C. Traitement delà troisictne période
Ici il convient de supprimer les tisanes emollientes et de les remplacer par les toniques et les amers ; on donnera le matin une cuillerée de sirop de quinquina et d'ipécacuanha (sirop de lîoullay), surfout dans les cas où la marche de la maladie offre des intermittences périodi([ues. On aiu'a recours aux décoctions de gentiane , de petite centaurée, de polygala , aux gelées de lichen d'Islande , etc., etc. Quand ia maladie se j)iolonge , (pie la fornie catarrliale est lies prononcée , (pie l'expectoration est très abondante, on peiit applicpier sur ia poitrine un vésicaloire que l'on re- [)()rtera ensuite au bras.
Soins hyginiiqucs et prophylaxie. Les soins hygieni(pies sont, dans le cas actuel, ceux (pii conviennent à toutes les affections de poitrine; nous ne nous y arrêterons donc pas. ^olJs ferons seulement reuiaicjnerque, dans les cas d'épidémie , le changement d'air est souvent d'une grande utilité.
(^)uant à la jM-ophylaxie , le meilleur moyen est d'éloigner les enfans des lieux où règne raflection , el d'éviter tout rapj)rochemenl avec des sujets qui en sont atteints. La vaccination vantée par Jenner et cpiehiues autres, coiiiine j)ouvant prévenir la co(pieluche , a eié essayée en l*'rance à riiôpital des Lufaus-Mala(l»^s : d'une part
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elle ne paraît n'ellemont pa<; préserver de la maladie, et d'un autre côté, pratiquée pendant le cours même de celle-ci, elle n'en a pas modifié sensiblement la marche ; c'est ce que Constant a été à même de vérifier dans ses recherches sur la coqueluche.
COR {clavi^ spinœ pecîum^ calH, condylomata), végétation épidermiqijc ayant le plus souvent pour siège les orteils. « Le cor, dont le nom technique est clavus, vu sa ressemblance supposée avec la tête d'un clou, est une callosité grisâtre de la peau, ayant une espèce de racine, qui quelquefois s'étend profondément dans la substance cellulaire sous-jacente. Quand il est ainsi, la parlie endurcie ne change point de place; mais lorsque la dureté est plus superficielle , il est tout-à-fait mobile. Quelques cors dépassent le niveau de la peau, à la manière d'une verrue plate ; ils sont durs, secs, insensibles, absolument comme le serait Tépiderme endurci qu'on observe à la plante des pieds ou dans les mains des hommes de peine. » (Sam. Cooper, Diction, de chir, prat., t. i, p. 588, édit. de Paris.)
M. Bourgery a tracé dans les termes suivans les caractères physiques du cor. « Excroissance en forme de clou, à base superficielle, large et aplatie, avec une pointe mousse ou sommet qui s'enfonce en profondeur dans le corps de la peau, et souvent au-delà jusqu'au périoste et aux enveloppes fibreuses articulaires. Dur, proéminent, hygrométriciue , il se compose d'épiderme épaissi , peu adhérent avec Tépiderme voisin dont il se détache par arrachement, même à l'état sec, en procédant avec lenteur, ou mieux encore gonflé par Veau dont il s'imbibe après un bain. En apparence inorganique, et formé seulement de couches de mucus concret superposé à la longue par la pression, dans les froltemens, il donne lieu, au-dessous de lui , à la formation d'une petite bourse synoviale sous-cutanée analogue à celles qui se rencontrent sur toutes les saillies osseuses et tendineuses. C'est là probablement le kyste séreux; et en cas d'atlrition, l'ampoule sanguine signalée par Laforest. » {Traité complet d'anat.
de Vhomme^ t. vi.) Son siège le plus ordinaire est sur les quatrième , cinquième
orteils , en parliculier vers leur partie moyenne ; il se montre aussi (pjclquefois à la plante du pied. » Les cors, dit Hoyer, ne se développent guère sur le second, le troisième et le cjuatrième orteils, que chez les personnes dont la première phalange de ces orteils est légèrement étendue , et la seconde lléchie, de sorte que l'articulation de ces phalanges forme une saillie qui dépasse le niveau des autres orteils, ce (pii l'expose à être comprimée par l'empeigne du soulier; aussi, est-ce sur cette saillie que vient le cor. Cette direction vicieuse des phalanges peut être un état de première conformation, mais presque toujours elle est le résultat de la compression exercée par une chaussure trop étroite. Les cors occupent quelquefois la plante du pied, particulièrement la partie de cette région qui correspond à l'extrémité antérieure des os du métatarse , et qui , a raison de la saillie qu'elle forme, est exposée à une forte pression dans la station et la progression; enfin les cors naissent quelquefois sur les faces des orteils par lesquelles ils correspondent, et plus souvent dans l'angle de séparation de deux orteils. » [Malad. chir., t. xi, p. 65.)
