‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 28 sur 130 · AMBROISINE · texte numérisé non relu

AMBROISINE

On traite l’ambre grisa chaud par de l’alcool pur, de 1a densité de 827; on filtre la liqueur bouillante, on l’abandonne à elle-même. SI la température est peu élevée, l’ambréiue se dépose bientôt sous forme de cristaux plus ou moins réguliers, qui présentent des espèces de houpes déliées. On recueille ces cristaux on les comprime entre des feuilles de papier pour leur enlever une grande quantité d’alcool qu’ils retiennent. On fait évaporer les eaux mères, et on recueille une nouvelle quantité d’ambréine qui est moins pure que celle obtenue primitivement; on peut la purifier en la dissolvant de nouveau et en faisant cristalliser.

L’ambréine pure est blanche ; elle possède une odeur suave; mais, selon MM. Pelletier et Caventou, cette odeur ne lui appartient pas, elle la perd plus ou moins par des solutions répétées. Elle est insipide; elle n’altère pas la couleur du tournesol ; elle est insoluble dans l’eau , soluble dans l’alcool et l’éther. Soumise à l’action de la chaleur, elle se ramollit à 25° et se fond à 82°. Si l’on porte la température à 1 00°, l’ambréine se colore en brun ; il y a décomposition , volatilisation d’une fumée blanche qui n’est, selon les auteurs, que de l’ambréine qui s’est volatilisée. L’ambréine traitée par l’acide nitrique se dissout avec dégagement de gaz nitreux; elle donne naissance à un acide particulier que MM. Pelletier et Caventou ont nommé acide alnbréique. {Voir ce mot. )

L’ambréine soumise à l’action des alcalis ne se saponifie pas. Cette manière de se comporter avec les alcaîî^a rapproche de la cholestérine; mais celle-ci n’est fusible qu’à i37°, tandis que l’ambréine l’est à 82.

• L’ambréine n’est pas usitée dans l’art médical. (A. C.)

AMBRETTE. Semence odorante ainsi nommée à cause de son odeur qui approche de celle de l’ambre. {V. Abelmosc. )

AMBROISINE ou thé du Mexique. Chenopodium aiahro^ sioides. L. ( Chenopodées. J. Pentand. Monogyn, L. ) Plaute annuelle, originaire du Mexique et des Etats-Unis, mais qui, sortie des jardins où elle était cultivée, s’est en quelque sorte

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