‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiquesChapitre 113 sur 117 · IV. Varii':tés quant A la marche · texte numérisé non relu

IV. Varii':tés quant A la marche

Érysipcle covtinu. C'est celui dans lequel les phénomènes se succèdent dans

l'ordre accoutumé et sans interruption ni rémission.

B. fJrysipèle périodique. E\\s\e-t-\\ des érysipèles intermittens? « Si l'on entend, comme cela doit être , par intermittence , la marche d'une maladie qui suspend en quehiue sorte son expression symptomati(jue [)endaiit un ou plusieurs jours pour la reprendre ensuite sans aucune cause appréciable , nous ne connaissons pas de fait qui le protive d'une manière incontestable. » (Lepelletier , Thèse citée , p. 55.) Ce (ju'il y a de certain, c'est (pie frécjuemment l'érysipèle , sous rinflueiice d'une cause appréciable ou non , se reproduit à des intervalles plus ou moins éloignés , tous les quinze jours , tous les mois , etc. ; c'est ce que les auteurs ont appelé érysipèle ;)t'no(/îV/t/6'.

C. Erysihclc fixe. On donne ce nom à l'é: ysii)èle (pii naît, se développe et meurt sur la même portion de tjgumens.

y). Erysipèle vague ou serpigineiix.

Ici la maladie gagne de proche en proche, s'éleignant dans une partie à mesure qu'elle en envahit une autre. « Du point, disent iMM. Chomel et Blaclie [arl . cit. , p. 231), où l'inflammation est le plus intense et où la peau est d'un rouge vif partent des lignes d'un rouge pâle , aux- (juelles on a donné le nom de rayons énjsipélateux , qui marquent les progrès de la maladie et la surface (lu'clle va occuper. Ixarement elle revient deux fois au même lieu , rarement aussi à la même place : sa durée totale est généralement longue , et tant que la peau n'a pas repris sa souplesse et son éclat ordinaires , il est à craindre qu'une nouvelle éruption ne s'y développe. »

E. Erysipèle ambulant ou erralique.

Il diffère du précédent en ce qu'il saute de place en i)lace et tout d'ime pièce , allant ainsi des membres au tronc, de la tête aux parties génitales et sans , que les parties interniédiaires soient affectées.

Souvent cet érysipèle est symptoniatique d'une affection générale telle que la fièvre typhoïde, assez souvent il se déplace ainsi avant d'avoir parcouru ses périodes : c'est dans ces cas que les métastases vers les organes intérieurs sont à redouter.

F. Erysipèle sydérant. Ce nom , dit M. Alibert , a été donné par les auteurs

ÉRYMPELE.

allemands à une variété très rare d'érysipèle. « Ce n'est qu'une grande tache d'un rouge très intense accompagnée de vives anxiétés dans la région précordiale. Le membre qui s'en trouve atteint est douloureux et immobile ; mais cette éruption si forte , quoique momentanée , disparaît souvent de l'extérieur du corps pour se porter vers des viscères importans , et la mort est aussi prompte qu'inattendue.

[Traité des dermatoses , t. t , p. 5o.) Le même auteur cite , d'après M. Hervez de Chégoin , un cas très curieux d'érysipèle avec symptômes généraux très graves suivis de la mort dans l'espace de deux jours.

V. Variétés quant au siège. ^. Erysipèle de la tête. Il peut occuper isolément et seulement le cuir chevelu ou la face , mais plus souvent simultanément ou successivement ces deux régions. Assez rarement on le voit borné au cuir chevelu^ il est assez souvent alors le résultat d'une lésion traumatique » on l'a vu cependant survenir spontanément. « Cette variété de l'érysipèle a pu être quelquefois méconnue : la rougeur, qui est généralement regardée comme le signe pathognomonique de l'érysipèle, manque ici à peu près complètement. La structure du cuir chevelu se prête peu à la rubéfaction , et, dans les érysipèles les plus intenses de cette partie, à peine distingue-t-on sous les cheveux qui la couvrent , et en la cherchant avec l'intention delà trouver, une rougeur équivoque que la comparaison avec la couleur ordinaire des parties voisines peut seule rendre manifeste. Une douleur plus ou moins vive dans une partie du cuir chevelu , l'augmentation de la douleur par le contact du doigt, et surtout le gonflement œdémateux de la région douloureuse, facile à constater par l'enfoncement que la pression y dcterrnine,sont l(;s signes caractéristiques de cet érysipèle , ceux qui conduisent à soui)r;onner et à reconnaître cette teinte à peine rosée que rinflammalion y produit. Le gonflement des ganglions lymphatiques du cou, dans l,i prf:mière [)<:riode , et la desquainm.ition eoniéculive viendraiï'nt au besoin confirmer le diagnostic, (''est spécialement dan-; cet érysipèle que Ion a vu le lissu cellulaire frappé de gangrène , sans (pie la peau qui

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