DELIRIUM
comptait un grand nombre de marchands et de colporteurs , des marins , des terrassiers , 1 8 hommes de loi , 2 médecins et 2 étudiants en médecine. Sur ces 3 22 individus, 286 sont sortis parfaitement guéris . 5 ont été soulagés , 9 ont éprouvé peu d'amélioration et 20 sont morts. (Gaz. des hôpitaux du 14 septembre 1848).
On ne trouve dans les centres nerveux aucune altération appréciable qui réponde au groupe de symptômes caractéristiques du delirium tremens. Ainsi , sous le rapport pathologique, le delirium tremens doit être considéré comme une névrose, et, au point de vue de sa cause môme, comme un empoisonnement.
Traitement. Le delirium tremens se dissipe dans le plus grand nombre des cas spontanément, et une médecine simplement expectante , suivie dun renoncement complet aux habitudes nuisibles qui en ont amené le développement , suffirait certainement le plus souvent pour débarrasser le malade des accidents qu'il éprouve et de toutes les suites que Ion en pourrait craindre. Cependant la violence des symptômes et leur état de récidive peuvent déterminer à recourir à un traitement actif.
Des révulsifs cutanés , des purgatifs , surtout au début , et si la maladie a éclaté à la suite d'un excès de boissons, des tisanes délayantes , l'emploi des précautions nécessitées par les conséquences que la nature du délire et des hallucinations peut entraîner eu égard au malade luimôme ou à ceux qui l'entourent, telles sont les premières indications qui se présentent.
Le traitement particulier et direct du delirium tremens peut être rattaché aux deux chefs suivants : émissions sanguines et opiacés.
11 est certain qu'on ne saurait faire des émissions sanguines la base du traitement du delirium tremens; cependant il ne faut pas les proscrire d'une manière absolue. Nous ne saurions mieux faire que de reprwJuire h;s con.^eils donnés à ce sujet par M. Brierre de Boismont, dont rex|)érience personnelle a iKjaucoup de poids dans de semblaliles matières. Lor.s^pie les individus sont forts, pléthoriques, sanguins, sujets aux convulsions, aux coups (Ui sang, il faut leur tirer du sang, mais av(!c modération , et en observant avec attention les