Quant aux cors de la plante du pied, voici comment cet auteur s'exprime : « Les cors de la plante du pied se présentent ordinairement sous la forme d'une plaque plus ou moins large, dure, raboteuse, qui tantôt dépasse à peine le niveau de la peau, et tantôt fait une saillie assez considérable. La base de ces cors ne s'enfonce jamais dans l'épaisseur de la peau. Il se forme aussi quelquefois à la plante du pied des cors tuberculeux, semblables à un clou; mais ils sont beaucoup plus rares que les précédens ; ceux qui naissent entre les orteils ressemblent à une verrue aplatie; quoique moins durs que les cors qui sont placés sur les orteils ou à la plante des pieds, ils sont cependant plus gênans et plus douloureux, sans doute parce que la peau et le tissu cellulaire étant très minces dans ces parties, ils sont plus près des nerfs et leur deviennent plus facilement adhérens. Quelles que soient la situation et la forme des cors, leur union à la peau est plus ou moins intime. Dans certains cas, cette union est si faible qu'il
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o^t facile do le? enlovor sans le secours (le riiistniniciit tranchant; d'autres fois elle est si forte qu'il est impossible de la rompre. )< [Ibid.y p. 64.)
Pour M. Lagneau, le cor ne serait point une profluction inorganique. « Les cors des pieds, dit-il, sont assez généralement regardes comme inorganiques. Cependant celte assertion ne me parait vraie que jusqu'à un certain point, et je vais essayer de le prouver. Ces tumeurs se composent de deux parties bien distinctes; l'une superficielle sèche, sorte de durillon, figuré en tète de clou, formé de plusieurs couches d'épiderme, superposées les unes aux autres, quelquefois assez faciles à séparer, et ne jouis^^ant réellement d'aucune organisation apparente ; l'autre , étroite, plus profonde, d'aspect corné, demi-transparente, partant du centre de la première, et pénétrant à travers Tépaisseur du derme jusqu'aux tendons, aux ligamens articulaires, et quelquefois même juscju'aux os vis-à-vis des(juels elle se trouve implantée; c'est cette dernière portion qui me semble douée d'un certain degré d'organisation. I']n effet, à elle seule se rapportent toutes les douleurs que fait ressentir le cor lorsqu'il est frappé ou fortement comprimé. Et d'ailleurs , comment sans ndmetire cette organisation, ex[)li(|uerions-nous l'accroissement de sensibilité dont ces sortes de tumeurs sont le siège pendant les chaleurs, et celui non moins remarquable qu'elles causent spontanément par fous les grands ehangemeus atmosphériques, comme il arrive aux anciennes cicatrices dans le tissu desquelles la circulation se fait aussi, dans ces circonstances, avec plus ou moins de difliculte.' ÏMa conviction à cet égard se trouve encore puissamment corroborée par les observai ions microscopitpies fait<'s par .M Hreschef, (|ni a vu des vaisseaux traverser en dillèrens sens cette parlie profonde des tubercules dont il est ici (jucstion. » [Dict. de mcd., t. IX. p. 52.)
On s'accorde à considérer la formation des cors comme un résnlfat du frotleinent dp la chaiis'iure. « Les cors ne sont dus , dit S. Cooper, qu'à une pression répétée et long-temps ronlinuée , d'où il résulte qu'ils se rencontrent freipiemmr'ut dans
les endroits les plus exposés à cette près- faite , ce jeune homme marche sans éprou
sion et où la peau est près des os, comme les orteil, la plante des pieds, etc. ; on en a vu cependant quelquefois à a crête de l'ilium , par suite de la pression exercée par des corsets, et même aux oreilles, où ils avaient été occasionnés par des boucles d'oreille trop pesantes. Ce sont en général des souliers étroits qui font venir des cors aux pieds ; aussi les observe-t-on plus fréquemment dans les hautes classes de la société et chez les femmes, que chez d'autres individus. Chez les femmes, en efîet, la mode ridicule de porter des souliers à talons hauts devait contribuer aussi à faire naître cette infirmité , car certainement on doit regarder comme telle cette altération locale. Avec de semblables chaussures, tout le poids du corps repose principalement sur les orteils, qui dans cette position forment un coin, et sont horriblement comprimés dans le bout du soulier. » [f.oco cit., p. 388.)
