A. IL
CAILCEDRA. Nom sous lequel les nègres du Sénégal em— plcient le bois du Cedrela odorata j L. La décoction de ce bois est usitée dans le traitement des plaies ; sa poudre dans les fièvres , la dyssenterie, etc. ^
CAILLE-LAIT., pour Galiet. T’^. ce mot.
CAJÉPUT. V. BuiLEnE caieput.
CALAGUALA (racine de). La plante qui fournit cette prétendue racine est le PoLypodium Calaguala de Ruiz. — Rich. Lot. méd., t. I, p. 38. (l amille des Fougères , Jicss.) La plupart des auteurs ont cependant attribué la racine de calaguala à V^spidiumcorûiceumàc Swartz; mais, quoiqu’il n’y ait pas beaucoup de dilTérence entre les qualités physiques et les propriétés médicales de ces deux substances, la première est la seule qu’il soit convenable d’employer sous le nom de calaguala.
5io CALAMENT.
C’est une souclie souterraine , nommée improprement radine, horizontale, l'ampante, flexueuse, de la grosseur du doigt, ou quelquefois plus petite, écailleuse, garnie de plusieurs fibrilles grêles et rameuses. Les frondes de la plante sont alternes, entièi’es, lancéolées, étroites, pétiolées, et portant sur la face inférieure des sporules agglomérées et disposées en quinconce comme celles des autres polypodes. Cette fougère croît dans les régions montueuses du Pei’ou.
Depuis long-temps la souche souterraine du calaguala est employée ])ar les médecins du Nouveau-Monde. Ruiz est le premier Européen qui ait attiré l’attention sur ses propriétés médicales. Introduite dans la Thérapeutique pendant le cours de la révolution, elle a d’abord joui d’une grande réputation comme sudorifique, et elle a été employée dans le traitement des rhumatismes chroniques et delà syiihilis constitutionnelle. Tout d’un coup la mode de ce médicament a passé, et on ne s’en sert plus en France. Cependant, en Suisse et en Allemagne on l’emploie encore en décoction contre les chutes, comme on emploie chez nous la fleur Analysée par M. Vauquelin {Ann. de Chimie^ t. LV, p. 22) , elle a donné les principes suivans ; matière ligneuse ; matière gommeuse; résine rouge, âcre et amère; matière sucrée; matière amylacée; matière colorante; acide malique, muriale de potasse, chaux et silice. Ces substances sont énumérées dans l’ordre de la plus grande quantité. (A. R.)
CaLâMBAC. V. Rois d’aloès.
CALAMENT. 3'Ielissa Calamintha, L. Thymus calamintlia, Scopoli. Rlch. Bot. méd. , t. I, p. 205. (Famille des Labiées, Juss. Didynamie Gymnospermie , L.). Cette plante, qui croit dans les localités pierreuses de l’Europe méridionale et tempérée , a une tige herbacée , rameuse , dressée, velue. Ses feuilles sont cordiformes, arrondies, pétiolées, dentées, molles et velues. Ses fleurs, analogues à celles du thym, dont le calaraentest congénère, sont purpurines, disposées en petites panlcules pédonculées, placées dans les aisselles des feuilles supérieures.
Le calament a une odeur agréable, qui ressemble à celle de la mélisse. Il est doué par conséquent, comme celle-ci, de pro-
CALAxMüS AROMATICUS. 5ii
priélés stimulantes et antispasmodiques. Les anciens en faisaient beaucoup d’usage comme stomachique, expectorant, et contre l’asthme. Il entre dans la composition de la thér!a(|ue, de l’eau vulnéraire, du sii'op d’armoise, de la poudre chalvhée, etc.
CALAMINE , pierre calaminaire. On a donné le nom de calamine à un minerai qui se l’encontre dans la nature, et qui est un composé d’oxide de zinc, de silice, d’eau, et quelquefois d’oxide de cadmium.
C est particulièrement de la calamine qu’on extrait le zinc métallique. Cette extraction fait partie de l’histoire de ce métal. Voyez Zinc.
