TABAC
ceux de la circonférence femelles et stériles ; exemple , les centaurées, le grand soleil, etc.; 4°- Sjngénésie nécessaire , où les fleurons du centre sont mâles ou hermaphrodites, stériles , tandis qu’à la circonférence les fleurons sont femelles et nécessairement fertiles ; exemple , le souci ; 5°. Sj'ngénésie séparée f où les fleurons, quoique réunis en tête dans un involucre commun , sont néanmoins séparés les uns des autres , et contenus dans un petit involucre particulier ; exemple , YEchinops. (G... n.)
SYPBON. V. Siphon, t. IV.
SYRIJSGA VULGARIS. V. Lilas.
TABAC. Nicotiana Tabacum, L. — Rich. Bot. méd. , t. I, p. 297. (Famille des Solanées. Pentandrie Monogynie, L. ) Plante annuelle, originaire du Nouveau-Monde, d’où elle fut apportée en Europe dans le seizième siècle. Sa culture s’est ensuite répandue sur toute la surface du globe , mais principalement dans les régions chaudes et tempérées. La tige du tabac est haute de 2 à 4 pieds , dressée , rameuse , cylindrique, pubescente et visqueuse. Ses feuilles sont alternes, très grandes, ovales, aiguës , rétrécies à leur base, sessiles , pubescentes sur les nervures , légèrement visqueuses , d’un vert foncé en dessus, plus pâles en dessous, longues d’environ 1 pied, larges de 3 à 4 pouces. Les fleurs sont grandes, roses, à corolle infundibuliforme , et disposées en une petite panicule au sommet de la tige et de ses ramifications.
Toutes les parties de cette plante, les feuilles .surtout, exhalent une odeur vireuse et désagréable qui , par la dessication, devient très pénétrante. La saveur du tabac ainsi desséché est amère et très âcre ; elle irrite fortement la membrane muqueuse , et détermine une abondante sécrétion de salive. 11 est inutile de nous étendre sur son emploi comme poudre à priser et comme substance à fumer et à mâcher. Ces usages, si vulgaires aujourd’hui , n’étaient, dans l’origine ,