‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 63 sur 130 · BAOBAB · texte numérisé non relu

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chaleur constanle et très élevée. La petitesse des serres s’oppose encore à ce que ces plantes prennent leur entière évolution. Lorsqu’elles ont fleuri , il faut avoir soin de couper la tige par le bas, afin de faciliter le développement des nouvelles pousses qui doivent s’élever de la racine.

BANCA. Espèce d’étain qui nous vient de l’île de ce nom.

Le banca se distingue cTu malaca par la forme de ses lingots qui sont oblongs, et par leur poids qui est de 4o livres ( 20 kilogr. ). V . Étain. (A. G.)

BANCOUL (Noix de). C’est le îtvàt^ç.V fleurîtes amhinux de Persoon, arbre de la famille desEupborbiacées et de la Monoecle Monadelpbie. L. Il croit dans les Moluques, d’où il a été importé a l’île de Bourbon. Selon Commerson, ce fruit est composé de deux noix de la forme d’une châtaigne , accolées sous un péricarpe commun et charnu , ayant chacune en outre une enveloppe coriace et contenant une graine couverte d’un tégument dur et ligneux , graine qui est très sapide, aphrodisiaque, mais un peu trop indigeste. Rumph , qui nomme cette plante Caniiriunij dit que les habitans d’Amboine en mangent les graines crues assaisonnées d’un peu de poivre , mais qu’elles sont enivrantes. Il est plus sûr de les faire cuire. L’huile qu’on en retire par expression est employée par le peuple pour faire frire le poisson.

BAOBAB. Adansonia digitata. L. ( Malvacées. J. Monadelpbie Polyandrie. L.) L’arbre qui porte ce nom est originaire du Cap-Nertj'de la Guinée, de l’Éthiopie et de plusieurs autres parties de l’Afrique. C’est le végétal qui acquiert les dimensions les plus colossales. On en rencontre quelquefois des individus dont le tronc a jusqu’à 3o pieds de diamètre; et d’après des calculs ingénieux d’Adanson , ce savant naturaliste avait établi que ceux qu’il a vus au Cap-V ert n’avaientpas moins de 5 à 6 mille ans d’existence. Les feuilles du baobab ressemblent assez à celles du marronnier d’Inde, c’est- à- dire qu’elles sont digitées. Ses fleurs sont très grandes , et les fruits qui leur succèdent sont ovoïdesallongés, à peu près de la grosseur de la tête , durs et crustacés en dehors où ils sont recouverts d’une pellicule verte et tomen-

BAIIDANE. 38Ô

teuse, pulpeux Intérieurement. Cette pulpe, qui est rouge, a une saveur aigrelette et astringente. Au rapport d’Adahson et L dofcteur Louis Franck , les habitans des pays où croît le baobab emploient cette partie pulpeuse comme très efficace contre la dyssenterle. Cette pulpe était autrefois apportée en Europe sous Je nom de terre sigillée de Lemnosj mais elle n’est plus usitée. M. Vauquebn a fait l’analyse de la pulpe de baobab. Il y a trouvé de I amidon , une gomme parfaitement analogue à la gomme ara- Jjique, un acide qui se rapproche beaucoup de l’acide malique et u sucre cnstalbsable. Ses graines contiennent une buile gras'se. Les feuilles et l’écorce de ce grand arbre, de même que celles des autres végétaux de la famille des Malvacées, contiennent du mucilage, et peuvent être employées comme adoucissantes et emoliientes. (A R )

barbeau. Un des noms vulgaires du bleuet ( Centaurea Cyanus. L. ) Bleuet. \

BARBE DE BOUC. Nom vulgaire du Salsifix des prés (Tragopogon pratensej L. ) Salsifix. ^

BARBOTINE. L’un des noms vulgaires du Semen contra, y. ce mot. (A • R )

BARDANE. Glooteron. Herbe aux teigneux. Arctium Lappa. L.-Ricb. Bot. méd., tom. I, p. 384. On appelle ainsi une plante vivace de la famille des Synanthérées, tribu des Carduacees, et de la Syngénésie égale, très commune dans les bois ou les lieux incultes de toute la France. Sa racine est longue , cylln- ^ riqueet rameuse , d’un brun noirâtre extérieurement, blancbe a son intérieur. De cette racine poussent des feuilles radicales res grandes, pétiolées, cordiformes , et un peu ondulées sur leurs bords blanebâtres, et comme’ cotonneuses à leur face in eiieiire. a tige, haute de trois à quatre pieds, est rameuse, cylindrique, rougeâtre et pubescente. Les fleurs sont violacées. Les capitules sont presque globuleux , ayant leur involucre compo^e d écaillés recourbées en forme d’hameçon à leur sommet.

U distinguait autrefois deux sortes de racine de bardane: la

Sut™ " P" et

fa- lArcUum Lappa.U Mais ces deux espèces étant Tome I. ^5

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les mêmes par leur mode d’action , cette distinction est tombée en désuétude. v

La racine de bardane est un médicament assez fréquemment employé. Sa saveur est douceâtre et un peu amère; elle paraît contenir une assez grande quantité d’inuline. Elle agit principalement sur le système exhalant , et on l’emploie comme diapborétique, soit dans les maladies chroniques de la peau, soit dans les maladies vénériennes. On l’administre en décoction à la dose d’une à deux onces pour deux livres d’eau. (A. G.)

BARGENDGE. V. Baisonge.

BARILLE. Barilla àes Espagnols. Nom vulgaire de plusieurs espèces de Salsola et autres plantes maritimes analogues , qui, par leur incinération, donnent la soude. V. ce mot. (A. R.)

BARIUM , métal de labaiyte. I^eharium est un corps simple, combustible métallique, qui existe dans la nature à l’état d’oxide, combiné à divers acides et formant des sels (les sels de baryte).

Ce métal peut s’obtenir de la manière suivante. On prend un sel de baryte (le sulfate, par exemple) , on le réduit en poudre fine, on le mêle à une quantité suffisante d’eau pour en former une pâte dont on fait une espèce de capsule; on place dans cette capsule du mercure métallique, on la place sur une plaque de métal, et on soumet à l’action d’un courant électrique, en faisant communiquer le fil vitré om positif de la pile avec la plaque métallique, et le fil résineux ou négatif a.\ec\e mercure. Aussitôt l’action commence ; l’acide et l’oxigène du sel sont attirés par le fil vitré, tandis que le barium mis à nu se trouve en contact avec le mercurè, s?y unit et forme un amalgame. On distille cet amalgame dans une petite cornue à laquelle est adapté un récipient ; on met dans la cornue avec l’alliage de l’huile de napbte , afin d’empêcher l’oxidation du métal : l’huile et le mercure se volatilisent ; le barium reste dans la cornue.

Selon Clarke , le barium est solide , très br*illant, aussi ductile que l’argent. Sa pesanteur spécifique, comparée à celle de l’eau prise pour unité , est de 4* Exposé au contact de 1 air, il s oxide en quelques instans à sa surface ; mais l’intérieur est encore mé-

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