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de longues rémissions ; on ne les emploie pas assez en France : un préjugé viilgaire les repousse, bien à tort assurément^ de toutes les affections des voies aériennes. ( f^. /tapp. de Roycr-CoUard , p; 61 et 135.)
2" romilifs. Presque tous les auteurs qui ont écrit sur le croup s'accordent à proclamer l'cfTicacilé des vomitifs. Albers {Ikipp. cité, p. 116) regarde ce moyen comme héroïque ou plutôt comme le principal remède du croup. Il le donne dès l'invasion de la maladie, et à doses assez fortes pour exciter plusieurs vomissemens. Jurine le faisait prendre immédiatement après la première évacuation de sang , et tenait presque constamment ses malades sous l'empire de ce remède, le donnant à doses brisées et à des intervalles réglés. L'émétique à dose vomitive est administré comme anti-phlogistique, et comme favorisant l'expulsion des fausses membranes par les secousses qu'il détermine. L'ipécacuanha et les autres substances douées des mêmes propriétés peuvent, suivant les cas, suppléer le tartrate antimonié de potasse. M. Desruelles, tout en attribuant aux émétiques des dangers qu'ils n'ont pas, approuve vivement leur emploi. {Ouv. c, p. 249.) On s'abstiendra cependant de ce mode de médication sur les sujets dont Tesiomac est faible ou irritable, dans les cas d'angoisse extrême, de tendance aux congestions cérébrales, ou du moins dans ces derniers cas on attendra que les émissions sanguines aient ramené le sujet à des conditions plus favorables. Si l'enfant était très faible, on pourrait solliciter des vomissemens en titillant le pharynx avec une plume , comme Ta fait dans un cas avec succès le célèbre Jurine. [Rapp. cit. y p. 66 et 237.)
Les sternutatoires en poudre ou en vapeur, les fumigations irritantes avec le vinaigre ont été employés dans le but de favoriser le décollement et l'expulsion des concrétions couenneuses, mais ces moyens sont trop peu certains et d'une administration trop difficile pour que l'on puisse y compter, surtout chez les enfans.
50 Révulsifs cutanés. Ce sont surtout les vésicatoires qui sont employés dans le traitement du croup. Jurine, dont on ne saurait trop citer les sages préceptes, les
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mettait en ii^iage pendant les seconde et troisième périodes après ks émissions sanguines ; il ne voulait pas qu'on les ap[)licjuat à la partie antérieure du cou de peur que leur action irritante ne pénétrât jus- (pi'à la trachée ; mais il les plaçait sur la poitrine, sur les parties [)0stérieures et latérales du cou, entre les épaules; enfin, et la plupart des auteurs sont d'accord avec lui sur ce point, il regardait les vesicatoires volans comme inliniment préférables aux vésicaloiros permanens, les premiers fournissant les moyens de multiplier avantageusement les foyers d'irritation autour (le la partie malade, et les seconds ne servant qu'à entretenir mie suppuration inutile. Si les accidens étaient fort graves, on leurrait substituer aux cantliarides des moyens vésicaiis plus actifs, tels (jue Tamjiioniaque, le marteau ou un linge trempé dans l'eau bouillante, etc. Quant à la pommade antimonialc, nous la rejetons i)our les raisons déjà données au mot Coc^ue- LUCiiE. Avant do terminer ce que nous avons à dire sur les vésicatoircs , il faut n Mer que, dans certaines épidémies, ils paraissent écliouer complètement. C'est ce qui est arrivé à M. lirelonneau à Tours, et à Clienusson, il a même vu deux fois dans cette dernière épidénne la surface déimdée d'un vesicatoire se gangrener sous l'inlluence (lu traitement mercuriel. [Que. c, p. 684.) Il ne rejette pas toutefois rem[)loi de ce moyen, et, comme Jurine, il préfère les vésicatoircs volans; il couvre remplàlre cantharidi(|ue d'un papier Joseph huilé, et ne laisse agir le topique (jue pendant six à se[)t heures; il ci oit ce moyen très bon surtout pour détruire l'intumescence des j)arties (jui avoisinent le larynx. (P. '235, ti40.)
Les sinapismes appliqués avec persévérance sur les membres inférieurs peuvent, svjivant Albers et Iioyer-Collard, exercer un(î aetion avantageuse sur la marche de la m.iladic, mais ce ne sont que des auxiliaires qu'il ne faut pas oublier, il est vrai, mais au\(jueU on ne doit pas accorder trop de confiance.
