TOURNESOL EN PAINS
TOURLOUROUX ou CRABES DE TERRE DES ANTILLES. 'V. OcYPODE.
TOURNESOL EN DRAPEAUX. On désigne sous ce nom une substance tinctoriale formée de vieux chiffons colorés en bleu-violet avec le suc d’une plante qui croît abondamment dans le midi de l’Europe. Cette plante est vulgairement nommée maurelle dans nos départeinens méridionaux. C’est le Croton tinctorium, L. , qui appartient à la famille des Euphorbiacées et à la Monoecie Monadelphie du système sexuel. Ses tiges sont rameuses, longues d’environ un pied , garnies de feuilles alternes , ovales-rhomboïdales , plissées et ondulées sur les bords , molles et cotonneuses ainsi que tout le reste de la plante. Ses fleurs sont petites , agglomérées , terminales , et il leur succède des fruits composés de trois coques noirâtres. On pile les sommités de cette plante , on trempe dans son suc des chiffons que l’on expose ensuite dans des cuves où on a mis de la chaux et de l’urine putréfiées. Par l’effet de l’exhalation ammoniacale , les chiffons, de verts qu’ils étaient , prennent une teinte d’un bleu violet que l’on rend plus intense par de nouvelles immersions dans le suc et leur exposition à la vapeur ammoniacale. Cette couleur est usitée pour teindre en bleu le papier à sucre, l’extérieur des fromages de Hollande , etc. On assure que les Hollandais font exclusivement le commerce du tournesol en drapeaux, qu’ils en redissolvent la matière colorante , ou là mêlent avec de la potasse et de la chaux, et qu’ils en préparent une sorte de tournesol en pains, qui n’est pas le même que celui que Ton emploie en Chimie, comme réactif , et dont il sera fait mention plus bas. (G... n.)
TOURNESOL EN PAINS. Cette sorte se prépare dans les pays mpntueux' de l’Europe, où croissent abondamment sur les rochers diverses espèces de lichens tinctoriaux , les mêmes que ceux qui servent à la préparation de la parelle. /U ce mot, T. IY, p. 107. C’est surtout en Auvergne qu’on se livre à la fabrication de cette substance. On pulvérise les lichens , et on les mêle dans une auge avec moitié de leur poids de cendre^
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gravelées. On verse dessus de l’urine pour en former une pâte molle , et l’on remplace l’urine à mesure qu’elle s’évapore. Au bout de quarante jours , le mélange devient pourpre ; on le met alors dans une autre auge, et l’on y verse encore de l’urine. La pâte acquiert en quelques jours une couleur bleue; on la divise alors dans des baquets, et l’on y ajoute encore de l’urine ainsi que de la chaux. Enfin, on incorpore dans cette pâte assez de carbonate de chaux pour lui donner une consistance ferme , et l’on en forme de petits parallélépipèdes droits que l’on fait sécher à l’ombre.
Le tournesol en pains est une sorte de laque dont le carbonate de chaux est la base sur laquelle se fixe la matière colorante des lichens tournée au bleu par l’action des alcalis. Cette couleur est usitée dans les manufactures de papiers peints. La teinture de tournesol est un réactif extrêmement sensible pour déterminer la présence des acides libres qui , en s’emparant de l’alcali combiné à la matière colorante du tournesol , font paraître celle-ci sous la couleur rouge qui lui est essentielle. (G...N.)
TOUTE BONNE. Nom vulgaire de la sclarée , espèce de sauge. JP. ce mot.
TOUTE-ÉPICE. L’une des dénominations employées vulgairement pour désigner le fruit du Mjrtus Pimenta , L. , connu généralement sous le nom de piment de la Jamaïque. T7, ce mot. (G...n.)
TOXICODENDRON. P. Sumac vénéneux.
TOXICOLOGIE. Science qui a pour objet l’étude des poisons. 7'. ce mot.
TOXIQUE. Synonyme de poison, de venin.
TRAGACANTHA. V . Gomme adraganthe.
TRANSMUTATION. La transmutation est l’action de changer une substance en une autre. Les alchimistes donnaient ce nom au prétendu changement des métaux dits imparfaits en métaux parfaits , l’or ou l’argent.
TRASI. Nom sous lequel Lémery a décrit la racine de sou^ ^het rond. Tr. ce mot.
