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Il faut dire la même chose pour ces mots :
Mmpèchcr^ prendre garde^ de peur, et quelques autres.
Crainte de, de crainte de ou que.
Crainte de, se dit bien avec un nom : crainte d^accidenSy crainte de pis.
Mais s'il doit suivre un verbe, ou que, il faut de crainte. De crainte de tomber, de crainte qu^on ne vous trompe.
On dit toujours, de peur de* De peur de tomber, de peur des voleurs, de peur qu^on^ ne vous voie. — AcAD.
Il y a long-temps que l'on a dit et écrit:
crainte pour de crainte^ qui est une faute condamnée de tous ceux qui savent parler et écrire.
— VaU GELAS.
Dans le discours familier, on dit fort bien : Crainte de pis, crainte d^accidens. Il faut toujours mettre de crainte, quand l'infinitif est après : de crainte d'être surpris»
> Cris des animaux. L'abeille bourdonne^ Tâne brait, le bœuf mugit ou beugle, la brebis bêle, le cerf brame, le chat miaule, le cheval hennit, le chien aboie ou jappe, le cochon grogne^ le corbeau et la grenouille coassent ou croassent, le lion rugit, le loup hurle, le serpent sijffie, T aigle et la grue glapissent ou trompettent, les petits chiens et les renards glapissent, les pigeons roucoulent, la perdrix cacahe, la cigogne crO" guette ou claquette, le moineau chuchète ou pi- /7f69 le paon braille ou criaille, la poule d'Inde et le poulet piaulent^ la poule glousse.
Croître. Quoique ce verbe soit essentiellement neutre en prose, on doit, dit d'Olivet,' laisser aux poètes la liberté de le faire actif. L'élégant Racine a dit :
Je De prends point plaisir à erùttre ma misère^
Bajtazbt.
Ta verras que les Dieux n^ont dicté cet oracle, Que pour ercitre à la fois sa gloire et mon tourmetut. Que ce nouvel honneur va cràtre son audace !