‹ Dictionnaire des difficultés de la langue française, extr. du Dictionnaire universelChapitre 11 sur 29 · NADE · texte numérisé non relu

NADE

Paies aimeb à. Faire aimer de. On dit :

se faire aimer de quelqu^un. Ses belles quçAitit le font aimer de teut le monde.

Mais après aimer on met à, quand le rég^ime

simple est un nom de choses. On ne sauroii

faire aimer la retraite aux gens du monde. C*etl

un grand talent que de savoir faire aimer ia vi"

riié aux méchans.— Wailly^

Faire l'amitié, Faire des amitiés.

Failes^moi Vamitlè de remettre ce livre à mon fils r c'est-à-dire, faites^moi le plaisir. Il m^O fait mille amitiés, c'est-à-dire, mille caresses, mille civilités. — W a i l l y.

Faire gr^ce. Faire la grâce. Le roi lui a fait grâce, c'est-à-dire, le roi lui a par" donne.

Il a fait grâce de la moitié de la somme, c'està-dire, il lui a remis la moitié de la somme.

Faites^moi la grâce de m^ avertir de mes dé^ fauts, c'est-à-dire, faites^moi le plaisir de «'avertir de mes défauts. — Waillt.

Fasse ou Fera (crotbz-yous <îu'il le)?

Quand je dis : croyez^-vous qu*il le feraf je témoigne par là que je isuis persuadé qu'il ne le fera pas. C'est comme si je disois : Est-il possible que vous soyez assez bon, pour croire qu'il le fera ?

Quand je dis, au contraire : croyjex^ivous qu'il le fasse ? je marque par là que je doute vérita* blement s*il le fera, et c'est comme si je disois :

je ne sais s'il le fera, qu'en pensez-vous ?•— Bbauzée.

Fatal n'a pas ordinairement de pluriel ; ce« pendant Saint-Lambert a écrit :

Volez, ÎDstans fatals à mes désirs !

Faut (il s'ek). Quand t7 s'en faut, il s'en est fallu, etc. y est accompa^é de peu, on met ne après le que. Peu s' en faut que son ouvrage ne soit achevé. Peu s^en est fallu gu't*/ ne soit tombé.

Qaand ce verbe n'est accompagnié d'aucun verbe» ou qu'il est accompagné d'un autre adverbe que peu, les uns retranchent, les autres emploient le ne. Il s'en faut beaucoup que son poème de Roland V amoureux ait été aussi estimé. Il s* en faut beaucoup que Vun soit du mérite de l'autre. — Acad.

Tant s'en faut qu^un clirétien doive hdir son

ennemi, qu'au contraire il est obligé de le secou»

rit. — Trévoux. Vous dites qu'il s' en faut tant

que la somme entière n'y soit ; t7 ne peut s'* en

falloir tant, — Acad.

S'il est permis de dire ici son sentiment, il «temble qu'on devroit toujours mettre ne, quand le yerbe est accompagné de peu ou d'une négation. // ne s' en faut pas beauctmpi on il ne s^en faut presque rien qu'il ne soit aussi grand que sonfrère»

Au contraire, on retrancheroit ne, quand le verbe n^'auroit ni peu, ni n^galto».-— Waillt.

FÉCOND et Stérile. Ces mots ne se joignent point avec des verbes. La terre esifé»

eonde^ un champ est stérile : mais la terre n'est point féconde à former des métaux dans ses en* trailles ; un champ n*est point stérile à produire du blé. Tout au plus, la terre est féconde en métaux; un champ est stérile en blé, etc.—

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