‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 89 sur 130 · BOTANIQUE · texte numérisé non relu

BOTANIQUE

cloués ou privés d’une sensibilité réelle et du mouvement volontaire. Leur mode de reproduction tomipare les confond; n’ayant point de centre commun ^ point de poche intérieure et unique pour la nutrition de chacun d’eux isolément, ils peuvent être multipliés facilement de boutures , et certains d’entre eux (comme la plupart des zoophytes) ne sont animaux que par leur nature azotée; tandis que des végétaux (plusieurs conferves et arthrocliées) offrent une grande analogie avec ces animaux ambigus, tant dans leur structure organique que dans lee fonctions qui constituent l’ébauche de leur vie.

Mais si , négligeant ces considérations qui privent les classifications naturelles d’une parfaite exactitude , nous portons nos regards sur des êtres plus éloignés de la simplicité de ceux par les-/ quels la nature semble avoir préludé, comme par essais, à la belle construction des grandes machines vivantes, nous distinguons alors avec la plus grande facilité ces végétaux qui, en même temps qu’ils sont l’ornement de la terre, fournissent pour la plupart à ses babitans une nourriture saine- sur laquelle se fonde leur existence, ou des produits qui satisfont à toutes leurs nécessités.

Long- temps on méconnut la véritable manière de les étudier. On crut qu il Suffisait seulement de leur assigner des dénominations, et desavoir les propriétés vraies ou fausses qui leur étaient attribuées par l’empirisme , la superstition ou le charlatanisme. Mais comme ces dénominations étaient vagues, arbitraires, insignifiantes, ou, ce qui était encore pis, faussement sipificatives, la connaissance des plantes était toujours une chose difficile qu’on ne pouvait acquérir que par des traditions orales ou par des Interprétations , sources d’erreurs et d’embarras pour la véritable science. Ouvrez les livres de Pline et des anciens, qu on s est plu , nous ne savons pas pourquoi , à traiter de grands naturalistes, et vous verrez combien la connaissance des végétaux était alors entravée par des descriptions inutiles d’organes variables ou d’aucune Importance, par des comparaisons bizarres avec les objets qui leur ressemblent le moins, et par l’énumératiou fastidieuse de propriétés tellement imaginau'Cÿ, qu’on

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