AXONGE
sous les noms S!aiirone mâle ou de citronellej est abondamment cultivée dans les jardins. Elle appartient à la famille des Corymbifères et à la Syngénésie superflue. C’est un arbuste de 2 à 3 pieds d’élévation, ayant des feuilles finement découpées en lobes linéaires , étroits , pubescens, répandant une odeur très suave de mélisse ou de citron. Ses capitules sont petits et pauiculés à la partie supérieure des tiges.
Cette espèce est bien plus cultivée comme plante d’agi'ément, que pour ses usages médicaux. Néanmoins elle est stimulante, sudorifique et emménagogue ; son infusion tbéiforme est extrêmement agréable, et plusieurs personnes l’ont proposée comme un des meilleurs succédanées du tbé. (A. R.)
AURONNE FEMELLE. Nom vulgaire de la Santoline. V. ce mot. (A. R. )
AXONGE, graisse de porc. L’âxonge est une substance blanche formant Y épiploon qui recouvre les intestins du porc. Cetle substance , telle quelle est retirée de l’animal , a une couleur blanche légèrement rosée; son odeur est fade, sa consistance est plus ou moins grande ', elle graisse les doigts. A cet état, elle est accompagnée de membranes, et elle retient une certaine quantité de sang et de substances étrangères (i) qu’il est indispensable de lui enlever pour l’amener à l’état de graisse destinée à être employée à la préparation de quelques médicamens. On lui fait subir l’opération suivante:
On sépare autant qu’il est possible les membranes qui recouvrent la graisse ; ou coupe celle - ci en petits morceaux , on les malaxe dans l’eau, ou on les soumet à l’action, du pilon dans un mortier de marbre. Lorsque la graisse qui est ainsi malaxée ou pilée ne communique plus rien à l’eau, et que celle-ci en sort limpide et incolore , on la met dans une bassine de cuivre que l’on chaulfe au moyen d'un feu très doux ,
(i) L’eau pure qui a servi h laver l’axonge ayant été soumise à l’évaporation, nous a fourni un résidu de couleur jaune qui contient des sels et une matière animale dont nous n’avons pu ( faute de temps ) déleiminer la
nature.