ÉPIST
Tinvasion de l'attaque, tombe partout où il se trouve, sans clioix du lieu ni des spectateurs; le prétendu épileptique a bien soin de choisir le lieu de la scène, de manière à se faire le moins de mal possible, et à n'être pas soumis à Texamen des gens de Tart. IMai?, comme il y a des attaques annoncées par dos signes piécurseurs, qui donnent par -conséquent aux malades le temps de {)rendre des précautions, on devra les questionner sur celte circonstance, et, dans le cas où ils affirmeraient pressentir chaque accès, profiter autant que possible des instans qui le précèdent , pour examiner si le pouls, les traits de la face et la peau offrent quehpies changemens sensibles, ou s'ils n'en présentent aucun. Dans ce dernier cas , on serait autorisé à soupçonner la ruse.
2" Dans l'épilepsie, « la perte de toute sensibilité est complète et profonde; les douleurs vives, les odeurs piquantes, les bruits violens, rien ne peut faire impression sur le malade. On interro^j^cra donc la sensibilité par des sensations fortes et inattendues. On excite ordinairement la douleur en laissant tomber sur la peau delà cire à cacheter enflammée. Quchiuefois la menace d'une épreuve douloureuse a suffi pour prévenir le retour de prétendues attaques. La pupille est immobile, on l'expose soudainement à une lumière vive... L'un des meilleurs signes de f attaque épileptique est la turgescence violacée ou noirâtre de la fiicc subitement dissipée et remplacée par la pâleur dès que les convulsions cessent. » (Georget, lieu cit., p. 220.)
3" <f Ordinairement, les poignets sont spasmodiquomeiit feiines dans ré[)ilepsie, et ce n'est cpTavec beaucoup de peine que Ton parvient à les ouvrir ; mais, une fois ouvei ts, ils restent ainsi jusipi'a la fin de racées, ou ne se referment qu'à la suite d'une nouvelle exaspération spasmodique.
Les poignets d'un f.uix e[>ilepti(iue, non seulement s'ouvriront avec bien moins d'efforts, mais il croira d'ailleurs bien faire en les refermant au moment même où on les lui aura desserrés. » (Marc, Dict. des se. mcd., t. XII, p. 542.)
4-^ Enfin, chez h's épilcptiques, l'urine qui Ci-t rendue après les accès est presque toujours claire, pâle et aqueuse, le blanc