FARINE DE MOUTARDE
farine d’orge, l’amidon obtenu est mêlé avec une substance qu’on a nommée Yhcrdéine. Pour les séparer, on fait bouillir l’amidon bien lavé avec de l’eau; celle-ci dissout l’amidon* l’hordéine ne subit aucun changement. Les farines contiennent toutes une certaine quantité d’humidité dont on doit tenir compte lors de l’analyse ; pour cela , on les fait sécher à une douce température, et l’on prend la différence de poids avant et après la dessication.
FARINE DE LIN. Cette farine, la plus employée comme émolliente, s’obtient par la mouture de la semence du Linum usiiatissimum. On doit la choisir fraîchement préparée ; car l’huile qu’elle contient étant susceptible de se rancir, ce changement d’état lui communique de l’âcre té. La farine de lin vendue dans le commerce a déjà été séparée par expression d’une partie de J’huile contenue dans la semence.
FAFJNE DE LUPIN. Cette farine, un peu amère, s’obtient par la pulvérisation d’une plante de la famille des Légumineuses. ( Lupinus sativus , L.) Elle est regardée comme résolutive .
FARINE D’ORGE. La farine d’orge , regardée comme émolliente , s’obtient de YHordeum distichon , d’après Proust.' Cette farine, est composée, sur ioo parties, i°. de résine jaune, soluble dans l’alcool, i ; 20. d’extrait gommeux et sucré, 9; 3°. de gluten, 3; f\°. d’amidon, 32; 5°. d’hordéine , 55.
FARINE D’OROBE. Employée comme émolliente et résolutive. On l’obtient de Y Orobus vernus. Elle n’est presque plus employée.
FARINE DE MOUTARDE. La farine de moutarde, employée comme stimulante et épispastique , s’obtient par la pulvérisation du Sinapis nigra. L’un de nos collègues , M. Robinet, a démontré, par un article inséré dans le Journal de Chimie médicale, t. II, p. 347, que la farine de moutarde, privée par expression de l’huile douce qu’elle contient, fournit, non-seulement 20 pour cent d’une huile douce, mais encore une farine d’un cinquième plus forte que celle qui 11’a pas subi cette préparation. Il est donc important pour le pharmacien
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d’en agir ainsi et d’extraire l’huile douce de la farine de mopf tarde. M. Derosne employait depuis long-temps ce moyen , dans l’intention d’empêcher la farine de rancir et de se détériorer.
FARINE DE RIZ. Cette farine se prépare de la manière suivante. On prend les graines mondées, on les lave pour les priver de la poussière, et l’on pile la graine encore humectée, i afin qu’elle ne glisse pas sous le pilon ; on rejette les premières portions qui passent au tamis ; on recueille les autres. Cette farine est quelquefois employée comme résolutive ; on la i donne à l’intérieur contre la diarrhée. (A. C.)
FARINE DE SEIGLE. Regardée comme émolliente. Elle se prépare avec la semence du Secale cereale. Elle est peu emi ployée. (A. C.)
FÉCULE. Ce mot est synonyme d’amidon ; mais on l’emploie communément pour désigner génériquement cette substance organique contenue dans les végétaux qui ne sont pas des cé—
> réales. Ainsi l’on dit plus habituellement la fécule de pomme de terre, dusalep, delabryone, etc., que l’amidon de ces
j tubercules , tandis qu’on ne dit point la fécule , mais l’amidon du blé, de l’orge, etc. Cette distinction de mots étant pure- : ment arbitraire, et ne reposant sur aucun motif quelconque, nous avons dû traiter, au mot Amidon, de tout ce qui était rer latif aux diverses fécules. Nous y avons cité sommairement les l idées de M. Raspail sur la composition et les formes diverses » des grains féculens ; mais depuis la publication du premier
> volume de notre Dictionnaire, ce sujet ayant été de nouveau : soumis à un examen approfondi et critique , par M. Raspail i ainsi que par plusieurs chimistes , nous allons en faire connaître, j aussi brièvement que possible, les résultats principaux.
Chaque grain de fécule qui se développe dans le tissu cellulaire de certains végétaux est un organe vésiculaire dont le ï tégument extérieur se rompt par Faction du calorique, et laisse f sortir la substance gommeuse qu’il contenait intérieurement.
I Ainsi l’ébullition dans l’eau fait crever ces vésicules ; les tégui mens brisés, séparés delà partie gommeuse, se rapprochent alors, et, vu leur absolue indissolubilité, donnent à la masse