Tome II. Si
Tex trait préparé avec la plante sèche ; celui-ci conserve la consistance qu’on lui a donnée. Les extraits préparés d’après le procédé de Storck , et qui contiennent de la chlorophylle , perdent successivement le peu d’humidité qu’on leur a laissé ; ils se dessèchent. Ces extraits laissent apercevoir à leur intérieur, et surtout à leur surface , des cristaux bien prononcés. Celui de bourrache m’a fourni des cristaux prismatiques de nitrate de potasse. Les extraits qui contiennent de la fécule ou du tannin durcissent promptement , surtout s’ils ont été préparés par la décoction, qui a dissous la plus grande partie de l’amidon. Les extraits doivent être conservés dans des vases parfaitement couverts, et ceux-ci doivent être placés dans des lieux très secs. On doit les visiter souvent. S’ils se liquéfient , on les chauffe pour dissiper l’eau qui a été absorbée, et qui déterminerait leur décomposition. S’ils se durcissent, on les ramollit , en les soumettant à une douce chaleur, et en y incorporant une petite quantité d’eau distillée. On peut aussi aider à la conservation des extraits, en les recouvrant d’une couche de lycopode, qu’on a soin de bien comprimer. Lorsqu’on veut employer une partie de l’extrait , on enlève le lycopode, qu’on remet ensuite sur la masse, après qu’on en a distrait une portion (i) > Les extraits secs sont placés dans des flacons bien fermés , et qui interceptent toute communication de l’air avec l’extrait. Cette manière de conserver ces produits nous paraît la plus convenable. Il serait à désirer qu’on la mît en pratique pour le plus grand nombre des extraits, et particulièrement pour ceux dont les propriétés sont bien connues , et sur l’action desquels le praticien est en droit de compter.
Un extrait bien préparé doit avoir une surface lisse et brillante , doit se dissoudre dans l’eau sans la troubler, et laisser une marque profonde lorsqu’on le presse avec le doigt, auquel il ne doit pas adhérer.
(i). On a aussi proposé , i°. de conserver les extraits dans une vessie huilée; 2°. d’ajouter de l’alcool sur la fin de l’opération; 3°. de les placer dans des pots, puis d’imbiber la surface de l’extrait avec de l’alcool déflegmé. Le second de ces moyens, sur lequel j’ai tenté quelques essais, ne m’a pas réussi.
De la classification des extraits. Les extraits employés comme médicamens étant nombreux, on a senti le besoin de les classer. Divers praticiens se sont occupés de cette classification : parmi ces savans, on compte Rouelle, Baume', Vauquelin, Parmentier, Carbonell, Deyeux, Braconnot, Recluz. La première classification , due à Rouelle , les divisait en trois ordres, en extraits muqueux , savonneux et résineux. Cette classification fut modifiée par Baumé et Ahmquelin; elle le fut encore par Parmentier, par MM* Carbonnelet Deyeux. Plus tard, M* Braconnot, de Nancy, proposa un nouveau mode de classer les extraits; mais sa manière de les diviser ne fut point admise. Il eût fallu, pour qu’on put la mettre en pratique, que tous les extraits eussent été analysés chimiquement. M. Recluz vint ensuite, qui , s3 apercevant qu’on ne pouvait fonder une classification sur la composition toujours variable des extraits, démontra qu’on pouvait du moins la baser sur leur principe le plus actif sur celui dont les effets sont le plus sensibles dans V applicationJ)’ après cette classification , les extraits sont divisés en six sectious. La première renferme les alcalidés * elle comprend les extraits dont les propriétés sont dues à la présence d’un alcali organique , appelé alcaloïde par Brande ; exemple s les extraits de quina, de pavot, de douce-amère, de strychnine, de staphysaigre, etc. La deuxième comprend les résinidés c’està-dire les extraits qui doivent leur vertu à de la résine ; exemple t les extraits de jalap, de gayac, de valériane. La troisième coin* prend les amaridés , les extraits qui doivent leur principe à l’a > marin ou à un principe analogue, tel que le genticinin, la caplio-^ picrile, la catharline , Yélatine, le tannin. L’auteur a subdivisé cette section en trois ordres : les amaridés toniques , les amaridés cathartiques et les amaridés tanninés. La quatrième section se compose des extraits saccharidés ; ceux-ci doivent leurs propriétés au sucre ou à un principe analogue, de saveur sucrée ; exemple: les extraits de réglisse, de casse, de genièvre, de polypode. La cinquième, les osmazonés , ne renferme, jusqu’à présent, quhm seul extrait , celui de viande (les tablettes de bouillon), dont les propriétés sont dues à 1a, présence de la géla-
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tine et de l’osmazone. La sixième, les polydiotés, comprend tous les extraits qu'on ne peut ranger dans les cinq sections précédentes , faute de bien connaître les principes auxquels ils doivent leurs propriétés médicinales; exemple: les extraits de bourrache de chicorée, de chardon-bénit , etc. Ces divers extraits pourront par la suite faire partie des sections précédentes. La classification due à M. Recluz éprouvera sans doute quelques modifications ; il appartient à son auteur d’y apporter le degré de perfection désirable, et nous ne doutons pas que s’il y emploie l’esprit d’observation qui lui est particulier , il ne réussisse complètement.
