‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 18 sur 193 · CHÈVREFEUILLE · texte numérisé non relu

CHÈVREFEUILLE

CHÊNE ROUVRE. V. Chêne COMMUN.

CHÊNE DES TEINTURIERS. Quercus infectoria , Olivier, Voyage en Orient, tab. i4 et i5. Arbrisseau tortueux indigène des contrées orientales du bassin de la Méditerranée , et sur lequel on récolte les meilleures noix de galle répandues dans le commerce. /V Noix de galle. (A. R.)

CHENOPODÉES. Chenopodeœ > DG. Flore française. — Rich. Bot. méd, , t. I, p. 169. M. de Jussieu a donné le nom d ' A— iriplices à cette famille de plantes dicotylédones apétales hypogynes. Elle se compose de plantes herbacées ou d’arbustes à feuilles alternes , rarement dépourvues de stipules , et à fleurs très peu apparentes. Parmi les espèces médicinales ou économiques qu’elle renferme , nous citerons les arroches, les anse— rines , la betterave , l’épinard , la camphrée , et les diverses espèces de soude. F . ces mots. (A. R.)

CHÊNE VIS ( GRAINES DE). F. Chanvre.

CHÈVRE. Cap ra. C’est la femelle d’un animal ruminant depuis long-temps réduit en domesticité, et dont il a déjà été question à l’article Bouc. Nous avons exprimé ce que l’on devait croire des propriétés attribués au suif et aux excrémens de ces animaux. La chair de la chèvre et du chevreau est moins désagréable que celle du bouc, et on la mange sans répugnance. Le lait de chèvre est très nourrissant, et convenable aux personnes atteintes de maladies des organes respiratoires F. Lait.

CHÈVREFEUILLE. Lonicera Caprifolium , L. — Rich. Bot. inéd., I , p. 445. (Famille des Caprifoliacées. Pentandrie Mono— gynie, L.) Ce sous-arbrisseau a une tige sarrnenteuse, s’élevant quelquefois à une grande hauteur sur les arbres contre lesquels elle s’appuie, et dont elle enlace les branches. Ses rameaux allongés, cylindriques, rougeâtres, sont garnis de feuilles opposées , sessiles , obovales , arrondies , obtuses , glabres , glauques en dessous ; celles qui sont près des fleurs, soudées base à base en une seule. Les fleurs ont la corolle tubuleuse, monopétale, très irrégulière; le limbe est divisé en deux lèvres, dont la supérieure est grande, large, plane, à quatre lobes obtus ; l’inférieure

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allongée et roulée en-dessous. Ces fleurs sont douées d’une odeur fort agréable ; elles sont aussi légèrement amères et mucilagineuses. Leur infusion a été souvent prescrite dans les irritations du poumon , et Ton en prépare un sirop. Les feuilles sont un peu astringentes ; leur décoction est le véhicule de quelques gargarismes détersifs. Mais le chèvrefeuille est plutôt cultivé pour l’ornement des bosquets que pour ses propriétés médicinales , aujourd’hui presque complètement négligées. 11 croît naturellement dans les départemens méridionaux. Une espèce très voisine , qui croît abondamment dans nos bois , jouit absolument des mêmes propriétés ; c’est le Lonicera Periclj mennm , L. (A. R.)

CHIBOU ( RÉSINE ). Jr. Cachibou et Résine de Gomart.

CHICHM. Les Arabes nomment ainsi la graine du Cassia Absus, L. Prosper Alpin, qui le premier a mentionné cette plante, l’a nommée Absus , d’après sa prononciation vicieuse du mot arabe. Le professeur Delile , auteur de la Flore d’Égypte, nous a assuré qu’il n’y a pas une si grande différence entre les sons produits par les mots cTiïchm et absus dans la bouche d’un Arabe ou d’un Européen méridional, comme était P. Alpin, que ces deux mots le paraissent à la lecture. Quoi qu’il en soit, le chichm est un médicament très employé en Égypte contre les ophthalmies. On réduit cette graine en poudre, et on en met une petite quantité entre le globe et les membranes conjonctives de l’œil, qui détermine d’abord dans ces parties une vive douleur à laquelle succède , comme par enchantement , une amélioration très sensible. Les médecins de l’expédition d’Égypte ont eu occasion de constater ce remède populaire dans toute la partie orientale de l’Afrique. Le Cassia Absus croît non-seulement dans ces contrées , mais encore dans les parties occidentales. Il nous a été envoyé du Sénégal par M. Leprieur, pharmacien delà marine. (A. R.)

CHÏCORACÉES ou LACTUCÉES. Cichoraceœ. Cette tribu de la grande famille des Synanthe'rées a été regardée comme un ordre distinct par M. de Jussieu. Elle se distingue essentiellement par ses capitules entièrement composés de demi-fleu**

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