CONVULSION
fer
La dissolution de sulfate de fer ne décèle aucun principe astringent dans cette plante, suivant. Alibcrt. {JXonv, ctdm. de lliérdj)., 5« tHIil., 1. 1, p. 117.) On rcinarqiio, dit cet auteur, qu'elle conlicnt une abondante quantité de matières mucilasiucuscs, puisque la décoction de la racine ne passe que très dilTicilement à travers le flllre. On observe, en outre, que l'eau d;ins laquelle on la lait bouillir acquiert une couleur très foncée; que son extrait aqueux est beaucoup plus chargé et plus Abondant que son extrait spiritueux ; que ce dernier, néanmoins, a plus de saveur, et paraît mieux retenir les parties médicamenteuses de la plante. 11 est d'un goût acre, et porte un sentiment de chaleur dans tout l'intérieur de la bouche.
La contrayerva a une propriété stimulante très prononcée ; ses principes ai^^uillonnent le tissu des organes; leur action sur le système circulatoire accélère visiblement le cours du sang; leur influence sur l'exhalation cutanée a fait placer cette substance au rang des sudorifiques. Les praticiens l'ont vu fortifier l'estomac et favoriser la digestion. (Barbier, Traité élément, de mat. méd.. A" édit.,t. ri, p. 129.)
On a ignoré pendant long-temps l'origine de la racine de contrayerva , nom espagnol, qui signifie contre-poison, et qui indique ses usages principaux dans les pays dont elle est indigène. C'est sans doute d'après des idées semblables que quelques médecins, en Europe, ont recommandé cette racine contre certaines maladies que l'on croyait occasionnées par des miasmes ou d'autres venins subtils ; mais de telles propriétés sont à peu près illusoires. (A. Richard, Dict. des drogues, t. II, p. 188.)
« Si l'on est tombé jadis, dit Biett (Dict. des se. méd., t. vr, p. 404), dans une sorte d'exagération à l'égard de la contrayerva, l'espèce d'oubli dans lequel elle est tombée aujourd'hui n'est-il pas également injuste? Pringle, Huxham et plusieurs autres praticiens célèbres ont loué sa vertu anti-septique , et ont préconisé son emploi dans la fièvre adynamique, la fièvre lente, nerveuse, etc. Toutefois, Mertens, et d'après lui Cullen, pensent qu'il vaut mieux recourir, dans les cas de ce genre , à des toniques dont les propriétés sont mieux constatées, tels surtout que le vin et le quinquina. La contrayerva agit le plus ordinairement en excitant un mouvement marqué vers la peau, et c'est ce qui l'a fait regarder par Huxham, comme un moyen utile dans quelques maladies exanthématiques, lorsque l'éruption se fait avec peine, comme dans les varioles de mauvais caractère. »
D'après MM. Mérat et Delens (Dict. unîv. de mat. méd.. t. ii, p. 672), la dose de cette racine en poudre est depuis 2 jusqu'à 4 gram. ( demi - gros à 1 gros) , et plus ; on la double en infusion yineusc j on peut, du reste; l'us-
flocier à d'autres toniques , comme le camphre, le musc : on n'en fait presque plus usage actuellement en Trance, et elle no fait partie d'aucune formule olïicinale; sa décoction est rougeàtrc, et si épaisse, qu'elle ne peut se (iltrer, ce qui suppose une abondance dcfécule qui explique le défaut d'amertume qu'on y observe.
COiVVULSIOX. Maladies connulsi- VKs , de convellere , secouer , agiter violemment, renverser. Les auteurs n'ont pas toujours été d'accord sur la signification de ce mot ; U's uns ont désigné ainsi toute contraction involontaire des muscles^ sous quelque forme et dans quelque partie qu'elle se présentât; d'autres ont appelé convîilsions lesmouvemens de contraction avec relâchemens brusques et alternatifs des muscles , réservant le nom de spasmes pour les contractions permanentes de ces mêmes organes. D'autres enfin ont nommé convulsions les mouvemens désordonnés des muscles soumis à la volonté , et spasmes ceux de la vie organique. Mais, comme le fait très bien observer Georget [Dict. de mêd. en 23 vol., 2« édit., t. vin, p. 566 ) , rien n'est moins démontré que l'existence des convulsions ou spasmes des parties fibreuses de la vie organique ; ainsi, rejetant les convulsions internes admises par beaucoup d'auteurs , il définit l'afTection qui nous occupe , toitte contraction involontaire des muscles. Aujourd'hui on s'accorde à généraliser , ainsi qu'il l'a fait, le mot convulsions^ caractérisant par l'épithète de toniques (tovo; des anciens) celles qui sont avec tension permanente des parties , et par celle de cloniques (xXovoç des Grecs), celles où il y a contractions et relâchemens alternatifs.
La définition suivante , beaucoup trop longue pour une définition , donne un excellent résumé de l'histoire des convulsions ; MM. Monneret et Delaberge appellent ainsi : « Les contractions énergiques et involontaires , portant sur les muscles de la vie de relation , dans la totalité ou dans une région circonscrite du corps , déterminant la rigidité et la tension des parties ( convulsions toniques), ou, le plus souvent , une agitation tumultueuse avec secousses alternatives (convulsions cloniques ) qui surviennent tout-à-coup à des intervalles plus ou moins éloignés, et qui paraissent être , m général ,. indépen-