Préparation des extraits. Les extraits employés dans l’art médical se préparent les uns et les autres par l’évaporation du suc de la plante , de celui du produit de la macération , de l’infusion, ou de la digestion. Pour rendre notre marche plus rapide , et pour éviter des répétitions inutiles , nous suivrons le plan adopté par les rédacteurs du nouveau Codex , en donnant des détails sur la préparation d’un extrait, indiquant ensuite ceux qui peuvent être préparés de la même manière. Nous avons cependant, à cause de la marche de cet ouvrage, changé l’ordre adopté par les auteurs de cette Pharmacopée.
Extraits fournis par V évaporation des sucs de végétaux.
EXTRAIT DE CIGUË. Cet extrait , ainsi que celui de toutes les plantes vireuses, peut être préparé de deux manières : i°. avec la fécule verte ou la chlorophylle ; 2°. sans la fécule.
EXTRAIT DE CIGDE SANS FÉCULE. On prend des feuilles de grande ciguë fraîche , on les monde des plantes étrangères avec lesquelles elles pourraient être mêlées ; on les écrase dans un mortier de marbre; lorsqu’elles sont bien pilées, on exprime ; on clarifie au bain-marie le suc obtenu ; on passe , et l’on fait évaporer en consistance d’extrait , en employant une chaleur très douce.
EXTRAIT DE CIGUË AVEC LA FÉCULE VERTE, Extrait deciguë préparé selon la méthode de Slork. Onprenddelacifjuë
mondée, on l’écrase comme nous l’avons dit (i). On exprime la masse ; on fait passer le suc à travers une toile ou à travers un tamis à mailles serrées. On distribue le liquide ainsi préparé dans des capsules plates de faïence ou de porcelaine ; on porte ensuite ces vases dans une étuve chauffée de 4^ à 5o° centigrades. Lorsque le suc est réduit en une masse de consistance pilulaire , on le conserve dans un vase clos. On prépare de la même manière les extraits d’ Aconit, de Belladone, de Fumeterre, de Jusquiame, etc. Les deux modifications suivantes ont été proposées pour la préparation de l’extrait de ciguë. i°. Au lieu d’évaporer le suc qui a passé à travers les mailles d’un tamis , on a conseillé de filtrer le suc : la chlorophylle reste sur le papier , le suc passe ; on chauffe ; l’albumine se coagule ; on sépare le coagulum ; on fait évaporer la partie liquide jusqu’à consistance de miel épais , et l’on y incorpore la chlorophylle que l’on a soigneusement détachée du filtre ; on continue ensuite l’évaporation jusqu’à ce que la masse soit en consistance pilulaire. Les extraits obtenus par ce procédé se conservent plus long-temps sans subir d’altération. 2°. On prend les feuilles sèches de ciguë, on les expose sur le diaphragme d’une marmite , et on les soumet à l’action d’un courant de vapeur rendue acide en ajoutant à l’eau une petite quantité de vinaigre. Pendant cette opération , la ciguë laisse échapper une odeur forte et vireuse qui lui est particulière. Lorsque la plante a perdu son odeur vireuse et qu’elle a repris l’humidité qu’elle avait perdue par dessication, on la retire de dessus le diaphragme , on la pile , et l’on fait évaporer en consistance d’extrait , le suc exprimé et passé , en se servant de la chaleur du bain-marie ( Caventou ) (2).
