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ieelif oailn adrerbeau d^^ré comparatif ou superlatif, et qu*on balance entre plus et mieux, sans trop savoir lequel doit être préféré, il faat considérer quelle est la nature du qualificatif. Si hi qualité qu'il exprime est susceptible de plus grande quantité, d'ampliation, si Ton peut s'exprimer ainsi, alors on doit employer plus ; mais si elle n'est point susceptible de cette sorte d'ampliation, mais seulement de perfection, qu^elle ne soit pas de nature à admettre du plus ou du moins, mais du bien ou du mal ; enfin, que la comparaison tombe sur la manière de ce que ce qualificatif exprime, et non pas sur la quantité » alors il faut se servir de mieux.
Ainsi, on dit : Cet homme est mieux fait que son firèrey parce que l'adjectif yaif n'est susceptible que du bien ou du mal, que Ton ne peut pas être plus ou moins fait. Au contraire, on dit plus aimable y parce qu*il n'j a pas, à parler avec exactitude, une bonne et mauvaise amabi-« lité, mais qu'il peut j avoir plus d'amalnlité dans un objet que dans un autre.
Lorsque le second terme de la comparaison n'est pas exprimé, plus doit être immédiatement précédé de l'article, avec lequel il forme alors UB9 espèce de superlatif.
D'après cette règle, d'Olivet blâme cette ex* ptesi^on de Racine dans Bajazet,
Déjà sur un iraisseau dans le port préparé, Char^eMit de mon débris te* reliquss plus ckèrû^ Je uéditeis nift fuite, etc.
Il falloit, dit-il, les plus chères reliques , ou les reliques les plus chères de mon débris»
Voltaire excuse cepe^^ant ce vers de Corneille dans les Horaces,
Qae le pwrtl plus /bible obéisse aa plus fort.
Il est à croire, dit-il, qu'oa reproche à Corneille une petite faute de grammaire, puisque ce vers est ainsi dans d'autres éditions :
Qae le foible parti obéisse an plas fort.
On doit, dans Texactitude scrupuleuse de la prose, dire : que le parti le plus foible obéisse au plus fort ; mais si ces libertés ne sont pas permises aux poètes, et surtout aux poètes de génie, il ne faut point, dit-il, faire de vers. Racine a bien dit :
Charger de mon débris les reliques plus obères»
au lieu de reliques les plus chères, . Plus, Moins. A Toccasion de plus et motit^» pris comme comparatifs. Girard demande sMl faut dire : La bataille était plus d'd demi^per^ duCj et non pas, était plus qu^à demi-perdue f 11 remarque que, partout où il y a comparaison d'é§;alité entre deux objets, le secondest uni au reste de la pbrase par la conjonction que. Il est aussi grand dans la paix que dans la guerre. Il a autant de modestie que de mé» rite.
Si la comparaison est portée an superlatif ; le second terme, quand il y en a un d'exprimé, est lié à la phrase parla préposition de: Vims voyez le plus insolent et le moins brave des spadassins.
Dans ces exemples, ce grammairien décide quMl faut dire : La bataille était plus d^d demi^
perdue^ et non pas ét<dl piu$ qu'à demi^perdut**