Selon Hoyer , une chaussure tro|) large, dans laquelle le pied tourne et joue librement, peut aussi devenir la cause des cors par des frottemens continuels qui en résultent. Ces causes agissent d'autant plus ellieacement pour jiroduire les cors que la peau est plus mince, plus fine et plus sensible. Il n'est pas douteux que la compression et les frottemens exercés par les souliers ne soient la cause principale des cors, puis(iue les gens qui marchent nu-pieds n'en ont jamais, et qu'il n'en vient pas aux doigts , quoique leur structure soit la même (jue celle des orteils; mais cette cause ne suflirait pas seule pour produire certains cors qui se développent avec une faeililé et une promptitude éloiuiantes dans des endroits du pied où la pression est médiocre , quel cpie soit le rapport de grandeur de ce deriucr avec sa chaussure. (' .l'ai vu un jeune homme, ajoute le même praficien , chez lequel il se développa , en quinze ou vingt jours , sur la partie de la plante du pied cpii corrc^pond à la tête des os du métatarse , un cor de la largeur d'une pièce d'un franc , peu saillant et si doulotueux (|ue ce jeune homme pouvait à peine marcher. J'enlevai la /mrlion de peau <^ur la(iuelle le cor était établi , et le malade bit guéri en douze ou cpiinze jours. Depms trois ans cpie celle opération a été
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ver ni génc ni douleur , et sans qu'il ait re[)aru de cor ni là ni ailleurs. 11 parait certain ([ue dans un cas semblable il existe une disposition locale qui facilite le développement. Mais les cas de cette espèce sont extrêmement rares , et le plus ordinairement les cors naissent et croissent d'une manière lente et graduée, et comme ils sont inorganiques et insensibles, ils ne causent d'abord aucune douleur , excepté chez les personnes qui ont la peau mince, fine et très sensible ; mais lorsque les cors ont acquis une certaine grosseur, la pression qu'ils exercent sur les parties sous- Jacentes donne lieu à des douleurs plus ou moins vives. Ces douleurs sont si fortes chez quelques sujets qu'elles rendent la marche très pénible et Tempêchent même quelquefois. Si le malade continue à marcher malgré ces douleurs , il n'est pas rare alors de voir survenir dans les parties voisines des cors une infl^a<.aation plus ou moins vive. Dans quelques cas, cette inflammation se déclare spontanément, sans cause connue, et indépendamment des fatigues de la marche et de la pression exercée parla chaussure ; quoiqu'elle n'ait presque jamais de suites fâcheuses , néanmoins on doit chercher à la prévenir , en écartant toutes les causes capables d'irriter les parties où sont placés les cors , et surtout en garantissant ces tubercules de la compression et des frottemeas. Cette inflammation se termine quelquefois par suppuration , et cette terminaison peut devenir salutaire en déterminant la chute des cors, » [Loco cit., p. 65.)
Quoique certaines personnes qui ont des cors n'en souffrent que très peu , il y en a d'autres auxquelles ils font endurer quelquefois des douleurs tellement insupportables qu'il leur est impossible de marcher ou de se tenir debout. On a remarqué que tout ce qui peut accélérer le mouvement du sang , tout ce qui échauffe les pieds, tout ce qui augmente la pression du cor sur les parties sous-jacentes , ou détermine l'afflux du sang vers les pieds, et Taccumulalion de ce fluide dans ces parties, aggrave la douleur. Dé là les mauvais effets des bas qui sont chauds , des souliers étroits , d'un exercice ou d'une station debout prolongée , d'un excès de boisson , çlç, La douleur ^st foujouis plus
incommode dans les temps chauds qu'en hiver.
