‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 117 sur 193 · ENCRE · texte numérisé non relu

ENCRE

Une analyse de l’encens , faite sur roo parties , a fourni s i®. résine (i) 56; ?.°. huile volatile de couleur jaune ayant l’odeur de citron , 5; 3°. gomme , 3o, Sa cendre contient du carbonate, du sulfate et de l’hydro-chlorate de potasse, du carbonate et du phosphate de chaux.

L’encens a été employé en Médecine comme fumigatoire , contre les rhumatismes. Appliqué sur les dents cariées , c’est un remède populaire pour en apaiser les douleurs. Enfin il fait partie, non - seulement des compositions emplastiques ainsi que des trochisques odorans, mais encore d’une foule de préparations , telles que les pilules de cynoglosse , les baumes de Fioraventi et du Commandeur, la thériaque , etc.

ENCRE. L’encre est un liquide noir qui sert à tracer les caractères des manuscrits. Elle est généralement composée de tannin et d’acide gallique unis à l’oxide de fer , et tenus en suspension dans l’eau à l’aide d’une solution gommeuse. L’encre n’est pas considérée comme médicament , quoiqu’elle soit employée par le vulgaire contre les brûlures. Nous avons cru devoir donner une des nombreuses formules de cette préparation. La préférence a été donnée à celle-ci, à cause de la facilité du mode de préparation, et des bons résultats qu’on obtient. On prend noix cle galles noires , 160 grammes (5 onces) ; on les concasse, on les met en macération pendant douze heures avec 1256 gram. (3 livres 8 onces) d’eau bouillante. Au bout de cet espace de de temps, on tire à clair. On remet de nouveau sur le marc 3sq grain. (10 onces) d’eau à ioo° centigr. ; on laisse en macération pendant vingt-quatre heures; on passe avec expression ; on réunit les liqueurs , on les tire à clair et l’on mêle à ce liquide, sulfate de fer calciné. au rouge, 4 o grammes (10 gros) ; gomme arabique amenée à l’état de mucilage , 4° grammes (10 gros) ; on mêle exactement, et l’on conserve dans des bouteilles. (A. C.)

(t) La résine de l’encens a été' examinée par M. Bracnnnot, qni l’a trouvée limpide, d’une couleur rougeâtre, se ramollissant à ioo®, soluble dan* l’acid® sulfurique, et précipitable par l’eau.

ENDOSPERME. 4i9

ENDIVE. Nom vulgaire d’une des varié tés cultivées de la chicorée sauvage. V. ce mot. (A. R.)

ENDOGÈNES. M. De Candolle a proposé ce mot pour désigner la classe des végétaux qui sont essentiellement caractéri-*sés par leur mode d’accroissement à l’intérieur. Les plantes vivaces de cette classe se développent en effet par le centre, c’est-à-dire que , chaque année , un nouvel amas de fibres s’ajoute à l’intérieur, et repousse vers la circonférence les couches des années précédentes. Les palmiers offrent un exemple fort évident de cette sorte d’accroissement. Ce groupe de végétaux correspond entièrement à celui qui a été fondé sur les rapports des organes reproducteurs , et qui a été désigné , dans la méthode naturelle, sous le nom de plantes monocotylèdones . Il est opposé au groupe des exogènes ou dicotylédones , dont l’accroissement a lieu d’une manière inverse. (A. R.)

ENDOSPERME. Endospermium. On donne ce nom à un corps de nature variée , souvent charnu ou farineux , quelquefois corné ou presque osseux, qui se trouve dans un grand nombre de graines, et qui paraît destiné à fournir au jeune embryon les premiers matériaux alimentaires. Lorsqu’il manque, les cotylédons de l’embryon suppléent à cet organe dans les fonctions nutritives ; c’est alors qu’on les trouve beaucoup plus développés , souvent même charnus et farineux ; tels sont ceux du haricot et de la châtaigne. La présence ou l’absence de l’endosperme, sa position par rapport à l’embryon (car il l’enveloppe, soit en totalité, soit en partie , et quelquefois il en est enveloppé ) , sont des caractères fort utiles pour la classification des végétaux. La nature de l’endosperme , tantôt farineuse, comme dans les céréales, le sarrazin , etc., tantôt huileuse, comme dans le ricin , tantôt cornée, comme dans le café , donne à Fendosperme une grande importance relativement à ses usages économiques et médicinaux. Les botanistes ne s’accordent pas sur la dénomination imposée au corps dont il est ici question. M. De Jussieu l’a nommé pèrisperme , et Gærtner, albumen; mais ces noms ne sont pas d’une exactitude plus rigoureuse et d’une application plus générale que celui d’endosperme. Jz. pour

