ici la violence de la céphalalgie; la paralysie s'observe i)eut-étre moins .souvent (pie dans h» tumeurs cancéreuHes, en gé-

ses ENCÉPHALE,

lierai pîus roUimineuseS , et qui doivent comprimer plus facilement les nerfs et la pulpe cérébrale. L'intelligence est aussi rarement affectée. M. Gendrin a réuni d'une manière assez exacte les conditions qui peuvent conduire au diagnostic des tubercules cérébraux; nous ne parlons pas ici d'une petite brocbure qu'il a publiée en 1825 , et qui contient sur le sujet qui nous occupe des détails que son auteur désavoue certainement aujourd'bui, mais de Tune des notes qu'il a ajoutées à la traduction d'Abercrombie ; voici ses propres paroles : « Dans l'état actuel de la science, il est encore impossible de déterminer d'une manière précise les symptijmes qui indiquent le développement et la présence des tubercules dans le cerveau. On peut cependant , en réunissant toutes les circonstances que présentent la plupart des sujets affectés de cette maladie , arriver à un diagnostic probable. Les principales de ces circonstances sont relatives aux renseignemens commémoralifs sur les symptômes actuels , à la présence des tubercules dans d'autres organes, à une affection scrofuleuse ancienne , à la prédisposition héréditaire à ces alfections , etc. ; telles sont les données commémoratives qui rendent probables l'existence des tubercules encéphaliques. Les symptômes qui^ ont existé chez tous ceux qui ont été alîectes de ces tumeurs sont principalement la céphalalgie, soit continue, soit intermittente et irrégulière dans ses retours , fréquemment fixée à une partie circonscrite de la tète. Les malades sont en même temps frappés d'un dépérissement remarquable , dont on est souvent porté à chercher inutilement la cause dans une lésion organique des poumons. Lorsque l'on observe ces accidens , si surtout ils se prolongent après s'être progressivement développés sans cause immédiate évidente , €t si des phénomènes de paralysie viennent a se manifester, on est fonde à présumer qu'il existe dans le cerveau une maladie organique de la nature de celle qui nous occupe. » (Abercrombie , oui', cite ,

La durée n'offre rien de certam, et nous •nous en référons ici à ce qui a ete dit dans les généralités sur les productions acciclenUlles de Vencéphale.

Le pronostic est nécessairement fort grave.

IV. Hydatides. Les acéphalocy^tes globuleuses^ les cysliccrques ladriques^ seml)lables à ceux qui , chez le cochon, déterminent la ladrerie et le polycéphale de Zeder, ou ecchinoccoqiie, sont les seuls entozoaires qui aient été rencontrés dans le cerveau de l'homme. Nous renvoyons la description de ces vers aux mots Vers intestinaux et llYDATiDE.Les acéphalocystes sont quelquefois libres au-dessous de la pie-mère, ou dans les cavités des ventricules , mais le plus souvent elles sont en rapport avec un kyste celluleux. Elles varient,quant au nombre, de une à sept, huit et même plus. Le cysticerque a été vu, soit à la surface du cerveau, soit dans le sein de la pulpe cérébrale , soit au milieu des plexus choroïdes. On le trouve quelquefois en assez grand nombre. Ce ver vêsiculairc est, comme on le sait, muni d'une tète armée de suçoir, et susceptible de mouvemens.

Symptômes. Il y a ici quelques différences, suivant la nature de l'entozoaire : lo Acèphalocystes. Ils n'agissent (jue par la compression de la substance cérébrale déterminée par leur accroissement.

Ainsi, les symptômes sont en rapport avec leur volume, leur siège et leur nombre. Les symptômes sont absolument les mêmes que pour les tumeurs dites cancéreuses; il n'y a donc rien de spécial à noter. 20 Cysliccrques. Ici, on a cru remarquer que les sujets qui en étaient atteints présentaient habituellement des attaques epilepliformes, qu'ils étaient agités de mouvemens spasmodiques,convulsifs, etc., revenant à des intervalles plus ou moins éloignes. Ces phénomènes ont été attribues à r irritation très vive produite sur le cerveau par les mouvemens de la tète du ver. IVIais le cysticerque donne-t-il toujours lieu à des accidens du genre de ceux dont nous venons de parler? C'est là un point sur lequel la science attend de nouveaux faits; l'incertitude qui règne sur toutes ces questions, et le peu d'intérêt pratique qu'elles présentent, nous empêchent d'insister plus long-temps.

Traileiuenl. Nous allons donner ici, d'une manière générale, le traitement des productions accidentelles de l'encéphale,

ENCÉPHALE

tout en prévenant le lecteur du peu de succès que l'on doit en attendre, puisque le plus ordinairement la maladie ne se révèle que lorsqu'elle est déjà au-dessus des ressources de l'art.

Nous avons déjà dit que la céphalalgie cédait assez souvent à l'emploi des émissions sanguines qui, du reste, ne peuvent rien sur l'affection principale ; il en est quelquefois de même des attaques de convulsions ou de paralysie ; la saignée agit probablement alors en dégorgeant le tissu cérébral congestionné autour de la tumeur, par le fait d'une irritation que détermine celle-ci.

Les moyens employés pour combattre les effets des tumeurs encéphaliques consistent spécialement dans les révulsifs. M. Lallemand a résumé de la manière suivante le mode d'action de ces moyens thérapeutiques, dans le cas qui nous occupe.

« Le séton à la nuque est le dérivatif qui paraît devoir mériter la préférence dans presque tous les cas; il agit plus promptement que le cautère, et plus longtemps que le vésicatoire ; son action est profonde et étendue, elle peut être prolongée presque indéOniment avec le même degré d'énergie ; les pansemens sont faciles et l'appareil n'est pas exposé à se déplacer. Si la peau du cou s'use, on peut retirer la mèche , maintenir un pois dans chaque ouverture, et transformer le séton en deux cautères.