4" /Irvulsifs vitc^tinnur. Les purgatifs, même draslicpies, enq»loye-< dans le crouj), ne paraissent pas exercer une arlion bien a|)prè( iable; on se bornera donc aux lave
plus active (Jui fatiguerait le malade inutilement.
b'^ Les cccpcctorans^ qui ont été mentionnés à propos de la bronchite, peuvent être de (juelque utilité combinés avec les moyens dont nous avons parlé d'abord ; seuls, ils seraient sans ellicacité ; nous n'y insisterons donc pas.
6° Anti-spusmodiquea et narcotiques.
Le musc, l'ether, le camphre, mais surtout Tassa-fœtida ont été vantés par beaucoup de médecins, comme très utiles dans les formes spasmodiques du croup; mais il ne faut pas oublier que la plupart des auteurs anciens, ayant confondu le croup avec la laryngite striduleuse, on peut ra[)porler à celle-ci ce qu'ils disent des avantages des anli-spasmodi(iues. ISous en dirons autant des narcoticiues ; ce ne sont que des moyens secondaires, très peu usités d'ailleurs en France.
7" Il faut en dire autant des sudorî/îques^ dont l'action isolée serait tout-à-fait nulle.
8' Quant aux ioniques, ils peuvent être avantageux dans la dernière période, quand les forces sont épuisées, et(|ue l'action vitale a besoin d'être réveillée pour sudircaux ellorls (pie nécessite l'expulsion des fausses membranes ; l'eau vineuse sucrée, le (juintiuina seront préférés à tous les autres agens analogues.
9" Moyens topiques. Quand la maladie débute parl'arriére-gorge, il faut sans delai avoir recoins aux moyens actifs que nous avons énumérés à propos de l'angine eouenneuse. ( A^. t. i de ce Dict., p. 585.) Dans le cas de complication, on agira dans le sens de la maladie qui vient ajouter ses phénomènes à ceux du croiq), en s'attachant surtout à combattre les plus graves accidens.
On voit (ju'ici nous n'avons pas parlé d'une foule de médications vantées par plusieurs médecins, le sulfate de cuivre, les pre[)aralions annnoniaealcs, le galvanisme, les allusions froides, les bains de vapeurs, etc. ; c'est (jue la plupart de ces moyens nous paraissent sans action réelle, et les autres, dangereux.
De la trachculomie. Sans entrer dans riusloire de la trachéotomie appli(iuée au croup,nousrap|)ellerons seulement (pjc cet-
inen* laxatifs, sans essayer une uiedicalion j le opuralion a ele proposée des» la plus haute
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antiquité, yét quicumquestrangulationem ah angind verentes, dit Arétée, quo laxius spiritus diiceretiir^ arteriain sccuerunt. (Aretaei opéra, De curât, morb. acut., lib. I, cap. vu, p. 168, éd. de Ilaller.) Arétéd blâme, au reste, cette opéralion, et ne croit pas à sa réussite. Cœlius Aurélianus en parle dans le même sens, mais Paul d'Égine , qui reproduit le procédé d'Anlyllus, la regarde comme utile quand l'obstacle à la respiration est situé au-dessus ou au niveau du larynx ; nous ne suivrons pas les phases de la trachéotomie tour à tour rejetée et remise en faveur; nous arrivons de suite à notre époque. Bannie depuis long-temps de la thcrapeuliciue du croup, malgré les efforts de Caron, Topération qui nous occupe a été réhabilitée par M. Bretonneau qui, après quehiues revers, lui dut d'éclatans succès (année 1825); M. Trousseau a surtout contribué à la vulgariser parmi nous, et elle a parfaitement réussi entre les mains de M3I.
Scoutteten, Gerdy et quelques autres.
Les guérisons obtenues dans des cas désespérés mettent aujourd'hui hors de doute l'utilité, nous avons presque dit la nécessité de celte opération. Reste à déterminer l'époque à laquelle on doit la pratiquer.
« La nécessité de l'opération me paraît évidente, dit M. Guersant, toutes les fois que le croup est arrivé à sa troisième période, et que la toux est rare et très sèche, la voix éteinte , le râle laryngo-trachéal sec et métaUique, les inspirations hautes, fréquentes, avec une contraction violente des muscles du cou, des ailes du nez, et le soulèvement de Tabdomen. Il ne faut pas attendre que Tasphyxie soit imminente et la faiblesse trop grande ; les chances favorables à l'opération dépendent principalement, comme nous l'avons dit, des forces du malade... Plus les enfans sont jeunes, plus il faut se hâter d'opérer, parce que chez eux la maladie marche beaucoup plus rapidement que chez ceux qui approchent de la puberté, et chez les adultes. '> {Art. ci^, p. 577.) Telle est l'opinion professée par un grand nombre de praticiens. D'autres, et à leur tête M. Trousseau, veulent qu'on opère de bonne heure. « Il faut opérer, dit M. Trousseau {Dict. en 25 vol., t. IX, p. 584, Trachéotomie dans le croup)^ dès que celte maladie est évi-
dente; car si la phlegmasie dipljthéritif|uo s'est propagée rapidement au larynx, et si l'examen des cadavres prouve que du larynx elle pénètre dans les bronches avec encore plus de rapidité , on a donc d'autant plus de cliances de trouver des fausses membranes dans les bronches que l'opération est pratiquée plus tard... Je dirai pour le croup ce que les chirurgiens disent pour la hernie étranglée. Il est rare que l'on perde des malades en opérant vite, il est rare qu'on en sauve en attendant le dernier moment.
