‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 31 sur 130 · POTASSE.) (-A · texte numérisé non relu

POTASSE.) (-A

APIOS. Euphorbia Apios, L. ( Euphorbiacées. J. Monœcie monandr. L. ) Espèçe d’eupborhe ou de tithymale, originaire de 1 lie de Candie, dont le nom tiré du grec rappelle sa racine tubéreuse elpyriforme. Dioscoride, Théophraste et Pline nous ont fait connaître Faction hydragogue de la racine à’apios. Cette

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propriété se retrouve égalemeut dans la plupart des espèces du même genre. Cette racine est entièrement inusitée aujourd’hui.

APOCIN, herbe de la liouette. Asclepias syriaca. L. Plante de la famille des Asclépiadées et de la Pentandrie inonogynie.

Quoic|ue<originaire de Syrie et d’Égypte, et par conséquent indigène des pays chauds, elle supporte les froids les plus rigoureux de notre pays. La tige périt chaque année , mais de nouvelles souches se reproduisent de ses racines. Cette plante peut être multipliée, soit par des boutures, soit par des semis.

Le fruit de l’apocin, nommé en Égypte Beidelfavj porte un fruit qui s’ouvre quand il est mûr , et qui laisse apercevoir un duvet soyeux qui enveloppe les graines. Ce duvet , qui a fait donner à l’apocin le nom Marbre à soie j de plante à ouate j a d’un à deux pouces de longueur; il peut être cardé , en ayant la précaution, avant toute chose , de l’exposer à la vapeur de l’eau chaude. On a préparé, avec le duvet de l’apocin , des chapeaux , des bas , des bonnets , une espèce de velours , des espèces de flanelle, des satins, des espagnolettes, etc.

M. Le Normand, technologue, s’est occupé de ce produit qui peut être d’une grande utilité pour notre industrie. On a préparé avec le duvet de l’apocin des plumasseaux propres à remplacer la charpie. Ces plumasseaux, mis en usage, ont donné des résultats analogues à ceux que l’on obtient de l’emploi de la charpie. ( Berdwer. ) (A. C.)

DES APOZÉMES.

Les apozèmes sont des médlcamens liquides, ayant l’eau pour excipient. Ils ne different des tisanes qu’eu ce qu’ils ne servent pas de boisson habituelle aux malades.

Ces médicamens sont toujours le résultat de la macération, de l’infusion ou de la décoction d’une ou de deux ou plusieurs substances auxquelles on ajoute quelquefois des sels, de la manne, dés extraits, des pulpes, etc. Le mode de préparation

3i8 APOZÉMES.

est à peu près le même que celui employé pour la préparatioa des tisanes.

Les apozèmes peuvent être préparés par infusion ; les précautions à observer sont les mêmes que celles indiquées à l’article Infusion. Il en est de même pour la préparation des apozèmes par macération et par décoction. Quant à celles qui doivent être préparées tout-à-la-fols par macération , décoction et infusion , on doit suivi’e les règles suivantes.

Règles générales pour la préparation des apozèmes.

1°. Faire choix de substances bien saines qui doivent entrer dans ces préparations.

2°. Les diviser parfaitement par des moyens mécaniques (/a lime J la rûpej le couteau,, etc. ) , afin de (acillter l’extraction des principes qu’ elles contiennent.

3°. Faire macérer avec une certaine quantité du liquide les substances dures et sèches qui ne peuvent être que difficilement pénétrées par les liquides.

4°. Faire bouillir dans l’ordre suivant les substances qui entrent dans l’apozèrae :

a. Les matières ilures, les haies, les écorces , les racines sèches divisées d^ abord, et soumises à la macération ;

h. Les racines fraîches coupées ou contusées;

c. Les fruits divisés, mondés de leurs pépins, noyaux, enveloppes, etc.;

d. Les herbes fraîches contusées;

e. Les semences inodores concassées.

5”. A retirer du feu la décoction bouillante pour la A'erser sur les racines , bois, herbes , fleurs, semences aromatiques, ces substances étant divisées d’avance par les divers moyens qui doivent être mis usage. A laisser aussi infuser ces substances, en ayant soin que le vaisseau où se fait l’infusion soit convenablement fermé.

6°. A laisser refroidir, à passer avec expression, à laisser déposer et à n’introduire l’apozèine dans les vases qui doivent le recevoir que lorsqu’il est bien clair et privé par décantation ou

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partout autre moyeu de clarification, des substances qui se trouvaient en suspension dans ce liquide.

7°. Il faut avoir soin d’employer des vases qui ne puissent être. altérés par les substances qui entrent dans le médicament. Ces vases attaqués communiqueraient aux apozèmes des propriétés nuisibles, changeraient la nature de la préparation.

