GALBANUM
plante très éloignée de celle qui fournit celui-ci ; mais on ignore complètement son origine botanique. Cette racine est moyenne pour la grosseur entre le grand et le petit galanga, et elle est aussi marquée d’anneaux circulaires blanchâtres; mais son écorce est luisante et jaunâtre ; sa texture intérieure est beaucoup plus lâche , et son odeur faible , presque nulle. Sa pesanteur spécifique est tout au plus la moitié de celle du vrai galanga.
Analysé par M. Morin ( Journal de Pharmacie, juin 1823 ), le galanga a fourni une matière résineuse, une sous-résine, une huile volatile blanchâtre très balsamique , de l’osmazome , de l’amidon , du soufre , une matière colorante brune , du ligneux, de l’oxalatede chaux et de l’acétate acide de potasse.
C’est à l’huile volatile, principe de l’odeur âcre et pénétrante du galanga , qu’il faut attribuer les propriétés éminemment stimulentes de cette racine. On peut la comparer sous ce rapport ou gingembre ; mais celui-ci est d’un usage plus répandu. Le galanga s’administre en poudre , à la dose de de 1 o à 1 5 grains. Il entrait dans la composition d’une foule de préparations officinales , maintenant tombées en désuétude , telles que l’orviétan, l’alcool général, etc. (A. R.)
GALBANUM. Substance gommo-résineuse fournie par le Bubon Galbanum , L. , ou Selinum Galbanum , Sprengel. — Rich. Bot. méd. , t. II, p. 476- (Famille des Ombellifères , Juss. Pentandrie Digynie, L. ) Ce sous-arbrisseau croît dans toute la partie orientale de l’Afrique , depuis l’Ethiopie jusqu’au Cap de Bonne-Espérance ; on le cultive au Jardin du Roi , à Paris. Ses tiges cylindriques, rameuses, glabres, portent des feuilles alternes, trois fois ailées; leur pétiole est long, membraneux, et dilaté à la base; les folioles sont très nombreuses, cunéiformes, dentées en scie au sommet, d’un vert glauque. Les fleurs forment de grandes ombelles jaunes à la partie supérieure des ramifications de la tige.
Le galbanum découle des diverses parties de la plante spontanément et pendant les grandes chaleurs, sous forme de gouielettes qui durcissent à l’air. Mais pour le recueillir en grande
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abondance , on coupe , à quelques pouces de terre , les tiges qui laissent suinter une quantité considérable d’un suc qui ne tarde pas à s’épaissir.
On distingue , dans le commerce , deux sortes de galbanum : en larmes, et en masses. Le premier se présente sous forme de larmes molles ou qui se ramollissent facilement par la pression des doigts, et qui s’agglutinent entr’elles. Elles ont une couleur jaune, comme vernissée extérieurement; leur intérieur est jaune translucide, offrant une cassure grenue, et ayant un aspect huileux. Elles sont douées d’une odeur forte, particulière , qui n’a rien d’alliacé , et qui ne se dissipe qu’à la longue ; d’une saveur âcre et amère. Le galbanum en masses se compose de larmes agglutinées entre elles par la grande quantité d’huile volatile qu’elles contiennent ; mais elles y sont encore visibles , ce qui donne à la masse , dont le fond est plus foncé en couleur , un aspect amygdaloïde. Cette sorte de galbanum est plus ou moins souillée de matières étrangères.
L’odeur particulière et indéfinissable par des mots , qui caractérise le galbanum, ne permet pas de confondre cette substance avec la gomme ammoniaque, et surtout avec le sagapénum dont l’odeur est plus ou moins alliacée. La couleur plus blanche , la consistance plus ferme, et la cassure lisse de la gomme ammoniaque sont en outre des caractères qui la distinguent du galbanum.
Voici la composition de cette substance , d’après M. Pelletier (i) : résine, 66,86; gomme, 19,28; bois et impuretés , 7,52; huile volatile et perte , 6,34; malate acide de chaux, des traces; total, 100.
Lorsque l’on chauffe la résine à une température de 120 à i3o degrés centigrades, on obtient une huile d’un beau bleu indigo, qui se dissout dans l’alcool et lui communique sa 1 couleur.
On faisait un grand usage autrefois du galbanum comme
(1) Bulletin de Pharmacie , y. IV, p. 97
GALIET.
médicament interne ; mais les modernes ont réduit à leur juste valeur des propriétés qui lui furent attribuées d’après les données d’un aveugle empirisme. Il agit à la manière de toutes les gommes-résines qui proviennent des Ombellifères , c’est-àdire qu’il est stimulant et tonique; on lui préfère pour l’usage interne , l’assa-fœtida et la gomme ammoniaque. On i’administrait sous forme de pilules ou en solution, à la dose de 10 à 1 5 grains dans les maladies nerveuses. Il fait partie de plusieurs préparations officinales , telles que le diachylon gommé , le baume de Fioraventi , le diascordium, la thériaque , etc.
GALÉGA COMMUN. Vulgairement et improprement nommé Rue de chèvre. Galéga officinal™ , L. ( Famille des Légumineuses. Diadelphie Décandrie, L. ) C’est une plante vivace qui croît spontanément dans les localités humides de l’Europe méridionale , et que l’on cultive pour l’ornement dans les jardins. Son port est celui des astragales; ses tiges droites , herbacées , striées , rameuses , portent des feuilles imparipinnées , munies à la base du pétiole commun d’une grande stipule hastée. Les fleurs sont bleuâtres , purpurines, ou quelquefois entièrement blanches, pendantes sur le pédicelle, disposées en longs épis pédonculés et axillaires. Les légumes sont redressés, linéaires, pointus, glabres et finement striés.
La décoction de galéga est légèrement amère. Cette plante a joui, chez les anciens médecins, d’une célébrité usurpée, contre l’épilepsie et contre ce qu’ils appelaient fièvres malignes, maladies pestilentielles , etc. Elle a perdu aujourd’hui ses qualités alexitères, et l’on ne la remarque plus qu’a cause de son aspect agréable. (A. R.)
GALÈNE. V . Sulfure de plomb.
GALIET ou CAILLELAIT. Galium verum, L. — Rich. Bot. méd. , t. I , p. 412- ( Famille des Rubiacées, Juss. Pentandrie Monogynie, L. ) Petite plante excessivement commune dans les haies , les prés secs et les bois de l’Europe , où elle fleurit pendant presque tout l’été. Sa racine vivace porte des tiges dressées, rameuses, pubescentes, carrées, un peu ligneuses à la