» En pratiquante trachéotomie lorsque les enfans vont expirer, on risque : 1° de trouver les fausses membranes aussi étendues que possible; 2" de ne pouvoir remédier à la congestion, à l'engouement, à l'inflammation et à l'emphysème pulmonaire, accidens assez fréquens dans le dernier degré de l'asphyxie ; 3» on rend l'o- [)ération beaucoup plus difficile , à cause du gonflement énorme des vaisseaux du cou, gonflement d'autant plus grand que la respiration est plus embarrassée. » A ces raisons, qui nous semblent péremptoires, nous ajouterons que la trachéotomie est par elle-même une opération des plus innocentes, et qu'on ne doit pas la redouter comme certaines personnes semblent le faire. Mais, dit-on, si Ton opère trop tôt, on risque de se tromper et d'opérer un faux croup ou bien un croup léger qui aurait guéri sans cela, sans doute. Au.'^si ne sommes-nous pas d'avis qu'il faille agir dès le premier accès, mais seulement lorsque la maladie, comme le dit M. Trousseau, est constatée, c'est-à-dire dans le commencement de la seconde période; attendre plus tard serait, selon nous, compromettre le succès de l'opération et la vie de l'enfant. C'est en suivant cette méthode que M.
Trousseau a obtenu de très beaux succès. Et puis, comme le fait observer ce médecin, si l'enfant n'a qu'une laryngite striduleuse , l'opération qui, en elle-même n'a aucun danger, ne l'empêchera pas de guérir ; et si l'enfant a véritablement le croup, la trachéotomie pourra le sauver, et d'ailleurs la laryngite striduleuse peut elle-même quelquefois exiger l'ouverture de la trachée. [Journ. des connais, méd., cliir., 1854, t. I, p. 5.) 1 II est plusieurs contre-indications qu'il
est bon de faire ronnaître pas opérer quand le rroup a débuté par les bronches (/^ les Complications); 2° quand il va pneumonie douMe; dans le cas (le pneumonie simple, I\I. Guersant pense (jue Ton peut encore agir avec queUpieeiiance de réussite ; mais nous ne samions parta^'er cet avis : une pneumonie, même siml)le, est, ainsi (|ue la broncliite capillaire et la coqueluche, une complication fort grave.
.\()us renvoyons au mot Laryncoto- 3111: pour les détails de l'opéralion et des soins consécutifs, tels que récouvillonnemrnt et les cautérisations; nous ferons remarquer que 31. Trousseau lui-mérne semble reconnaître qu'il a trop employé les cautérisations par instillation, et , au reste, plusieurs cliirurgiens, 31. (jcrdy entre autres, emploient pour les écouvillonnemens.soit de l'eau tiède, soit une solution 1res elenduc de nitrate d'argent; enfin les écouvillonnemens eux-mêmes qui faliguenl tous les malades seront bientôt, sans doute, abandonnés.
Le régime diétéliqiie est celui des affections aiguës graves; toutefois après la trachéotoinie, si l'enfant désire des alimens, (»n lui fera prendre du lait, des bouillons, de Peau rougi e sucrée, et même du vin de quinquina ])our relever les forces abattues.
Ouant à la prophylaxie, c'est une question générale dont il sera fait mention à l'article Diimitiiliute.
cLiîkni-:. (F.vownE.)
CL'I'.I rus. (ratliologie.)!. Fractures.
Les fractures peuvent alfecter le corps de cet os , rapoi)hyse coronoïde et l'olécràne.
Les fractures du corps du cubitus sont, en gênerai, moins lre<pientes cjue relies du radius, de l'avis de tous les palhologisles. lOlles jx'uvent avoirlieu dans tous les points de la loiiLTueur de ret os, w.w^ on les renconlre plus souvent à la partie inférieure (pii est mince et sous-culanéc. Cet accident est presfpie toujours occasionne par laclion nniiiédiate de la cause vulnérante sur Il partie fracturée; comn)e, lors(pie dans une chute, le cote interne du bras porte sur un corps dur et résistant. On a vu cependant cette fracture se produire par conlrr-( f)U|» veis lextremite inh-ricure de Vo», dan^ une chuts kurla mani, celle-ci