(1) Quelques praticiens ajoutent une petite quantité d’eau. Cette pratique a l’inconvénient de fournir un liquide plus aqueux , et qui , pour être amené à l'état d’extrait , reste plus loug-tenips en contact avec le feu.
(2) M. Battley a prescrit pour la préparation de plusieurs extraits narcotiques, le procédé suivant : le suc des plantes sèches qui peuvent en 12 ou 18 heures, être ramollies par l’eau , est passé à travers un tamis; le suc passé, soumis h l’évaporation, laisse déposer, A deux reprises différentes,
EXTRAIT DE FUMETERRE. On prend le suc récent et clarifié de fumeterre , on le inet au bain-marie ou dans l’une des capsules de l'appareil à vapeur, et Ton fait évaporer jusqu’à consistance convenable. On prépare de la même manière les extraits de Bourrache, de Cerfeuil, de Concombre sauvage, de Trèfle d’eau , etc.
EXTRAIT DE NERPRUN , Rob de nerprun. On prend les baies de nerprun , on les écrase dans un mortier de marbre ou de pierre , en ayant soin de ne pas concasser les semences ; on retire la pulpe , on la place dans des terrines , on laisse en repos pendant trois jours; la masse commençant à fermenter, on exprime fortement , on passe le suc à travers une chausse ; on décante la colature après quatre heures de repos ; on fait évaporer jusqu’à consistance d’extrait. Ce médicament est peu employé aujourd’hui ; autrefois on l’administrait comme un purgatif hydragogue , à la dose de 12 décigrammes à 6 grain. ( 24 grains à 1 gros et demi ).
EXTRAIT DE RHUS TOXICODENDRON. On prend des feuilles fraîches , on les pile en ayant soin de se couvrir les mains et la figure pour se garantir du contact du suc et de la vapeur qui s’en exhale ; on exprime avec force, on passe, et l’on fait évaporer au bain-marie jusqu’en consistance d’extrait. Cet extrait est âcre , stimulant ; on le donne à la dose de 5 à 1 5 centigrammes ( 1 à 3 grains), contre les dartres, la phthisie muqueuse.
EXTRAIT DE SUREAU, Rob de sureau. On prend le suc exprimé des baies de sureau récoltées à leur point de maturité, on le fait cuire à un feu modéré, et jusqu’à ce qu’il ait acquis la consistance de miel. On le conserve alors pour l’usage. Ce suc était autrefois employé comme tonique, astringent, diaphorétique. O11 l’administrait dans les cas de dyssenterie, à la dose
de la fécule verte ; ou l’enlève, on fait ensuite évaporer aux deux tiers. A la liqueur ainsi dépurée amenée en consistance de miel, 011 mêle la fécule qui a été primitivement recueillie. ( London medical reposit , t. IV,
de 4 à 12 grammes ( 1 à 3 gros). On obtient de la meme manière les robs des fruits de Berberis, de Cerises, de Groseilles , d’iÈBLE , de Raisin , etc. (1).
Extraits obtenus par V évaporation des produits fournis par
V infusion et la macération.
EXTRAIT D’ABSINTHE. On prend les sommités sèches et incisées de V Artemisia Absinthium , 5oo gram. ( 1 livre) ; 011 les place dans un bain-marie, et Ton verse dessus, eau à 1 oo° centigrades , 5 kilogrammes ( 1 o livres ) ; on laisse en contact pendant 24 heures ; au bout de ce temps , on passe la liqueur avec expression ; on laisse déposer , on décante , on fait évaporer jusqu’en consistance d’extrait; on conserve ensuite convenablement. On obtient de la même manière les extraits d’ARMOiSE, de petite Centaurée, de Chardon bénit, de Chamoedrys, de Marrube, et ceux d’autres sommités ou herbes sèches. On peut aussi, par ce mode d’agir, obtenir l’extrait de Rhus Toxicodendron y en prenant les précautions suivies lors de la préparation de l’extrait avec les feuilles vertes.
