‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 31 sur 193 · CIRE · texte numérisé non relu

CIRE

que nous connaissons en original , a paru dans les Annales de Chimie et de Physique , t. XXIII , p. 219.

Mais les arbres où l’on recueille la plus grande quantité de matière cireuse sont les Myrica cerifera , L. , et Ceroxylon andicola , Humboldt et Bonpl. Le premier est un arbre très abondant aux États-Unis de F Amérique septentrionale , dont les fruits sont entièrement recouverts de cire d’une blancheur éclatante , et qui en donnent le quart de leur poids ; il suffit de faire bouillir ces fruits dans Peau , en ayant soin de les frotter contre les parois de la chaudière. On laisse refroidir, et l’on enlève avec des écumoires la cire qui s’est rassemblée à la surface ; on la passe à travers un linge, et on la fond de nouveau. Cette cire est verte , couleur que l’on peut lui enlever au moyen de l’éther. Les habitans des États-Unis en préparent des bougies dont l’éclairage est assez brillant (1). Le Myrica cerifera réussit très bien sous le climat de Paris. Il serait à désirer que sa culture reçût une plus grande extension.

Le Ceroxylon andicola est un des palmiers les plus élevés de l’Amérique. Ses rapports botaniques avec Y Iriartea de Ruiz et Pavon sont tels , que M. Martius et d’autres botanistes distingués sont d’avis de réunir ces genres de palmiers. Il existe sur la montagne de Quindiu, partie la plus élevée des Andes; il y est limité à un espace circonscrit dans un rayon de 1 5 à 20 lieues. La cire forme une couche de 5 à 6 millimètres d’épaisseur , sur le tronc, dans les anneaux résultant de la chute des feuilles. D’après l’analyse de M. Vauquelin, insérée dans les Ann. du Muséum d’Hist. nat., c’est un mélange de deux tiers d’une résine jaune et d’un tiers de cire pure, qui cependant est plus cassante que celle des abeilles. M. Bonastre a obtenu de la substance résineuse du ceroxylon , en la soumettant à l’action de l’alcool, une sous-résine qui a la propriété de cristalliser en aiguilles très ramifiées. Il lui a donné le nom de céroxyline (2). Les habitans des Andes, après avoir fondu la substance brute avec

(1) Voyez le Mémoire de Cadet. ( Ann. de Chimie, t. XLIV , p. i'jo. }

(2) Y. Annales delà Société1 2 Linn. de Paris, novembre 1826.

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un tiers de cire , en font des cierges et des bougies d’un usage agréable et varié. ^ ^

CISSAMPELOS PARE1RA etC. CAAPEBA. Noms botaniques des plantes dont les racines sont connues dans le commerce sous le nom de Pareira brava . V . ce mot. (A. R.)

CISTE. Cistus. Plusieurs espèces de ce genre , qui forme le type de la famille des Cistinées , et qui appartient à la Polyandrie Monogynie, L., fournissent la substance résineuse connue dans le commerce sous le nom de LacLanum ou Labdanum . V . ce mot. On la recueille principalement sur les Cistus creti eus , ladaniferus et laurijohus . Ces arbrisseaux croissent abondamment en Orient , en Espagne et dans toute la région méditerranéenne. (A r ^

CISTINÉES. Cistineœ. C’est le nom d’une petite famille de plantes très voisine de celle des Tiliacées, avec laquelle M. de Jussieu la réunissait autrefois , et qui en diffère surtout par ses feuilles opposées et ses graines attachées à des trophospermes qui régnent à l’angle interne de chaque loge , ou forment des saillies sur le milieu des parois internes des valves. Cette famille se compose du genre Cistus de Linné , que Tournefort séparait en deux , sous les noms de Cistus et (ÏHelian thenium , genres qui ont été rétablis par les botanistes de notre époque. C’est sur quelques cistes que l’on recueille le ladanum. V, ce mot. (A .R.)

CITRA1ES. On a donné le nom de citrates aux sels qui sont le résultat de la combinaison de l’acide citrique avec les bases salifiables.

Les citrates, exposés à l’action de la chaleur, sont décomposés en fournissant des produits analogues à ceux au’on obtient de la décomposition des sels dont l’acide est de nature végétale.

Les citiates sont divisés en deux classes : les citrates solubles dans leau, les citrates insolubles. Ces sels ne sont pas employés en Thérapeutique. En Pharmacie , on se sert du citrate de chaux pour obtenir l’acide citrique. V, ce mot. Selon M. Berzélius , dans ces sels, l’oxigène de l’oxide est à la quantité de l’acide, comme 1 à 7,277. (A.C.)

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