Une personne ne veut-elle obtenir qu'un soulagement momentané, elle peut y parvenir en retirantes souliers étroits, en s'asseyant et plaçant ses pieds dans une position horizontale , et en cherchant à avoir moins chaud. Il faudra couper la portion saillante du cor aussi profondément que l'on pourra le faire, sans provo(|uer la douleur ou sans faire saigner la partie, et en ayant soin de faire tremper les pieds dans de l'eau chaude. Il faut , pour obtenir la guérison radicale d'un cor, faire surtout en sorte d'éviter les causes mentionnées ci-dessus, et particulièrement les trop grandes marches ou la station trop prolongée. On portera , en conséquence , des souliers larges et d'un cuir très souple. Ces moyens deviennent non seulement nécessaires pour obtenir la parfaite guérison des cors, mais très souvent ils contribuent seuls à l'opérer. Combien de femmes se débarrassent tout-à-coup de cette incommodité pendant le temps de leurs couches, ou lorsque, par tout autre motif, elles sont obligées de garder leur appartement. Quoique la cure radicale soit facile , peu de personnes, cependant, l'obtiennent , parce que leur persévérance cesse aus.sitôt qu'elles éprouvent le soula-< gement qu'elles désirent. Lorsque des affaires ou toute autre circonstance ne permettent pas au malade d'avoir recours à ce mode de traitement , et qu'il est obligé de marcher beaucoup ou de se tenir longtemps debout, on peut encore parvenir à empêcher la pression exercée sur le cor. On prend pour cet effet plusieurs morceaux de linge, huit ou dix, on les enduit d'onguent émollient , et , après les avoir placés les uns sur les autres , on fait dans leur centre une ouverture dont le diamètre devra être exactement le même que celui du cor. On met le petit appareil sur le pied , en l'arrangeant de manière à ce que le cor reposant dans cette ouverture , les souliers ou les bas ne puissent exercer sur lui aucune pression. Lorsque l'emplâtre est resté appliqué pendant quelques semaines, ce seul moyen suffit ordinairement pour faire disparaître le cor. Dans le cas où il serait situé sous la plante du pied , il faudrait porter dan^ le soi^ier une
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semelle de feutre, dans laquelle on aurait fait un trou qui correspondrait à l'endroit de l'induration, et qui aurait la forme et le diamètre de celte dernière. On peut aussi déraciner le cor avec la même pronq)titude et la même certitude , à l'aide de la méthode suivante , surtout si l'on em[;loie en même temps Pemplàtre et la semelle de feutre trouée. On frotte le cor deux fois par jour avec un onguent émollient, tel que celui de guimauve , ou , ce qui vaut encore mieux, avec un Imiment volatil, et darjs rintervalle on le recouvre d'un amplâlre ramollissant. On doit, matin et soir, mettre pcn<!ant une demi-heure le pied dans l'eau chaude , et alors hien frotter le cor avec du savon. On gratte ensuite avec un couteau mousse toute la partie extérieure du cor (jui est molle, blanche et pulpeuse; oi)eration (ju'il faudra cesser dès l'instant où le malade en ressentira de la douleur. On doit perses érer dans ce mode de traitement , et sans le suspendre, juscprà l'entière extirpation du cor , ce (pii a lieu ordinairement en huit ou douze jours : si on l'abandonnait plus tôt, le cor reparaîtrait de nouveau. On a reconunande une foule d'autres remèdes pour guérir les cors , et tous sont plus ou moins doués d'une propriété émolliente et résolutive. Les principaux sont la cire verte, le savon, VemplAfre mermriel . relui de ci?Uf' rt un morceau d^ Nllrla< rjro. ( »ii 1rs ,qq»li(|»K' -nr le c<»r <m on ;« >oiu d^ !<•» r",ii«>ii\ "jcf '.iiissi souN'iii <|i"' h' *"•*" r^viu»'
»: l.a ♦•oinpo-uioii suivant»' «'Si iiir;.illibl«': •'Ile est ionipo«.«'»' <le deu\ onre-, i\o uoîii-
sion ou à leur extraction. » {Ouv. cit. ,
« Les opérations auxquelles on soumet les cors aux pieds, également très variées, sont , dit I\I Velpeau , pres(|ue toutes exploitées par les charlatans ou les pédicures. La gène (jui résulte de cette maladie est ce[)endaiit assez grande, et (]uelquefois la cause d'accidens assez sérieux pour que les chirurgiens s'en occupent. Production en forme de clou , dont la i)ointe déprime les chairs , les cors sont composes de matière épidermique et non de mucus concret comme (pielques personnes paraissent le croire. Les enlever couche par couche avec un bistouri soulage momentanément, mais ne guérit point radicalement.
