DELIRIUM
alcoolique pour faire éclater le délire ; en sorte que dans ces cas on serait tenté , au premier abord, de ne pas rapporter la maladie au principe sous l'influence duquel elle se développe véritablement : on pourrait dire alors en quelque sorte qu'il ne fallait plus qu'une goutte pour faire déborder le vase. » ( Thèse citée, p. 39.)
Symplômes. M. Marcel divise les accidents que produit l'abus des liqueurs alcooliques en primitifs ou immédiats et en secondaires ou éloignés ; il présente , à ce sujet, quelques considérations importantes et que nous allons reproduire. « Pour bien comprendre tous les effets du principe alcoolique, il ne faut pas borner son attention aux accidents immédiats qu'il développe 5 ce n'est pas assez de s'arrêter au moment où la cessation des troubles semble marquer cpie l'élément toxique a épuisé toute son action. Et , cependant, ce n'est guère que cet ordre de phénomènes que les auteurs ont en vue dans leurs descriptions ; soit qu'ils décrivent le delirium tremens ou la folie ébrieuse, les sujets de leurs observations sont toujours des hommes placés encore sous l'influence actuelle du liquide alcoolique : les uns sont encore ivres, les autres ne le paraissent pas, i)arce (juils sont en proie à des accidents qui masfjuent les premiers phénomènes , tels que l'agitation, la fureur, etc. Dans tous ces cas , en un mot , l'effet est enchaîné à l'action de la cause; quand celle-ci est épuisée , le trouble ne tarde pas à disparaître, et tout rentre dans l'ordre. Tous ces divers états, dont l'ivresse pourrait être regardée comme le type générique, forment , dans Ihistoire des troubles occasionnés par les boissons spiritueuses , un groupe bien distinct (|ue j'appellerai accidents primitifs, immédiats, des laissons alcooliques. Ce n'est là , pour ainsi dire , que l'histoire vulgaire des ivrognes. Mais (piand on pousse l'observation au delà de ce jtremier ordre de symptômes , alors mémo que 1 alcool pRratt avoir épuisé son influence avec ces ])remiers troubles , on troiiNf, à une certaine époque plus ou moins éloignée du début de l'empoisonnenifMil alf'ooli(ine. un groupe de phénomènes bien distincts, et (}ui constiluc ce (|ue je nommerai accidents seco>idfljres, éloignés, (\o^ lK>issons alcooliciues. Ces accidents ,