FIEL DE VEAU
EXTRAIT DE LAITUE. On obtient cet extrait en séparant la tige du Lactuca saliva de ses feuilles, rejetant celles-ci, pilant le tronc dans un mortier de marbre , exprimant le suc et le faisant évaporer en consistance d’extrait à une température d’environ 4o°. L’extrait de laitue est maintenant administré en très grande quantité sous le nom de tridace. Dans un article particulier, nous donnerons des détails sur les différens moyens proposés pour obtenir la tridace , et nous chercherons à reconnaître dans ce produit le principe narcotique que Brandes annonce avoir isolé ( Annuaire de Berlin, publié par Stolze , i8a5 et 1826), principe qui avait échappé aux recherches de plusieurs chimistes, Schræder, Pfaff, Caventou, etc.
EXTRAIT DE MYRRHE. On prend une certaine quantité de myrrhe choisie, on la fait dissoudre dans une quantité suffisante d’eau ; on laisse refroidir la solution , on passe avec expression , on fait évaporer jusqu’en consistance d’extrait , et l’on conserve convenablement. L’extrait de myrrhe est regardé comme stimulant, stomachique, emménagogue, quelquefois diaphorétiquc.
EXTRAIT D’OPIUM. Un grand nombre de pharmacologistes se sont occupés de rechercher quels étaient les procédés à employer pour obtenir cet extrait ; quelques-uns d’entre eux
avaient cru pouvoir dépouiller Topium dé sa partie vireuse en le traitant par les alcalis , d’autres par les acides, d’autres encore parla fermentation , le suc de citron, celui de coings , la résine, l’eau, le vin, l’alcool , le charbon, etc. , etc. Quelquesuns de ces procédés , celui de Cartheuser , modifié par Croharé , çeux de MM. Deyeux et Diest, ont été conservés dans le nouveau Çodex français ; nous les rapporterons ici, et nous y joindrons celui de Josse , modifié par Bucquet , et celui donné par M. Dublapc jeune , pour obtenir l’extrait privé de narcotine.
ENTRAIT D’OPIUM PRÉPARÉ AVEC LE VIN. Laudanum opicitum. Extrait vineux d’opium. On prend opium choisi, une certaine quantité ; on le prive des substances étrangères , on le divise , on le met ensuite dans un bain- marie ; on verse dessus du vin blanc , en quantité suffisante ; on dissout au bainmarie ; on passe la solution à travers une toile serrée ; on exprime fortement , on laisse reposer la colature ; on décante, et l’on fait évaporer à une douce chaleur jusqu’à consistance d’extrait. On a reproché à cet extrait de n’être pas toujours identique ; on a attribué cette différence d’action à la quantité plus ou moins grande d’alcool et cl’extractif contenue dans le vin blanc employé.