11 n'y a, si on veut se servir d'inslrumenl, que rextir()alion qui puisse en triompher. Le procédé dont je me sers avec le plus d'avantage est très simple. x\vec la pointe d'iui bistouri droit j'isole une partie de la circonférence du cor, puis j'en saisis le bord délaché avec une pince à dissection ; continuant ensuite de le détacher, j'ai soin de tenir sans cesse la pointe du bistouri sur la limite des tissus \ivans. En allant à petits coups et lentemei»t, je parviens ainsi sans peine , et dans l'espace d'une à deux minutes, sans causer la moindre douleur , sans donner i.ssue à une goutte de sang , à enlever l.^s r orp"; les phi> tpais'. O-t pour r«'tl/' op<'.tHîion «pif h", pcdicun'* ont nna- 'jiii;' h'- in^hiiihPii* .ipp-lrs fjnath ifU" . fiarf.' ^ nnitll<< , .'t (jiiils .s#»" >p.;'> f'iil rir |«.iiii«\«- Mil li'' houlcilirs mnpli^> (IV;tu pou; ••(MM-ciiirri' h liiinièrc sut la rcgiou
me HiiiDioniHqu»^ . de Ih m^^m*' qmiiUileHe ' qn im diri-^rqu*'. l.e cor, ainsi déracine ,
cire jaune, ei de n ^ros df* v( rt de cri-, ."^i le cor n'a pa> entièrement disparu dans l'espace de (juin/e jours, il f.nidra y appliquer un nouvel enq>lalre. >- (S. Couper, loro cit.,\K 5S8.; « l.orstpie , dit iJoyer, les cors sont recens et peu voluiuincux, on parvient souvent à les arracher avec l'ongle , après les avoir rauu»llis par des bains de pieds, ou en les couvrant avec une sid)- .stance emplasiique composée de deux parties de diachylon gommé et une partie d'emplàtrc de mucilage eteuflucs sur une peau mince. Mais si les cors sont trop longs, trop anciens et trop enfoncés dans la peau pour pf)U\ oir être enlevés de cette manière, il faut avoir recours a leur e.xci'
n eu r^i ullulei.i pas moins dans la plu[»aM des cas, si le fioiiemeiit des orteils c(>ntinue comme auparavant. On ne l'empêchera «pielquefois de repousser (ju'en caulêrisanl la fossette (ju'd occupait , ou bien en la renqilissanld'enqilàire de diachylon. C'est, après tout, une petite opération (pie les malade.* peuvent s'habituer à prali<pier eux-mêmes , et (ju'il suflil de renouveler toii-; les mois pour remédier aux soullrances déterminées p;ir les cors. Ln prenant la précaution de ramollir les cors , soit au moyen d'empl.Ures , soit par leur immersion |>lus ou moins prolongée <lans l'eau chaude , on en rend l'isolement plus facile, et l'on parvient quelquefois à les de-
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tacher en les froUant ou en les tirant simplement avec les doigts. C'est de cette façon que certains empL-^tres ou certaines pommades ont acquis une sorte de réputation dans la pratique des pédicures et parmi les gens du monde. La cautérisation est fréquemment employée aussi pour arriver au même but. On Texécutc , soit en portant sur le centre du cor l'extrémité enflammée d'une tige de bois , soit une goutte de soufre fondu, soit une bandelette de toile d'araignée qu'on enflamme sur place , soit de l'acide sulfuriquc , soit de l'acide nitrique. J'ai même vu un homme qui eut la singulière idée de traverser un cor qu'il portait sur le dos de l'articulation phalangienne du doigt annulaire avec une épingle rougie au feu. Le cor se mortifia en effet , mais en entraînant une eschare qui ouvrit l'articulation et qui finit par nécessiter l'amputation du doigt. Le traitement des cors par les caustiques est tout à la fois moins sûr et plus dangereux, surtout au voisinage des articulations, que leur extirpation bien faite. » {Méd. opér.y t. I, p. 449, 2«^ édit.)
appareil de M. Donné. Dans ces derniers temps, M. Donné a proposé un moyen, non pas de guérir radicalement les cors , mais ayant pour but au moins de faire cesser la douleur qu'ils causent. Ce procédé est fondé sur l'action romlMné'^ du frour nient et d'un dissolvant, au moyen du (\iio.\ on réduit le nor '^n luMiillie.
L'appareil de M. DoMn<^ se co-upose.
d'une lime 'mi piorr^-ponce moutée siir acier, que latMiou de la potasso ne peu» oxyder, et d'un flacon d'ean de pofd.sse ; lorsqu'on veut les employer , on plonge pendant quelques secondes la lime dans le flacon contenant la liqueur , puis l'on frotte la surface du cor, les frictions dissolvent la partie saillante et la réduisent en bouillie. On est averti du moment où l'on doit cesser cette opération par un petit picotement ; on lave alors , et on applique sur la surface du cor , ainsi réduit , une petite quantité d'une pommade particulière, renfermée dans un autre compartiment de rai)pareil. On recommence cette pratique de temps en temps , selon le besoin.
CORALINF.. (F. Mousse de Corse.)
COKlA^'DI\li. C'est le nom d'un genre de