BALANCES
la perte qu’il éprouve lorsqu’il est plongé dans l’eau , le quotient exprime le nombre demandé ou la quotité de fois que le corps propjsé pèse plus qu’un pareil volume d’eau. Voir aux ouvrages de Physique les articles Aréomètre, Poids spécifique, etc. ^0
BALANCES. Les balances sont des instrumens propres à déterminer le poids des corps.
On se sert, dans les pharmacies et dans les laboratoires, de plusieurs sortes de balances.
Les balances destinées aux expériences de recherches et à peser les produits résultats d’une analyse , doivent être sensibles à un demi-milligramme , quoiqu’elles puissent peser un demikilogramme. Pour obtenir une grande exactitude dans l’emploi de ces balances et pour corriger les plus légères différences qui peuvent résulter de la longueur plus ou moins grande des leviers du fléau, on emploie la méthode des doubles pesées : elle consiste à équilibrer les deux plateaux en mettant dans celui qui ne contient pas le corps à peser , des grains de plomb ou toute autre substance en quantité suffisante pour rétablir 1 équilibre , à remplacer ensuite le corps que l’on veut peser par des poids, au moyen desquels on rétablit de nouveau 1 équilibre. On conçoit que ces poids remplaçant le corps absolument dans les mêmes circonstances , pèsent exactement comme lui.
Les balances d’essais doivent être conservées dans des cages de verre ; elles doivent être mises à l’abri des vapeurs humides et des gaz qui se dégagent dans les laboratoires.
Les balances ordinaires , celles qui doivent peser jusqu a 5oo grammes'( 1 livre) , doivent être sensibles à moins d un grain (de 3 à 5 centigrammes). Celles qui sont employées pour supporter des poids de 8 à 10 livres, 4 ® ^ kllogram. , doivent être sensibles à (3 grains) un décigramme et demi; enfin, celles destinées à peser des quintaux doivent être sensibles a (2 gros) 8 grammes. La plupart des balances qui sont mises journellement en usage n’ont pas cette sensibilité.
Les plateaux des balances sont en bois , en cuivre, en argent, en platine , eu verre , et j’ai vu des balances d’essais dont les
ballons.
plateaux sont en corne : ces plateaux n’étant sujets ni à se casser ni a s altérer, sont très commodes (i). (A. Cl
BALAÜSTES. Balaustia. On appelle ainsi les calices et les fleurs doubles et séchés' du Grenadier. ( F. ce mot. )
BALEINE. Balœna Mysticetus. L. C’est le plus grand de tous les animaux connus. Il appartient à l’ordre des Mammifères Cétacés, et habite princiiialementles mers du Nord, où le nombre en diminue chaque jour. II acquiert quelquefois jusqu’à cent pieds de longueur, et une circonférence d’une égale dimension; sa gueule a vingt pieds d’ouverture, et les deux côtés de son pa ais sont garnis de seize a dix-huit cents de ces fanons noiratres et flexibles connus sous les noms de haleines, et dont on fait usage dans les arts. Chaque année l’on équipe de petites olti es pour la peche de la baleine, qui, outre ses fanons, fournit une énorme quantité d’huile que l’on évalue à 120 tonneaux pour un seul individu. Cet énorme cétacé est entièrement privé de dents; aussi ne se nourrit-il que de poissons une petite dimension ou de vers et de mollusques qui pululent dans les mers quil fréquente. Ses excrémens sont d^un jeau rouge, qui teint la toile d’une manière assez solide.
BALEINE ( Bi/ANC DE ). V . Cachalot et Speemacéti. BALLONS , matias. Les ballons et les matras sont des sp leres creuses en verre ou en métal qui sont terminées par un CO cylindrique dans le prolongement d’un rayon ; quelquefois ces spberes ont une ouverture que l’on nomme tubulure. Ces vases, dont la ligure sera dessinée dans les planches qui se trouveront a la fin du dernier volume, servent de digesteurs ; on les emploie pour obtenir diverses préparations. Ils font aussi partie de plusieurs appareils.
Les ballons en verre doivent être minces et d’une égale épaisseur dans toutes leurs parties; ils doivent aussi être exempts de
(i) Voir 1 article Balance, du T. II du Dictionnaire teclinologiqne. Cel article , dû à M. Francoeur, est du plus grand interet.
BALSAMITE. 38 1
ces protubérances que l’on appelle pontis. Choisis de la sorte, ils supportent l’action ménagée de la chaleur, et on les emploie à des solutions et à des décoctions qui ne pourraient s’opérer dans d’autres vases.
Il y a des ballons auxquels on adapte des montures en cuivre sur lesquelles on fixe des robinets à vis. Ces instrumens sontemployés pour prendre le poids spécifique des gaz. (A. C.)
BALLOTE NOIRE. Ballota nigra. L. — Rich. Bot. méd., t. I, p. 262. Bull iard , pl. Sq'y. (Labiées. Juss. Didynamie Gymnospermle. L. ) Cette plante est très commune en été sur le bord des routes et des fossés \ elle fleurit pendant la plus grande partie de l’année. Elle a une racine vivace, une tige dressée, rameuse, pubescente et rougeâtre, surtout à sa partie supérieure.. Ses feuilles sont pétiolées, ovales , presque cordiformes, aiguës , crénelées , un peu sinueuses et crépues ; ses fleurs sont purpurines, disposées eu petits faisceaux, dans l’aisselle des feuilles. On donne à cette plante les noms vulgaires de marrubin et marrube noir. Son odeur est fétide, et elle passait pour chaude et stimulante, propriétés attribuées au marrube blanc , Marruhium vulgare j L. , auquel on la substitue sans inconvénieus. Selon le docteur Tezner , la ballotte noire a été employée avec succès contre la phthisie! Il cite, dans le HannoverscU. Magaz. mai 1828, le cas d’un homme qui fut guéri par l’usage de cette plante prise en infusion, et préparée de la même manière que le thé. (A. R.)
BALSAMITE. Balsamita suaveolens. Desf. — Rich. Bot. méd. , 1. 1 , p. 383. Cette plante , de la famille des Synanthérées, tribu des Corymbifères > est vulgairement désignée sous les noms de grand baume j coq des jardins j menthe Notre-Dame ^ elle croit naturellement dans les lieux incultes des provinces méridionales. Sa racine vivace donne naissance à des tiges rameuses, de 3 a 4 pieds d’élévation, blanchâtres et comme pulvérulentes. Ses feuilles, d’un vert clair, sont elliptiques, allon.gées, obtuses, régulièrement dentées. Les capitules sont petits, très nombreux, blancs, disposés en une sorte de corymbe terminal.