‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiquesChapitre 97 sur 117 · TOME ur · texte numérisé non relu

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» 2" Si l'air pénétrait jusqu'à des parties du corps très éloignées , telles que le scrotum ou la partie interne des cuisses, il serait plus simple d"y faire de petites piqûres pour donner directement issue à l'air, que de comprimer de proche en proche jusqu'à ce qu'il sorte par les piqûres pratiquées à la poitrine , aux environs de la partie blessée.

» ^° Si , malgré les scarifications , en comprimant et chassant l'air par cette voie , vous jugez par l'oppression qu'éprouve le malade qu'il y a accumulation d'air ou de sang dans la cavité du thorax, au point de comprimer non seulement le poumon blessé, qui, déjà affaissé, est devenu inutile, mais aussi le diaphragme, et par là même le poumon sain ; alors il faut faire une incision plus étendue à la peau et aux muscles, et une petite ponction à la plèvre pour débarrasser la poitrine de l'air ou du sang qu'elle contient. » ( On wounds of the hreast.)

Abernethy a beaucoup insisté sur l'utilité de la compression de la poitrine. «La compression au moyen du bandage, dit-il, s'oppose non seulement à ce que Tair s'épanche au milieu du tissu cellulaire, mais encore à sa sortie du poumon lésé, et partant facilite la guérison de la blessure qui. serait empêchée par le passage continuel de l'air. Sa prompte application prévient un symptôme fâcheux, et en même temps^ en fixant les os fracturés, elle diminue considérablement les souffrances du malade. » [Surgical tvorkSy t. ii, p. 179.) On comprend cependant que l'application de la compression exige des précautions si une ou ])lusieurs côtes sont fracturées, car on pourrait enfoncer davantage les fragmens. Monteggia , qui avait longuement discuté ce point de pratique, avait conclu , comme Kewson , que l'incision directe sur le foyer de la fracture était préférahhî. (Jn rend, il est vrai, de la sorti! la fractiire compliquée de plaie, mais on prévient ou Ton arrête sûrement l'em- [»hysème.

llewson , dont nous venons de parler, conclu! , (le plusieurs faits et d'experienccî* (pj'il fit sur les animaux, (|ue l'épanehement d'air dans la poitrine peut cans(;r la suffocation ; aussi pro[)os(î-t-il d(; j>ratiqucr ujie ouverture à la poitrine dans lu

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but de donner is^iie à Taîr épanché, précisément ooninie on le fait pour rempyèiDc. {MeJ. obs. and inqii.^t. m.) La paracentèse Ihoraciquc aurait dans ce cas l'avantage de soulager surtout le poumon sain qui , selon quelques auteurs, serait accablé par la distension du médiaslin causée par Tair.

Il va sans dire que des saignées et autres remèdes anti-plilogistiques connus doivent éîre prescrits en même temps. On peut bâter le travail de la nature par des fomentations excitantes, des frictions sèches ou aromatiques. Quant aux moyens chirurgicaux , notis pouvons dire en résumé qu'ils se réduisent : 1° à la compression; 2o aux scarifications; 5" à la tborarentèse sur le lieu même de la lésion. Jusqu'ici , nous n'avons parlé que des blessures des bronches et des extravasations d'air provenant directement de la poitrine. Les mêmes considérations s'appliquent exactement aux lésions du larynx et de la trachée : Vé[)anchem('nt a lieu dans ce cas autoiu' du cou , la tumeur s'étend de ce côté et gagne les parties voisines. Il peut même se faire cpie l"cm[)hysème devienne géuéral par cette cause.

INous avons rapporté une observation remarquable empruntée à iV. Paré. (^. Cou [plaies du], t. \u.)

Ces considérations seront complétées en taisant l'élude des plaies de poitrine et des accidens qui les compliquent. ( ^oy. Poitrine [plaies de.])

On peut rap[)rocher de cette variété de IVmjtliysème quelques modes d'infiUration gazeuse d;wis nos tissus, « Personne n'ignore, dit Murât, que l'air atmosphérique a été porié quf'lqucnùs SOUS la p»'au, et (|u'on l'a Fait pénétrer dans le tissu cellulaire. Des intentions diverses ont dirigé les indivi<1us (jui se sont livrés à cette pratique. Le plus souvent, rempliyseiiie par insufllalion est un moyen dont on fait usage pour simuler la déformation des mend)res , et spécialement la tuméfaction du scrotum. On a vu des hommes qui , pour se soustraire au service militaire, ou pour exciter la pitié , l'intérêt du public , ont introduit dans le li«sti cellulaire du cou, de la face, des nn-mbres abdominaux, des enveloppes des testicules , etc. , une quantité d'air plus ou moins cousiderabie,

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