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fût permis d’exposer nos propres idées et les connaissances que nous avions acquises sur la science des inédicamens.
Pour opérer une réforme avantageuse dans l’ouvrage que nous offrons au public, nous avons fait porter principalement notre attention sur les substances véritablement utiles à la Médecine. Nous avons profité de toutes les analyses et découvertes opérées par les chimistes modernes , de toutes les reclierches fructueuses dues au zèle et aux talens des naturalistes : sous ce rapport, notre travail a été dirigé par la seule intention d’étre utiles sans prolixité, et d’être laconiques sans omission grave. Que si nous n’avons pas cité quelques-uns des résultats obtenus par les médecins et pharmaciens qui ont rendu et rendent encore de si nombreux services à la science , c’est que nous avons dû nous renfermer dans un cercle assez étroitement circonscrit et ne pas dépasser les bornes d’un ouvrage dont le mérite principal est d’être élémentaire. Cependant nous avons introduit dans ce Dictionnaire plusieurs articles qui ne sont pas strictement du domaine de l’art médical. 11 y en a qui dépendent de l’Économie industrielle et domestique , d’autres des Arts et de l’Agricultui’e, quelques-uns même qui n’intéressent pour le moment que la Chimie proprement dite, etc. Mais comme la plupart des substances qui sont l’ob-
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jet de ces articles ont été publiées dans les recueils périodiques consacrés à la Pharmacologie , comme ces substances ne sont pas dépourvues de quelques propriétés médicales, nous avons jugé nécessaire d’étendre les renseignemens qui pouvaient être acquis sur leur compte.
Si nous avons éliminé un assez grand nombre d’objets évidemment inutiles à la Médecine, d’un autre côté nous avons rétabli beaucoup de substances condamnées à un injuste oubli par les modernes. On conviendra, en effet, qu’après avoir été excessivement crédules, les médecins sont tombés dans un excès contraire , par suite d’une révolution dans l’art de guérir, dont les phases ne sont pas achevées et dont les principes sont loin d’être admis tels qu’ils ont été présentés dans l’origine de cette révolution. Certainement il n’y a que trop de ces merveilleuses panacées qui ont fait pendant long-temps l’admiration des ignorans et la fortune des charlatans* mais aussi on a eu le tort très grave de se priver de l’emploi de plusieurs médicamens qui, par leurs qualités physiques et la nature de leurs principes constituans, sont doués d’énergiques propriétés sur lesquelles l’expérience est appelée à prononcer.
C’est particulièrement sur les qualités physiques et incontestables de ces substances que nous avons msiste, en nous éclairant par l’analogie que nous
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ofi’raient la méthode naturelle pour les êtres organiques, et la composition chimique pour les corps bruts. Dans ces recherches nous avons eu recours aux conseils et à robligeance de nos amis , auxquels nous témoignons ici notre reconnaissance, et en particulier à notre collègue M. Guillemin, membre de la Société d’Histoire naturelle, qui, animé du même zèle que nous, s’est chargé d’une partie de la collaboration de cet ouvrage, et qui est l’auteur d’un très grand nombre d’articles signés A. R.
Paris, le îo novembre i8a6.