CALAMUS AROMATICUS ou VERUS. Sous ce nom, on désigne, dans les officines, la racine de V Acorus caLamuSj\-i. — Rich. Bot. méd., 1. 1, p. 48. (Famille des Aroïdées, Juss. Hexandrie Monogynie, L.) Cette plante croît sur les bords des fossés et des étangs de l’Europe septentrionale. On la trouve particulièrement en France, dans les Vosges, et dans les départemens qui forment les anciennes provinces de la Bretagne et de la Normandie. Sa racine (ou plutôt son l’hizôme) est vivace, horizontale, un peu plus grosse que le doigt, présentant des nœuds de distance en distance, donnant naissance à des radicelles très nombreuses et à une touffe de feuilles ensiformes, striées, et engainantes à la base. La tige est dressée, très simple, comprimée et foliiforme , s’ouvrant à sa partie moyenne pour laisser sortir un spadice sessile et conique allongé, c’est-à-dii'e un assemblage de petites fleurs jaunâtres, hermaphrodites, très sei’rees les unes contre les autres. C’est le rhizome desséché de cette plante qui est employé sous le nom de Caiamus aromaticus. Il a une odeur aromatique particulière très agréable, et qui se conserve pendant très long-temps. Sa consistance est spongieuse; sa cassure résinoïde et parsemée de jioints luisans; sa couleur fauve et claire; et son état de siccité est variable suivant l’état hygrométrique de l’air. Les radicelles dont il est garni sont encore plus aromatiques que le corps même du rhizome, qui est très sujet à être piqué des vers. D’après l’analyse chimique que
5i2 calamus rotang.
M. Tromsclorir [Ann. de Chim.j t. LXXXI, p. 332) a faite du Calamus arorriaticus à l’état frais , il est composé , sur 64 onces , de matière extractive , 9 gros ; gomme , 3 onces \ ; résine visqueuse, I once inuline, ou substance amylacée qui a du rapport avec l’inuline, i once; huile volatile, i5 grains; matière ligneuse, i3 onces 6 gros; eau, 4^ onces. Le Calamus aromaticus est un médicament très stimulant dont on ne fait plus un grand usage; il entrait dans la composition de plusieui’s préparations pharmaceutiques, que les anciens employaient fréquemment. Dans la Prusse ducale , où cette plante est fort commune, on la mêle avec le grain destiné à la fermentation, et c’est elle qui donne à l’ eau-de-vie de Dantzick ce parfum d’iris tirant sur la cannelle, qui la caractérise.
M. Gulhourt (Journ. de Chim. méd. j t. I , p. 22g) a fait observer que le vrai Calamus aroniaticus des anciens n’était point VAcorus calamus de Linné. On est forcé d’en convenir, en lisant les descriptions qu’en ont laissées Prosper Alpin et d’autres vieux auteurs; mais il est plus que douteux que ces descriptions s’appliquent au Gentiana Chirayta deRoxhurgli, comme le veut M. Guihourt. Cette plante de l’Inde paraît avoir été complètement ignorée des anciens, et d’ailleurs elle est entièrement privée d’odeur. (A. R.)
CALAMUS ROTANG. Petit arbre de la famille des Palmiers et de l’Hexandrie Monogynie, L. Il croît près des rivières, dans les forêts des Indes orientales. Son tronc est très dense, muni d’aiguillons dressés; ses frondes sont pinnées, et son régime composé de fleurs hermaphrodites auxquelles succèdent des noix petites, arrondies, et couvertes de petites écailles imbriquées. Rheede {Jlort. malah-A^^- H et 65) et Rumph {IIerb. amboi?i.^tixh. i5i) en ont donné des figures. Le fruit de ce lîalmier , ainsi que celui du Calamus Z)raco,yV ïlid. , qui parait n’en être qu’une simple variété , abonde en un suc résineux rouge, qu’on extrait par le moyen de l’eau bouillante, et qui est une des espèces de sang-dragon répandues dans le commerce.
PiÉSlNE , Sang-dbaüon.
On croit que les baguettes qui se vendent en Europe, sous le