» Si quelque motif empêchait d'avoir recours au séton, il faudrait appliquer des cautères ou des moxas le long du cou, à partir des apophyses mastoïdes.

» Quant au vésicatoire, son action est trop superficielle et de trop courte durée ; il est plus propre à irriter le malade qu'à détourner la congestion.

»» Les dérivatifs appliqtiés sur la tête me paraissent d'un eflct bien chanceux; deg faits nombreux m'ont prouvé rpie, dans bien des cas, ils avai(;nl i)lutot favorisé (juc détourné l'irritation, .l'ai vu plusieurs fois à la surface de rarachnoïfle et du cerveau des traces non équivoques d'inflaminations récentes et circonscrites, qui correspondaient exactement à des moxas ou a des vésicatoircs appliqués a la surface du cr.'uie.

M i'iacés aux broi ou aux jambes, le» dé-

rivatifs me semblent au contraire trop éloignés.

» Les purgatifs répétés, employés dans le même but, peuvent aider puissamment l'action de ces agens extérieurs, si les organes digestifs sont en bon état; ils conviennent surtout lorsque les intestins sont devenus paresseux, ce qui n'est que trop commun dans les affections cérébrales. La constipation est la circonstance la plus fâcheuse qui puisse accompagner les maladies de la tête , c'est celle qu'il est plus important de prévenir.

» Quand on a lieu de craindre l'irritation de l'estomac^ il faut administrer les purgatifs par le rectum.

M Quiconque a éprouvé une affection cérébrale un peu grave doit s'interdire scrupuleusement à l'avenir toute contention d'esprit, et se faire une loi d'exercer ses muscles en laissant reposer son cerveau; c'est à cette condition seulement qu'on peut espérer de prévenir des rechutes toujours imminentes.

» Bien entendu que le régime devra être léger, principalement végétal, surtout pour le repas du soir; que le malade aura dans son lit la tète très élevée, etc. ; qu'on éloignera de lui, autant que possible, toute émotion violente; quou préviendra le retour d'un état pléthorique; qu'on rétablira les évacuations habituelles supprimées, etc.

» Si, malgré ces précautions, il survient quelque recrudescence, on se comportera suivant les indications du moment, en se rappelant toujours qu'il peut n'y avoir aucun rapf)ort entre une attaque et une autre ; qu'après plusieurs années, on peut avoir a traiter une encéphalite aiguë, une hémorrhagie cérébrale , ou une violente méningite, et (ju il faut constamment considérer chaque attarpie nouvelle comme un(! maladie distincte, tout en tenant compl(î, pour le pronostic, de la cause perinanente <pii a provcxpie la rechute.

» Quant au trépan, qui a été proposé et même applifpié aulrcfois, dans l'inltintion (renlevcr (1«'h productions osseuses (h» la dure-mère, je ne su|q)ose pas qu'on soit aujourd'hui lenlé d'imiter de semblables tenu rites. » {Lettre ix, p. W7 et suiv.)

XliL Encéphaix ( lésions traumati-

(JlieS do l" ) ET LEURS COXSÉQDEXCES. ( ^.

TÊTE (lésions de la).

EXCLPIIALIÏE. ^. Nous accepterons , rcl.uivement à celte afleclion, la manière de voir des auteurs du Compendium de médecine , I\DI. !\lonneret et Fleury. qui décrivent sous le nom (\\nci'plialile rinflamnialion locale du cerveau et du cervelet, qu'on a quelquefois indiquée sous les noms de cércbrite et de ccrèhellite. L'inllammation diffuse de ces organes qu'on étudie généralement sous le nom d^encéphalite diffuse ou de céphalo-méningite doit trouver [)lace parmi les maladies des membranes encépiialiques. (F. MÉNINGES.) Nous répéterons donc, avant d'aller "plus loin, qu'il sera question dans cet article de l'étude des lésions organiques et fonctionnelles que Ton peut rapporter à l'innainination de la substance des portions de rencéi)hale connues sous les noms de cem:eau et de cervelet; quant à la part que la protubérance annulaire pourrait avoir dans ces lésions, disons que jusqu'à ce jour la science ne possède rien de concluant sur ce sujet.

B. Lésions anatomiqces. M. Lallemand a étudié successivement les altérations suivantes : ramolliifticment avec infiltration de sang , ramollissement avec infiltration de pus ; ahccs récens ^ abcès enhystés ; indurations ou tumeurs rouges, indurations minces^ irrégulicres^ et cicatrices ; indurations fibreuses^ fihro-cartilagineuscs ; indurations osseuses^ ulcération. {Recherches anatomicopathologiquessur l\'ncéphale.)M. Houillaud a établi les périodes suivantes : conyestion ^ fluxion sanguine^ sans lésion notable de la structure de la substance cérébrale; friabilité^ ramollissement^ suppuration diffuse ; abcès avec ou sans hystes; cicatrisation., produits accidentels, tumeurs de nature diver.^e. ( Traité physiologique et clinique de l'encéphalite.) Les auteurs du Compendium , < berdiant à caractériser anatomi(|uemenl l'état aigu et l'élat cbronique de l'enceplialite , ont établi , pour périodes de la première foriii»' : congestion sanguine ^infltration sanguine .supj)uratiun, gangrène ,it{,\w\\v la seconde, induration , ulcération^ cicatrisation. (MonneretetFlcury, oî/v. c.,t.

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ni , p. 266.) Nous adopterons les termes de cette division.

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