DIARRHÉE
phragiiiatie , si la femme eût été rhumatisante «intérieurement , ce qui n'était pas. M. Teallier fait observer que les convulsions doivent plutôt être rattachées à l'affection utérine qui les provoque souvent qu'à une inflammation musculaire dans laquelle elles sont rares. La mort de Tenfant ajoute à la probabilité de la lésion utérine. M. Fauverge persiste dans son diagnostic, vu l'état d'angoisse tout-à-fait caractéristi que, selon lui, de Tinllammation du diaphragme. La société décide (jue l'observation communi(|uée par M. Fauverge sera imprimée dans le recueil de ses travaux.» {Revue méd., 1836, t. i, p. ^77.)
Nous ne sachons pas qu'on ait jamais constaté par l'autopsie cadavérique un seul exemple de diaphragmatie isolée. On conçoit à peine d'ailleurs comment une phlogose pourrait s'établir dans ce muscle sans envahir en même temps la plèvre , le péricarde, ou bien le péritoine ou les organes adjacens. Associée au.\ phlogoses de ces organes , la diaphragmatie se rencontre assez souvent; elle ne mérite pas alors une description particulière ni une médication spéciale. (F. Pleurésie ,
PÉRrrOMTE.)
« Les douleurs qui ont leur siège dans le diaphragme sont presque toujours de nature rhumatismale, augmentent pendant les mouvemens de la respiration, et produisent quehpiefois les angoisses les plus vives. Elles ncccssilenl remi)loi des moyens usités dans le traitement des rhumatismes. [F. ce mot.)
'> Les contractions spasmodiques du diaphragme occasioiuient tantôt des hoquets bruyans, et tantôt de simples secousses convuUives, sans bruit, dans la partie supérieure de l'abdomen. Ces contractions sont rarement idiopat biques; pres(pie toujours , elles dépendent d'afléctions qui ont leur siège dans les organes avec lesquels le diaphragme symj)athise, comme on l'observe dans la néphrite, les hernies étranglées, la péritoniie , certaines alleclions nerveuses , etc. (F. ces mots.)
» Lt[ paralysie du diaphragme est encore peu connue. Quand elle est complète, comme on l'observe dans la lésion de la moelle au-dessus de l'origine des nerfs diaphragmatiques , elle entraîne nécessai-
rement la mort par la cessation de la respiration.
n Les altérations organiques du diaphragme dépendent presque toujours de ses enveloppes séreuses. Ses adhérences avec la base du poumon , le foie , l'estomac , la rate, sont très fréquentes : celles avec le cœur sont beaucoup moins communes. Les ossifications de la plus grande partie de la plèvre qui la tapisse ne sont pas très rares : l'un de nous a , sur un cadavre de femme âgée, trouvé la plèvre diaphragmai ique des deux côtés remplacée [)ar de grandes pla pies osseuses, fort épaisses, séparées par des intervalles membraneux , qui permettaient au muscle de se mouvoir, bien qu'avec une extrême difTiculté. La plupart de ces altérations du diaphragme ne peuvent qu'être soupçonnées pendant la vie, et sont seulement constatées à l'ouverture du cadavre. » [Dict. de mèd.^ t. x, p. 268.)
IHAKIUIÉE, s. f., de (îiâ, à travers, et de ûcw, je coule, « Lx)rsq»ie les excrétions alvines sont plus fréquentes que de coutume, la malière de ces excrétions plus li(pi de et plus abondante, qu'il s'y joigne ou non de la fièvre ou des coliques, on dit qu'il y a diarrhée. « Telle est la définition qu'en donne M. Dalmas [Dict. de méd.^ 2« édit., t. X, p. 269). MM. Monneret et Fleury la trouvant trop large, l'ont restreinte de la manière suivante : « un besoin plus ou moins réi)élé d'aller à la selle déterminant l'évacuation , (pielquefois douloureuse, prescjue toujours [)eu abondante, de matières fécales liipiides ou de matières sécrétées par les follicules intestinaux, sans exhalation sanguine simultanée dans la cavité de rinlestin. {Comp. de méd.^ t. 111, p. 51 )
Nature et siège. « La diarrhée, disent les médecins (pie nous venons de citer, est en dernière analyse , le résultat d'une accélération dans les mouvemens péristaltifpies des intestins; mais comme cette accélération elle-même peut être duc, ainsi qu'on Ta vu, à des causes bien dilféreiites, il n'est guère possible d'assigner telle ou telle nature à la diarrhée considérée d'une manière générale; on peut même se demander, ce nous semble, si, dans la diarrhée dite asihénique , la contraclililc de Isi membrane musculaire n'est point
DIGITALE