‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 56 sur 130 · BABEURRE · texte numérisé non relu

BABEURRE

corps combustible 5 lorsqu’il est allumé, on le recouvre gvec une grande clQche dont les parois inférieures plongent dans l’eau. Par la combustion du phosphore, le gaz oxigène de l’air est absorbé en partie , et il se forme de l’acide pbospliorique qui se dissout dans l’eau; celle-ci monte dans la cloche. On agite, pour que l’eau puisse dissoudre tout l’acide formé; on introduit dans l’air restant quelques cylindres de phosphore portés sur des tubes de verre creux, et ou laisse ce combustible en contact avec l’air jusqu’à ce que les morceaux de phosphore ne soient plus lumineux dans l’obscurité, ce qui indique que 1 azote n est plus mêlé d’oxigene. On retire le phosphore, on fait passer l’air dans des flacons, et on y ajoute de la potasse caustique qui se dissout dans l’eau et qui absorbe l’acide carbonique et une petite quantité de vapeur de phosphore qui était encore en contact avec le gaz azote et qui altérait sa pureté.

Ce gaz ainsi obtenu est pur. 100 parties d’air atmosphérique fournissent 7g de ce gaz.

L’azote est un gaz permanent, sans odeur , couleur ni saveur ; son poids spécifique, comparé à celui de l’air qui est 1,000, est de 0,9757 ; il est susceptible de se dilater par l’action de la chaleur, de se comprimer par l’aetion du froid. A l’état de gaz, il n a pas d’action sur le gaz oxigène. Il est impropre à la combustion et a la respiration; les animaux qui sont exposés à son action sont frappes d’asphyxie.

L’azote n’est pas employé dans l’art médical; cependant le pharmacien doit connaître son extraction, puisqu’il peut en avoir besoin dans quelques opérations. Quelques chimistes pensent que 1 azote n’est pas un corps simple, mais bien un oxide ; des expériences seules pourront nous convaincre de la vente c.e cette assertion encore hypothétique. (A. C.)

babeurre, lait de beurre. On a donné le nom de babeurre a un liquide composé du sérum du lait, de quelques parties butireuses et caséeuses.

374 BABLAH.

Celle liqueur se sépare de la crème lorsqu’on la soumel au battage pour réunir les parties grasses qui doivent former le beurre.

Le lait de beurre est employé eomme aliment ; je l’ai vu mettre en usage avec succès comme délayant et rafraîcliissant. Il a beaucoup d’analogie avec le petit-lait. ( V. ce mot.)

BABLAH ou Tannin oriental. On a récemment importé dans les ports français une quantité considérable de fruits d’un arbre de la famille des Légumineuses, qui croît dans les Indes orientales, et auxquels on donne, dans le commerce, le nom de bablali. Ces fruits proviennent àsV Acacia arabica, Willd. , figuré par Roxburgh Plant, coromand. , t. II, p. i49 )• Ce sont des légumes d’un gris cendré, couverts d’un léger duvet, divisés transversalement par plusieurs étranglemens interl oculaires , offrant dans l’épaisseur du péricarpe une substance noire concrète, brillante, douée d’une saveur très acerbe , et contenant entre chaque étranglement une graine elliptique et aplatie. Ces fruits varient par la profondeur des sinus qui forment les étranglemens ; nous en avons vu qui sont à peine étranglés , tandis que d’autres le sont au point que chaque gousse peut facilement se rompre en plusieurs pièces. Il paraît que le balilah est très riche en tannin et en acide gallique, car on l’emploie avec le plus grand avantage pour le tannage et la teinture en noir. D’après des expériences faites par MM. Roard et Petit, le hablah serait, suivant le premier, inférieur en qualité à la noix de galle, et selon l’autre, supérieur pour la teinture. Nous avons reçu de M. Leprieur, pharmacien de la marine au Sénégal , des échantillons diA. arabica, dont les fruits sont semblables à ceux de la plante indienne. Comme cette espèce est très commune sur le continent africain , il serait à désirer que la colonie du Sénégal s’occupât dë^ la récolte du hahlah , qui donnerait des bénéfices plus assurés que les cultures si chanceuses du coton, de l’indigo, etc.

Il y a long-temps que l’on a Introduit en France, paf la voie Je Marseille, le même hablah provenant de la Haute-Égypte.

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