Apozème anti - SCORBUTIQUE , apozème de raifort composé. ( Codex. )

Racine de bardane. ... ( i once ) Sa grammes

de patience. ... ( i once ) Sa.

Faites bouillir ces racines divisées convenablement avec Eau commune (4 livres) aooo grammes.

Continuez l’ébullition pendant un quart d’heure, versez ensuite ce décoctum bouillant sur les substances suivantes :

Racine de raifort sauvage. ... ( i once )

Feuilles de cocbléaria contusées ( i once ) Cresson de fontaine contusé. . . ( i once)

Ményanthe ( i once )

Sa grammes

Sa

Sa

Sa.

Bouchez exactement le vase où se fait l’infusion ; laissez en repos jusqu’à ce que la liqueur .soit refroidie ; passez ensuite avec expression * laissez reposer , et décantez,

Cet apozème est un bon médicament à mettre en usage

contre les maladies cutanées.

Apozème apéritif , apozème dit des cinq

racines. ( du

Codex. )

Racines fraîches de petit houx

( demi-once )

16 gramm.

d’asperges. • . .

( demi-once )

de panicaut. .

( demi-once )

Divisez ces racines en tranches très minces, et faltes-les bouillir pendant un quart d’heure avec eau commune (a' livi) 1000 grammes; versez la décoctioji bouillante sur les substances .suivantes :

APOZÉMES.

Racines de persil. . .

de fenouil . .

(2 gros) 8 grammes (2 gros) 8.

Faites infuser pendant quelques minutes, passez, laissez déposer , et à la liqueur claire ajoutez

Sirop des cinq racines . . ( i once ) 82 grammes

Nitrate dépotasse (20 grains) i.

Cet apozeme est très bon dans les cas de maladie des Toles urinaires. Le médecin est à même de modlGer les quantités de nitre et de substances employées dans la préparation de ce

compose.

ArozÈME LAXATIF. ( Codex, )

Feuilles vertes de bourracbe. . .

de buglpsse .... de cbicorée ....

( I once ) ( I once ) ( I once )

Faites Infuser pendant un quart-d’heure dans

Eau bouillante (2 livres)

Ajoutez au produit de la décantation

Sulfate de soude (2 gros )

Sirop de violettes (1 once)

,32 grain.

1 000 gram .

8 gram.

Agitez pour que le mélange soit égal dans toutes ses parties.

Apozème purgatif. ( Codex. )

Feuilles vertes de boarracbe.

C I once )

32 gramra.

de buglosse. . .

( I once )

de cbicorée. . .

( I once )

Feuilles de séné mondées....

(demi-once)

Sulfate de soude

(demi-once)

Faites infuser pendant une deml-bcure dans

Eau bouillante (2 livres) 1000

ARACIJIDE. 321

Passez avec expression, laissez déposer, décantez et ajoutez

Sirop de séné composé (i once) 32 gramm.

Le nombre des apozèmes dont nous rapportons ici les formules est peu considérable. Le pharmacien appelé à préparer ceux cjui lui sont journellement ordonnes par le praticien , doit, pour ces préparations, se conformer aux règles que nous avons indiquées précédemment. (;j ^

APPAREILS. On appelle appareü, la réunion de plusieurs vaisseaux de verrez, de métal, de bois, etc. , destinés à la préparation des diverses substances chimiques ou pharmaceutiques.

A chaque opération, nous donnons la description de l’appareil mis en usage pour cette opération, et des planches placées à la fin de cet ouvrage donneront la figure des appareils dont nous aurons été à même de parler. ÇA. G.)

ARACHIDE, ARACHINE ou pistache de terre. A rachis hypogœa. L.-Ricb. Rot. méd.,t. II, p. 547. (Légumineuses. Juss. Diadelphie décandrie. L. )

L arachis est originaire de l’Amérique , d’où on l’a transplantée et cultivée en Espagne, et elle est maintenant introduite en France, où on essaie de la multiplier de manière à en tirer tout le parti qu’elle donne à espérer.

CeUe plante est curieuse par la manière dont elle produit ses fruits, et digne des soins du cultivateur par les services que! le peut olfrir. Elle a reçu diverses dénominations suivant les localités où elle croît, et dérivées de la configuration de son fruit et de 1 Usage que 1 on peut en faire. On la nomme marii, chez les Espagnols américains; halcacahualtj chez les naturels du Mexique; cacahuatcj qhez les Espagnols du Mexique; chez les naturels du Pérou, notamment à Quito; mandobi ou manobi, chez les naturels du Brésil et par les Portugais qui y habitent; et chez les Maures. Enfin, c’est à raison

de la forme de son fruit analogue à celle des pistaches vraies, et à la propriété qu’il a de végéter sous terre , que ce fruit a pris le nom de pistache de terre.

I Tome I. 2^

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