4^0 ËP AUTRE.

plus de détails, les mots Cotylédons, Embryon et Graine»

ENNÉANDRIE. Nom imposé, par Linné, à la neuvième classe de son système sexuel, qui renferme tous les végétaux hermaphrodites pourvus de neuf étamines. On n’y compte qu’un petit nombre de genres , parmi lesquels nous mentionnerons le Lciurus, l’ Anacardium et le Kheum, qui fournissent diverses substances usitées en Médecine , telles que le laurier, le camphre, la cannelle, la noix d’acajou et la rhubarbe. V. ces mots. (A. R.)

ENULA CAMP AN A. Sous ce nom était désignée dans les officines , la racine d’année. V. ce mot. (A. R.)

ÉPAUTRE» Parmi les différentes espèces de fromens cultivés , il en est dont les fruits , en général triangulaires et marqués d’un sillon peu profond , tombent enveloppés par les valves de la glume. Il est difficile d’enlever un de leurs épillets sans briser le rachis ou l’axe commun de l’épi. On donne le nom d’épautres à ces espèces, dont les principales sont , le Tri— ticinn spelta, L., ou épautre commun, et le T. monococcum , L., ou le blé locular. Cette dernière céréale est aussi nommée blé de mars, petit épautre et froment monocoque. Son grain est très petit , et plusieurs des balles de son épillet sont stériles; c’est donc un froment peu productif. Il est cultivé dans le midi de la France, où ses grains servent à faire de la bière et du gruau.

Une espèce très voisine de l’épautre commun, désignée par quelques auteurs sous le nom de Trilieum cimjleum, est cultivée comme céréale d’automne et de printemps. On forme avec sa farine un amidon d’une grande blancheur, ce qui lui a valu le surnom de blé amidonnier. Elle a en outre l’avantage de réussir dans tous les terrains, depuis le plus marécageux jusqu’au plus sec.

Les fruits des épautres sont difficiles à séparer par le battage , parce que l’axe se brise, et que les épillets se détachent en entier. On peut néanmoins enlever les balles, et moudre le grain en se servant du même moulin. 11 faut pour cela y adap-

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ter un ventilateur, et ensuite rapprocher les meules. Pour les usages et propriétés des grains des épautres, nous renvoyons à ce qui a été dit de ceux du blé. V . ce mot. (À. R.)

ÉPI. Sp ica. Les fleurs sont dites en épi, lorsqu’elles sont disposées le long d’un rachis ou axe commun et qu’elles ne sont pas soutenues par des pédoncules allongés. L’épi ne s’étale donc jamais comme les autres modes d’inflorescence, tels que l’ombelle, le corymbe et la panicule. La grappe ( racemus ) s’en rapproche par sa forme générale et par la disposition des fleurs qui la composent ; mais elle est toujours d’un diamètre plus grand vers le milieu (ce qui provient de la ramification des pédoncules floraux) , tandis que l’épi est ordinairement cylindracé. Le blé, le seigle et plusieurs autres céréales ont leurs fleurs en épi , et l’on a étendu cette dénomination aux grappes simples du groseillier , de l’épine-vinette, etc. (A. R.)

' ÉP1CARPE. On nomme ainsi la partie le plus extérieure du péricarpe. Elle représente dans les fruits l’épidenne des autres parties des végétaux V . Fruit.

On donne en Thérapeutique le nom à’épicarpes à des médicamens destinés à être appliqués sur la partie inférieure et antérieure de l’avant-bras , à peu près au niveau de l’articulation du carpe et du radius. C’étaient ordinairement des emplâtres, des onguens ou des cataplasmes composés de substances âcres, qui pouvaient agir comme dérivatifs , à la manière des sinapismes, et que l’on appliquait dans certains cas de fièvres intermittentes. Cette forme de médicament topique est maintenant inusitée. (A. R.)

ÉPICES ou ÉPICERIES. On comprend vulgairement sous ce nom les parties de certains végétaux exotiques, douées d’une odeur et d’une saveur fortement aromatiques , et qui sont employées , soit dans la cuisine , soit dans l’art du liquoriste, pour relever le goût des mets ou de quelques liqueurs de table. La cannelle, le girofle , la muscade , le macis , le fruit du ravensara et le poivre sont les épiceries les plus usitées. Avant que les découvertes des navigateurs eussent étendu les relations commerciales des Européens, on ne se servait guère que de

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