‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 126 sur 193 · ÉTÉ ER ÏIYDRATIQ'CE · texte numérisé non relu

ÉTÉ ER ÏIYDRATIQ'CE

les, bords supérieurs de ce vase reçoivent un eouvercle en grès dont les bords inférieurs s’engagent jusqu’au fond de la gorge, en sorte qu’en versant de l’eau dans celle-ci, on ferme hermétiquement sans aucun lut; les bords supérieurs du couvercle sont rabattus en dehors , ce qui permet de l’enlever aisément. Une rainure circulaire est pratiquée en cet endroit à l’inférieur , et un disque en verre y est ajusté ; il laisse voir à l’intérieur la hauteur du liquide dans le récipient; à la partie inférieure de ce vase est une tubulure usée à l’émeri , qui reçoit une cannelle s’adaptant exactement sans aucun lut (i). Lorsqu’on veut opérer , on chauffe un peu la jarre avant d’y introduire le mélange chaud, d’acide et d’alcool, ensuite on fait arriver la vapeur. Pendant le cours de l’opération , on obtient une température égale pour toutes les parties de l’appareil en contact avec la vapeur; à f’aide de robinets, on peut entretenir la chaleur au degré nécessaire , qui peut être indiqué par un thermomètre. Un supprimant l’arrivée de la vapeur et en laissant échapper celle contenue dans la double enveloppe, à l’aide de robinets, on peut obtenir un prompt refroidissement. La cannelle adaptée au récipient permet de fractionner fes produits, pendant l’opération. Quelques-uns de ceux-ci sont propres à être employés sur-le-champ, d’autres ont besoin de subir des rectifications ; pour cela on se sert du même appareil. L’emploi des appareils destinés à préparer en grand l’éther sulfurique ne pouvant convenir à la plupart des pharmaciens, on peut, se servir de celui que nous allons décrire. On prend une cornue de verre tabulée (2) , 011 la place dans un bain de sable ; 011 fait communiquer ce vase avec un ballon à deux tubulures, par l’intermédiaire d’une allonge : la tubulure latérale du ballon reçoit l’extrémité de l’allonge , et la tubulure inférieure se rend dans un flacon à trois tubulures, dont l’une, située à la partie inférieure , reçoit un robinet qui permet de recueillir à volonté

(,i) Ne us donnerons dans les planches , la figure de cet appareil.

(2) On se sert quelquefois de cornues de cuivre; ii faut que ces vases soient très épais, l’acide les attaquant un peu.

ÉTHER EYDRATIQUE. 45i

l’éther qui s’est produit. La deuxième tubulure supérieure supporte un tube recourbé dont l’extrémité va plonger dans de Ta b cool. (Ce liquide peut être employé avec avantage pour une autre opération.) Ce tube sert à donner issue aux vapeurs qui , si elles s’accumulaient dans le flacon , pourraient en déterminer la rupture. Lorsque l’appareil est monté , on lute exactement les jointures avec le lut de farine de lin; on recouvre ce lut débandés de toile enduites de chaux et de blanc cTœuf, on laisse sécher ; on chauffe légèrement le bain de sable; on fait, clans une terrine vernissée, un mélange à parties égales d’acide sulfurique à 66° , et d’alcool à 36°, en ayant soin de verser d’abord l’alcool clans la terrine, puis d’ajouter l’acide peu à peu , en agitant continuellement. Lorsque le mélange est fait , on l’introduit clans la cornue à l’aide d’un entonnoir à longue tubulure; on ferme la cornue, et l’on chauffe pour porter à l’ébullition , qu’on maintient jusqu’à la fin de l’opération ; on fait tomber sur le ballon et sur le récipient un filet d’eau continu , qui doit rafraîchir ces vases pendant toute la durée du travail. Tant que le mélange n’est pas en ébullition , il ne passe dans le ballon que de l’alcool faiblement éthéré ; mais aussitôt qu’il est bouillant , on voit l’éther passer de la cornue dans l’allonge et de là dans le récipient. Lorsqu’on a, en éther, clans ce vase, à peu près le cinquième de l’alcool employé , on introduit dans la cornue , par petites portions et à l’aide d’un entonnoir à la Boullay , de l’alcool à une quantité égale en poids à celle du produit quJon a recueilli. On continue ensuite la distillation pour retirer de l’éther. On répète ces additions à plusieurs reprises et jusqu’à ce que la quantité d’alcool ajoutée de nouveau soit égale aux deux tiers de l’alcool mêlé primitivement à l’acide (i). Lorsqu’on a obtenu en éther, et clans le récipient, à peu près les deux tiers de la totalité de l’alcool em-

(i) Si Ton avait employé 9 livres d’alcool h 36°, 9 livres d’acide sulfurique à 66°, la quantité d’alcool à 4°° & ajouter serait de G livres. ( L’addition de l’alcool parait avoir e'té connue de Lewis )

Page 1