TRIANDR1E. 263
TRÈFLE D’EAU ou MÉNYANTHE. Menjantkes trifolia la j L. — Rich. Bot. méd. , t. 1 , p. 3 1 4* (Famille des Gentianées. Pentandrie Monogynie , L. ) Plante h erbace'e qui croît dans les localités aquatiques , principalement dans les eaux stagnantes de l’Europe et de l’Amérique septentrionale. Sa tige est une souche horizontale , articulée , cylindrique , rameuse , de la grosseur du doigt , munie à sa surface inférieure de fibres radicales. Les feuilles sont alternes, amplexicaules, membraneuses à leur base, portées sur un long pétiole, et composées de trois folioles ovales-arrondies , très glabres , obtuses , denticulées sur les bords. Ses fleurs sont blanches , un peu rosées , disposées au sommet d'un long pédoncule, en un épi court. La corolle est garnie intérieurement de poils papii] aires.
Les feuilles du trèfle d’eau sont d’une amertume franche et très intense. On les prescrit souvent en infusion comme toniques et fébrifuges , et dans tous les cas où l’emploi des amers est indiqué. A l’état frais , elles servent quelquefois à préparer des sucs amers. On fait, avec la plante desséchée, un extrait qui possède toutes les propriétés du trèfle d’eau, puisque ces propriétés ne dépendent pas de principes volatils. C’est ce que démontre l’analyse faite par TromsdorfF, et dont voici les résultats: matière féculente composée d’albumine; chlorophylle; extractif amer très azoté; gomme brune; fécule blanche de nature particulière ; acide malique ; ligneux ; divers sels. v
Les feuilles du trèfle d’eau sont usitées en certains pays pour donner de l’amertume à la bière. Ses racines ou rhizomes contiennent beaucoup de fécule, et sont employées, dans le nord, comme alimentaires. On s’en sert pour remplacer le houblon, dans la fabrication de la bière. (G...n.)
TRÈFLE MUSQUÉ. Un des noms vulgaires du Melilolus cœruleus. FVMélilot, t. ÏIÏ , p. 449*
TRIAINDRÏE. Troisième classe du système sexuel de Linné, renfermant toutes les plantes hermaphrodites à trois étamines non soudées par leurs filets (G... n.)
TROENE.
TRIFOLIUM MELILOTUS. Nom scientifique imposé par Linné au mélilot. TU ce mot.
TRIGONELLA FOENUM-GRÆCUM. F. Fenu-grec.
TRIPHARMACUM. Qui est composé de trois substances. Médicament composé dans lequel il entre trois substances.
TRIQUE-MADAME. Un des noms vulgaires du Sedum album, L. F. Orpin.
TRITIGUM HYBERNUM. F. Blé cultivé.
TPJTIGUM REPENS. F. Chiendent.
TROGHISQUES. Les trocbisques sont des médicamens solides destinés à l’usage externe ; ils sont formés de substances escharotiques ; il n’entre dans leur composition ni miel , ni extrait, ni conserve. Les trocbisques, que Bon préparait autrefois en grande quantité , sont maintenant presque abandonnés, à l’exception de ceux de minium. Lorsqu’on mettait en usage les trocbisques de vipère et ceux de coloquinte , on les conservait en les trempant dans une solution alcoolique de baume de la Mecque , puis on les laissait sécher. Ces trocbisques , alors recouverts d’un vernis , 11’étaient plus attaqués par les insectes , ni altérés par le contact de l’air. Les trocbisques mis en usage autrefois étaient ceux de vipères cypheos , à’hédicroï, de karabé , de myrrhe , d’ alkekenge, de blanc rhasis , de cachou, hystériques , scarotiques avec le sublimé, scarotiques arec le sublimé et le minium d'agaric , et alhandal .
Les seuls demandés aujourd’hui sont ceux de minium et de sublimé corrosif ; on les prépare de la manière suivante : on prend , minium porphyrisé, 8 grammes (2 gros) ; per-chlorure de mercure ( sublimé corrosif ), 16 grammes (4 gros) ; mie de pain tendre, 96 grammes ( 3 onces). On fait un mélange du minium et du sublimé corrosif, on l’incorpore dans la mie de pain tendre , on divise la masse à vue d’œil en petites masses du volume et de la forme d’un grain d’avoine. (A. C.)
TROENE. Ligustrum vulgare , L. Petit arbrisseau très commun dans les haies et les buissons de toute l’Europe. Ses Heurs sont blanches, odorantes, et disposées en grappes comme