TREMENS
résultats de cette médication. Ctlte pratique paraît bonne surtout lorsque le tremblement est peu prononcé, qu'il n'y a point do signes convulsifs , que l'incohérence n'est point trop marquée. Il faut cesser, au contraire, de tirer du sang lorsque l'individu est nerveux, état qui peut fort bien coïncider avec les apparences d'un tempérament sanguin , lorsque le buveur a été rarement ou jamais saigné. Mais il est surtout des malades qui paraissent se trouver très mal de cette médication , ce sont ceux chez qui le délire survient brusquement ou avec force , où il se rapproche , par ses symptômes, de la méningite à caractère ataxique. Si le tremblement est très prononcé, s'il existe quelque chose de convulsif, une grande incohérence dans les paroles, une petitesse de pouls , quelque chose de hagard dans les yeux, il faut bien se garder de pratiquer des émissions sanguines [Biblioth. du méd. prat , 1849 t. IX, p. 481).
Le traitement par l'opium a été en grande faveur en Angleterre d'abord , et ensuite en France , depuis la publication de l'ouvrage d'un médecin anglais Sutton , sur le delirium tremens ( Londres, 1 813)'. On en a fait h spécifique du delirium tremens , et beaucoup de médecins se sont attachés à l'idée, certainement très fausse, de ramener le sommeil à l'aide d'un emploi persévérant de narcotiques, comme si l'insomnie était la cause du délire, tandis que ce n'est qu'un des phénomènes multiples qui appartiennent à la maladie. Dupuytren conseillait le laudanum à la dose de 5 à 6 gouttes en lavements répétés. M. Rayer donnait l'opium depuis 1/2 grain jusqu'à 3 grains. M. Andral administre ordinairement 100 gouttes de laudanum de Rou.sseau dans res[)acc d'une heure, et dit avoir obtenu de bons résultats de l'emploi de l'opium à une dose aussi considérable [Cours de pathol. interne , 1848 , t. III . p. 17). Cependant on est d'accord aujourd'hui sur n'(îmployer (ju'avcn: réserve un médicament qui n'est pas sans danger, surtout dans le traitement d'une maladie qui .s(î dissipe souvent d'elle-inôme. M. Ware, de Boston, est un d(î c(;ux (jui ont \(\ |>lus insisié sur les inconvénients (jui pouvaient résulter de remi)loi (l(î r()|)iuni a haute do.-^e , dans le delirium tremens.
généralement a nécessité de
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En général , dit J. Frank , le deliriiim tremens deniande que le médecin procède sans précipitation , et que toutes choses se fassent tranquillement et dans le plus grand calme. Ainsi , il faut garder le malade , mais autant que possible il ne faut point le contraindre. Quelquefois il se laisse gou- \erner en lui présentant une prise de tabac... L'ivrogne ne pouvant soutenir longtemps la privation d'aliments , il ne faut pas le tenir à une diète trop sévère. {Loc. cil., p. I GG ).
DKLlVUAlVCt:. On a défini la délivrance la sortie du délivre ; la plupart des accoucheurs modernes la définissent , lex- ])ulsion du placenta et de ses membranes liors du sein de la mère, à la suite de celle de l'embryon ou du fœtus. Le plus souvent elle s'exécute par les seules forces de la nature , mais il peut arriver, comme pour l'accouchement , qu'elle devienne difficile ou même impossible sans le secours de l'art ; ce ([ui fait (pion lui a donné le nom de délivrance naturelle dans le premier cas , et de délivrance artificielle dans les deux derniers.
A. Délivrance naturelle. \° Après l'accouchement. Selon Désormeaux et M. Paul Dubois {Dict. de méd., 2"= édit., t. X, p. 46), le mécanisme de la délivrance naturelle se compose de trois temps distincts; dans le premier, décollement, le placenta est détaché; dans le second, pro- (jrcsaion , il est poussé de l'utérus dans le \agin ; dans le troisième , expulsion , il est expulsé au dehors. M. Guillemot ( Dict. des études médicales pratiques, t. IV, p. 501 ) ne reconnaît à ce mécanisme que deux temps , le décollement et l'expulsion. Il est facile de voir cependant , par la descrijjlion de ces deux auteurs, qu'il ne s'agit ici cpie d'une question de division.
ft Le décollement du placenta, dit M. 1*. Dubois , conunence le plus ordinaiienumt pendant la portion du travail d«> l'enfantement (jui [)roduit l'expulsion du fœtus ; (juehjutîfcjis même on trouve le placenta complètement détaché , et déjà tombé sur le col de l'utérus aussitôt après la sortie de l'enfant. A mesure cpie l'utérus se contracte , les membranes se plissent , le placenta se fronce , ce corps n'étant jias