‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutique (volume 2)Chapitre 87 sur 119 · VIOLACÉES · texte numérisé non relu

VIOLACÉES

VINAIGRE SCILL1TIQUE. Squames de scilie rouge sèches , 25o grammes (8 onces) ; vinaigre rouge de première qualité (ou mieux vinaigre blanc) , 3 kilogrammes (6 livres) ; alcool à 220, 32 grammes (1 once). On incise les squames, on les met dans un matras, on ajoute le vinaigre et l’alcool , et on laisse en macération pendant quinze jours en remuant de temps en temps ; on passe ensuite , et Ton filtre.

VINAIGRE SURARD, Vinaigre de fleurs de sureau. V . Vinaigre DE LAVANDE. (A. C. )

VINCETOXICUM. V. Dompte-venin.

VINETIER. Nom français du Berberis vulgaris , plus connu sous celui d’épine-vinette. V. ce mot.

VIOLA ARVENSIS, V. Pensée sauvage.

VIOLA ODORATA. V . Violette odorante.

VIOLA TRICOLOR. V. Pensée cultivée et Pensée sauvage.

VIOLACÉES ou VIOLARIÉES. Famille naturelle de plantes dicotylédones polypétales hypogynes , qui doit son nom au genre Violette [Viola), et qui se compose de plantes herbacées ou légèrement frutescentes, portant des feuilles simples, opposées, munies à leur base de deux stipules. Les fleurs sont axillaires, pédonculées, généralement irrégulières , à cinq pétales inégaux, dont un inférieur se prolonge souvent à sa base en un éperon creux et plus ou moins allongé. Le fruit est une capsule uniloculaire , renfermant plusieurs graines pariétales.

Les violettes odorantes de nos bois ( Viola odorata ) ont des fleurs qui sont légèrement mucilagineuses et employées comme béchiques dans les affections catarrhales. L’herbe de la pensée ( Viola tricolor) et celle de la violette des champs ( V . arvensis ) étaient souvent usitées comme dépuratives. Enfin les racines , surtout celles des espèces vivaces , sont douées d'une saveur âcre, nauséabonde, et possèdent des propriétés émétiques plus ou moins actives.

C’est à la famille des Violariées qu’appartient le genre Ionidium , dont quelques espèces indigènes du Brésil (/. ïpeca cuanhap parviflorum, et Poaja) ont des racines très vomitives,

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et sont connues en matière médicale sous le nomd ’ipécacuanha blanc. V ce mot. (G...n.)

VIOLETTE ODORANTE. Viola odorata , L. — Rich. Bot. méd. , t. II , p. ^^6. (Famille des Violariées. Pentandrie Moriogynie, ou Syngénésie Monogamie, L. ) Cette jolie plante herbacée croît abondamment dans les bois et les haies de toute l’Europe , où elle se montre dès les premiers beaux jours de l’année. On la cultive dans les jardins, non-seulement pour former d’agréables bordures, mais encore pour les usages pharmaceutiques de ses fleurs. Ses racines (rhizomes ) sont blanchâtres ou d’un jaune pâle, cylindriques, ridées, de la grosseur d’une plume à écrire , rampantes , garnies en dessous de fibrill es radicellaires. Les feuilles sont radicales, cordiformes, crénelées et portées sur de longs pétioles. Les fleurs naissent au sommet de pédoncules radicaux ; leur calice est à cinq divisions, plus court que les pétales ; ceux-ci ont une odeur suave qui disparaît en partie par la dessication ; une couleur particulière foncée , intermédiaire entre le bleu et le purpurin , et qui sert de terme de comparaison , en un mot , une couleur violette; les pétales obovales , obtus , arrondis, munis d’un onglet à la base, inégaux, l’inférieur prolongé en éperon, les deux supérieurs réfléchis et chevauchans , les deux latéraux étalés : au centre on voit les étamines entourant l’ovaire, ayant les anthères très rapprochées , d’une couleur orangée et munies d’appendices.

Les racines de violette ont des formes et une structure analogues à celles de l’ipécacuanha , et elles s’en rapprochent aussi par leurs propriétés vomitives , qui résident dans la partie corticale. A la dose d’un demi-gros à un gros, en poudre, et à celle de i gros à 2 gros , en décoction ou infusion , elles provoquent le vomissement, suivi de déjections alvines.

L’herbe, selon quelques praticiens, est aussi purgative et vomitive , mais à un faible degré. M. Boullay ayant analysé les diverses parties organiques de la violette , y a constaté , principalement dans les racines , l’existence d’un principe qui a les caractères principaux de l’émétine tirée de l’ipécacuanba,

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