‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 30 sur 193 · CIRE · texte numérisé non relu

CIRE

»> mêmes acides margarique et ole'ique, sans qu’il se produise » en même temps une quantité sensible de la matière neutre « qui résulte de la réaction des alcalis sur la cérine. » D’a-près ces propriétés, les auteurs de ce travail regardent la cire comme formée de trois substances , la cérine , la myricine et la matière grasse neutre insaponifiable qui résulte de l’action des alcalis sur la cérine, et qu'ils proposent de nommer cérame ; ils pensent que la cérine doit prendre place dans le quatrième genre des corps gras , la myricine dans le troisième , et la cé~ raïne dans le même genre, à côté de l’éthal. ( V. le Mém. de 1VIM. Félix Boudet et Boissenot, Journ. de Pharm ., janv. 1827.)

La cire est souvent allongée par du suif; on doit, lorsqu’on achète ce produit, avoir soin de le choisir pourvue des propriétés que nous avons indiquées , et n’offrant pas le goût de suif. Elle est aussi mêlée à de l’amidon, et M. Gaultier de Claubry en a vu qui contenait une très grande quantité de ce produit. M. Delpech, pharmacien au Bourg-la-Reine , a aussi indiqué ce mélange , et il a proposé l’huile de térébenthine comme propre à faire reconnaître cette falsification , cette huile dissolvant la cire et laissant la fécule, dont 011 peut alors déterminer la quantité. s

Selon MM. Gay-Lussac et Thénard , la cire est composée

d’oxigène . .

dTiyd rogène de carbone .

La cire, pure ou colorée, entre dans diverses préparations cosmétiques ou pharmaceutiques, les pommades, les emplâtres, les onguens, etc.

On la donne intérieurement contre les maladies intestinales, les diarrhées opiniâtres , à la dose de 24 grains à 2 gros. On l’a fait entrer dans une émulsion, en fondant d’abord avec un peu d’huile d’amandes douces, ajoutant un jaune d’œuf, triturant et mêlant ensuite à une solution gommeuse quelconque. L’émulsion de cire se trouve naturellement dans quelques végétaux. (A. G.)

Cf RE. 143

CIRE VÉGÉTALE. La cire , ou du moins un produit trèsanalogue à cette substance , existe dans les divers organes de plusieurs végétaux. Nous 11e parlerons pas des parties , comme certaines racines ' d’où on l’a obtenue en petites quantités , et nous mentionnerons seulement ici celles qui en offrent des proportions assez considérables. Ainsi , les pollens de quelques végétaux sont enduits d’une couche de cire, où sans doute celle-ci. est unie à quelque principe huileux qui lui donne de la fluidité, et qui rend ces pollens très visqueux ; celui de la courge en offre une couche assez épaisse , qui s’étend à la surface de l’eau , lorsqu’on le soumet à son action. La poussière glauque qui recouvre les prunes et plusieurs autres fruits , celle qui donne aux feuilles de quelques variétés de choux ainsi qu’à une foule de feuilles d’autres végétaux , une teinte blanchegrisâtre ou bleuâtre, est une substance très analogue à la cire. Le professeur Delile, de Montpellier, a lu, il y a quelques années, à l’Institut, une note sur le Beninccisa cerifera , nouveau genre de la famille des Cucurbi lacées, qui donne aussi une proportion considérable de cire. Le parenchyme ou la fécule verte des plantes herbacées contient de cette substance , qu’il est facile d’extraire par des lavages successifs à l’eau et à l’alcool, par l’addition de l’ammoniaque et par la précipitation qu’un acide faible détermine dans ces liqueurs Enfin la plante dont MM. de Humboldt et Bonpland ont parlé dans leur voyage, sous le nom d’arbre de la vache (1) , Palo de vacca des indigènes de l’Amérique du sud , contient un suc laiteux qui paraît être une véritable émulsion cireuse. MM. Boussingault et Rivero ont publié à Santa-Fé de Bogota l’analyse de ce lait, et y ont découvert, entre autres principes, une proportion très considérable de cire. La traduction de cet intéressant mémoire

(1) M. Kuntli en a fait un nouveau genre de la famille des Crticées, sous le nom de Galactodendrum. (i\W. gener. et sp. Plant, œquin. , v. VII , p. i63. ) C’était la dénomination qu’avait proposée M. De HumbolJt dans sa relation historique, v. II, p. 106 à i3o.

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