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Cette règle s'observe surtout, quand les substantifs sont presque synonymes ; elle a même lieu, quoiqu'ils soient unis par la conjonction, etc. JUindiffirenee et la résignation dont nous venons de parler, se doit étendre â tous les em»
plois, etC— RÉGNIER.
Racine a dit :
• 4^U90ë était en secret ma honte et mes cbagrim ? •
ISS
ce qui est plas doux, mais moins régulier que s'il eût dit :
Quels étoieni en lecret ma honte et mes chagrins?
Plus redoublé. Deux plus corrélatifs ne peuvent souffrir de conjonction.
Ainsi, il faut dire : Plus on lit Racine^ plus on V admire. Moins on étudie, plus on est ignorant ; plus on est sobre, mieux on se porte.
On parleroit incorrectement si Ton disoit, et plus on Tadmire ; et plus on est ignorant ; et mieux on se porte.
Remarquons que chacun de ces exemples renferme deux propositions simples. On lit Racine^ an r admire f lesquelles, prises séparément, n'ont point encore de rapport ensemble. Pour les unir et n'en faire qu'une phrase, je n'ai qu'à dire : On lit Racine et oit l'admire.
Mais si je veux faire entendre que l'une est à l'autre ce que la cause est à l'effet» ou l'antécédent au conséquent, alors il ne s'agit plus de les unir; il faut marquer le rapport qu'elles ont ensemble.
Or, c'est à quoi nous servent ces adverbes' comparatifs dont un est toujours nécessaire à la tête de chaque proposition, sans pouvoir céder sa place, ni souffrir un autre mot devant lui.
Racine s'est donc permis une incorrection, lorsqu'il a dit dans les Plaideurs :
P/ti« je vous envisage, Et moins je reconnois, monsieur, votre visage.
Il y a cependant un cas où la conjonction et
doit précéder Tadverbe comparatif: c'est lors^ qu'au lieu d'une seule proposition «impie, plu* sieurs spnt réunies pour former ou l'antécédent ou le conséquent. Racine en fournit l'exemple suivant, qui mettra cette observation dans tout son jour.
Plui j*ai eh«rctié, madame, €< pliwje eherchie enoor, £b qaelles maint je dois confier ce trésor 5 Plug je vois que César, etc.
Ici la conjonction porte, non sur la dernière proposition qai est corrélative» mais sur les deux premières qui sont copulatives-
Quant à l'autre phrase, il falloit: PIum je «otcf envisagf, moim je reeamnoii^ etc., on, si l'on mettoit une conjonction entre ces deux membres, il en falloit une troisième oonmie si l'on avoit dit : Plus je vous envisage, et moins je voms reconnais, plus je soupçonne que vous êtes un yb«r6«— d'Olivet.
Plus, Datantaoe. Davcniage, comme terme de quimiitè, ne peut être suivi d'mioon-' plément. Comme comparatif, il ne peut être le premier terme de la comparaison : c'est 'phss ' qu'on emploie dans les deux cas. On ne diroit pas:
Souvent il 7 a davantage d^esprit à te taire qu'à parler. Dites, plus d*esprit. Un avare a beau être embarrassé de ses richesses, il en désire encore plus» Dites, davantage eu pius,qu*U n^en a.
Nous eh avons assez, nous n'm voulone pas plus,, j)ites, davantage^ — Garnier.
Plus, Mieux. Quand on veut élever un ad-