EXTRAIT DE GENIÈVRE. Prenez baies de genièvre mûres et entières , 1 kilogramme ( 2 livres ) ; placez-les dans un bainmarie, et versez dessus , eau ayant 20 ou 25°, 4 kilogrammes ( 8 livres ) ; laissez en infusion pendant 48 heures , en prenant la précaution de remuer de temps en temps; passez ensuite; faites évaporer la liqueur à une douce chaleur jusqu’en consistance d’extrait. Le degré de température de l’eau employée n’est pas indifférent. Si l’on faisait usage d’eau ayant une température de 5o à 6o°, on pourrait obtenir un extrait âcre, ce qui ne manquerait pas d’arriver si l’on employait l’eau à ioo°. L’extrait de genièvre est administré à la dose de 4 à 8 gramm. ( 1 à 2 gros ), comme tonique stomachique. On regarde aussi cet extrait comme diaplioré tique carminatif.
(1) La Pharmacopée de Baume prescrit d’écraser les haies, de laisser macérer pendant 12 heures, et de clarifier ensuite le suc passé h la chausse, puis de faire évaporer.
EXTRAIT MQ-U DE QUINQUINA. Cet extrait s’obtient de la manière suivante : on prend écorce de quinquina en poudre grossière, i kilogramme ( 2 livres ) ; on place ce produit dans un bain-marie, on verse dessus, eau à ioo° centigrades, G kilog.
( 1 2 liv res ) ; on laisse en macération pendant 24 heures (1). On passe avec expression; on remet avec le résidu une nouvelle quantité d’eau bouillante , 4 kilogrammes ( 8 livres ) ; on laisse de nouveau en contact pendant 24 heures ; on passe avec expression , 011 réunit les deux liquides , on les filtre au blanchet et 011 les fait évaporer, à l’aide de la vapeur , jusqu’en consistance d’extrait pilulaire. L’extrait ainsi obtenu est très homogène, d’une belle couleur hyacinthe. Cette préparation est donnée comme tonique, antiseptique, fébrifuge, stomachique ; la dose est de 3 à 12 décigrammes ( 6 à 24 grains ). Cet extrait est moins employé depuis la découverte de la cinchonine et de la quinine.
EXTRAIT SEC DE QUINQUINA, Sel essentiel de quinquina, Sel essentiel de La Garaje . On prend quinquina gris grossièrement pilé, 1 kilograin. (2 livres); eau froide, 6 kilogram. (12 livres ) ; on mêle ces deux substances , on laisse en macération pendant 2.4 heures , en ayant soin de remuer plusieurs fois ; au bout de cet espace de temps , on passe la liqueur avec expression ; on remet le résidu avec de nouvelle eau, 4 kiiogr. ( 8 livres ) ; on laisse macérer de nouveau, puis on passe. On mêle les deux liqueurs, on les passe au blanchet, et on les fait évaporer au bain-marie jusqu’à ce que le liquide ait acquis une consistance sirupeuse ; on étend cet extrait en couches minces sur des assiettes, et l’on place ces vases dans une étuve (2). Au bout de quelques jours, l’extrait est sec. On
(1) Le Codex prescrit l’emploi de l’eau froide, et de faire bouillir doucement pendant unquart-d’beure, de decanter, de remettre de nouveau de l’eau , 4 kiiogr i ( 8 livres , et de faire bouillir de nouveau pendant i5 minutes, de passer et de faire évaporer.
(9.) ]\b Deyeux avait proposé de dessécher cet extrait h l’aide de la chaleur communiquée par l’eau en vapeur. Ce procédé est employé.
ratisse avec un couteau arrondi le produit, qui se détache et se présente sous formes d’écailles minces , luisantes , transparentes, d’une belle couleur rouge hyacinthe. O11 le porte pendant quelques heures à l’étuve, puis on l’introduit dans des flacons qui ferment bien. Cet extrait attirant l’humidité de l’air , on doit le délivrer dans de petits flacons bien secs et bien bouchés. L’extrait sec de quinquina était administré à peu près dans les mêmes circonstances et à la même dose que l’extrait mou. La découverte des alcalis végétaux a donné lieu à un emploi moins fréquent de ce produit. La différence du mode d’agir employé pour obtenir ces deux extraits établit une différence entre leur composition, et nécessairement entre leurs propriétés. L’extrait sec est formé de kinate de chaux , de gomme, de matière colorante, et de peu de sels à base de cinchonine et de quinine : il ne doit pas en être tout-à-fait de même de l’extrait mou ; celui-ci ayant été préparé à l’aide de l’eau portée à ioo°, et quelquefois par décoction , une partie des sels de quinine, de la gomme, de l’amidon , de la matière colorante , du tannin , de la résine , doivent avoir été entraînés. On s’aperçoit facilement de cette différence en examinant la manière dont se comporte la décoction de quinquina qui laisse déposer une substance insoluble à froid, formée de tannin, d’amidon, de matière colorante, et de résine (1). On prépare de la même manière les extraits secs d’OpiuM, de Rhubarbe, de Séné , etc.
