‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 15 sur 130 · ALCALIS VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

ALCALIS VÉGÉTAUX

en neutralisant leur acidité} 3°. d’être solubles dans l’eau; 4“. de changer en vert les couleurs bleues végétales, celles de la mauve, de la violette , de ramener au bleu le papier de tournesol rougi pai un acide, de brunir le papier {^jaune^ de curcuma, etc. Cette dénomination, bornée à quelques substances, à la potasse ( Valcali végétal) (i) , à la soude ( Valcali minéral), h. l’ammoniaque ( l alcali animal), fut ensuite augmentée, et Fourcroy ajouta à ce nombre la baryte et la stront^ane , Depuis, la liste de ces substances s’est considérablement accrue; mais comme 1 on a reconnu que les alcalis étaient des combinaisons des métaux avec l’oxigène, on les a classés d’après leurs propriétés. ( V Oxides métalliques. ) (A. C.)

ALCALIS , alcalis organiques. On a nommé

alcalis végétaux, alcalis organiques, des principes particuliers nouvellement découverts dans les végétaux. Ces corps, composés d oxigene, d’iiydrogcue , de carbone et quelquefois d’azote, sont susceptibles de s’unir aux acides, de les saturer, et de former avec eux des sels.

La découverte d’une substance alcaline dans l’opium fut attribuée à Sertuerner , ebimiste allemand; elle fut revendiquée par les chimistes français, qui avaient des droits à cette revendication.

vV peine l’existence de cette substance fut-elle constatée, que de nouveaux travaux annoncèrent de nouveaux produits. MM. Pelletier, Caventou, Labillardière, Lassaigne, Feneule, firent connaître à la science, la strichnyne, la brucine , la cinchonine , la quinine, la vératrine,la delpliine, l’émétine. Plus tard d’autres chimistes reconnurent d’autres principes ; mais leurs caractères alcalins n’étant pas aussi tranchés, il est question de savoir si ces corps doivent être regardés comme des alca'lis végétaux , ou comme des corps particuliers retirés , des végétaux, mais ne jouissant pas de l’alcalinité.

La propriété alcaline des alcalis organiques, l’existence de

(i) Termes anciennement usités.

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