EXTRAIT DE RHUBARBE. Prenez rhubarbe choisie et réduite en petits morceaux, 5oo grammes ( 1 livre ) ; eau froide, 2 kilogrammes ( 4 livres ). Faites macérer à vase clos pendant 24 heures en agitant de temps en temps ; passez ensuite avec expression ; mettez de nouveau le résidu avec eau , 1 kilogram. ( 2 livres ) ; laissez macérer une seconde fois , passez , mêlez les deux liqueurs, filtrez-les à la chausse; faites ensuite évaporer jusqu’en consistance d’extrait ; conservez. O11 peut préparer de la même manière les extraits des racines d’AuxÉE , de Gentiane,
(ï) Expériences sur les quinquinas.
4go EXTRAITS.
de Patience, de Réglisse, de Valériane, ceux des fleurs de Narcisse, des fruits de Coloquinte, des follicules et des feuilles de Séné, d’AoARic blanc , etc.
Des extraits de sucs concrets, obtenus à Vaide de Veau ou du vin .
EXTRAIT D’ALOÈS PRÉPARÉ A L’EAU. On prend aloès succotrin contusé , i kilogramme ( 2 livres ) , on le place dans un bain-marie avec de Peau en quantité' suffisante : à Taide d’une douce chaleur et en remuant, on opère la solution; on écume de temps en temps , on passe ; on laisse en repos la colature ; on décante et l’on lait évaporer au bain-marie jusqu’à siccité (i); on conserve dans un vase fermé. Cet extrait, à la dose de 5 à io décigrammes ( 10 à 20 grains ) , est purgatif ; à plus petite dose , de 5 à i5 centigrammes, il est apéritif et propre à combattre les maux d’estomac.
EXTRAIT ou PRÉPARATION DE CACHOU. On prend cachou choisi et réduit en poudre , 5oo grammes ( 1 livre ) ; eau chaude , 2 kilogrammes ( 4 livres ). On laisse en contact jusqu’à parfaite solution ; on passe à travers un tamis de crin; on laisse déposer la colature, et l’on fait évaporer au bain-marie jusqu’à ce que le tout soit à siccité. L’extrait de cachou est avec raison considéré comme un excellent tonique astringent ; on le donne contre la diarrhée , les hémorrhagies , les fleurs blanches. La dose est de 5 à 12 décigrammes ( 10 à 2.4 grains ) et plus.
EXTRAIT DE CASSE. Il se prépare de la manière suivante : prenez pulpe de casse extraite récemment des gousses et séparée des cloisons et des semences , 5oo grammes ( 1 livre ) ; mettez-la en contact avec eau froide limpide , 2 kilogrammes ( 4 livres ). Agitez pour aider la solution ; passez le solutum à la chausse , et faites évaporer à une douce température jusqu’en consistance d’extrait. Cette préparation , destinée à remplacer avec avantage la pulpe de casse , est laxative ou purgative ,
(1) Si l’on veut que l’extrait obtenu soit tont-à-fait exempt de résine , on opère la solution à l’aide de l’eau houle.
EXTRAITS. 4ç)i
selon la dose à laquelle on l’administre. À la dose de 16 grain.
( 4 gros ) , elle est laxative ; à celle de 32 à 4o gram. ( i once 2 gros), elle est purgative. ( Résultats d’observations pratiques. )
EXTRAIT DE FIEL DE BOEUF. On prend une certaine quantité de fiel de Bœuf, on le met dans une capsule de porcelaine , on y ajoute une cjuantité d’eau égale à son poids; on agite pour mêler ; on fait bouillir ; on enlève une matière étrangère qui surnage ce produit ; on passe à travers un linge ; on fait évaporer en consistance d’extrait pilulaire. L’extrait de fiel de bœuf est employé comme stomachique , désobstruant, dans les maladies du foie ; on l’administre à la dose de 3 à 6 décigr.
( 6 à 1 2 grains ) . On prépare de la même manière I’Extrait de