‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 35 sur 193 · CLÉMATITE BLANCHE · texte numérisé non relu

CLÉMATITE BLANCHE

dans les haies et les buissons de nos contrées , est assez tendre, les clavaires peuvent offrir des ressources aux gens pauvres , pendant l’automne. La Clavaire coralloïde , Clavaria coralloïdes, L. Bulliard, tab. 222, — Rich. Bot. méd. , t I, p. 3;o , est la plus remarquable des espèces. Ses ramifications sont courtes , serrées les unes contre les autres, très allongées. Sa couleur est ordinairement rosâtre ou d’un jaune orangé ; quelquefois aussi elle est blanche. Sa chair est blanche, cassante, un peu coriace, mais assez nourrissante. (A. R.)

CLÉMATITE BLANCHE. Clematis J^italba , L. — Rich. Bot. méd. , t. II, p. 621. (Famille des Renonculacées , Juss. Polyandrie Polygynie, L. ) Plante grimpante, extrêmement commune dans les haies de toute l’Europe. Ses rameaux, très allongés, faibles, anguleux , légèrement pubescens, portent des feuilles opposées , imparipinnées , dont le pétiole commun est très long et se roule en vrille à son extrémité. Les folioles , au nombre de cinq , sont cvales , presque en cœur, entières ou grossièrement incisées. Les fleurs sont blanches, disposées en cime pédonculée , et naissent dans les aisselles des feuilles supérieures. Les fruits sont surmontés d’une longue queue plumeuse, en forme d’aigrette.

Toutes les parties de cette plante , et surtout les feuilles fraîches , contiennent un principe dont Pâcreté est extrême ; il suffit d’en appliquer sur la peau pour y déterminer subitement une vive inflammation , suivie de plilyctènes qui se crèvent et produisent un ulcère. C’est un moyen que les misérables ont employé pour se faire des plaies dégoûtantes , afin d’exciter la commisération des passans : de là le nom d 'herbe aux gueux , sous lequel on l’a vulgairement désignée. La clématite, prise intérieurement, doit agir encore avec plus d’activité. C’est un poison âcre qui corrode immédiatement les membranes du tube intestinal. On a remarqué que ces qualités corrosives s’évanouissent en partie par la dessicatron ou la coction dans l’eau , ce qui prouve quç le principe actif est d’une nature volatile.

Malgré le danger inséparable de l’usage interne de la clématite des haies ou de la clématite droite ( Clematis recta), qui

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jouit à peuplés d’une semblable action, Storck a fait des essais nombreux avec cette dernière espèce, pour constater son efficacité dans le traitement des symptômes vénériens consécutifs, tels que les chancres, les tumeurs osseuses et les douleurs ostéocopes. Il administrait l’extrait de cette plante à la dose d’un à deux grains. On préparait aussi un liniment contre la gale, par la macération des feuilles de clématite dans l’huile, et l’on en frictionnait la surface du corps. Ce médicament n’est plus usité.

On cultive dans les jardins la Clemcitis Flammula , L., dont les fleurs sont blanches, petites, très nombreuses et d’une odeur très agréable , qui approche un peu de celle des amandes amères ou du laurier-cerise. Ces fleurs ayant été soumises à la distillation dans l’eau, parM. Guibourt ; il s’est formé dans l’eau distillée un dépôt blanc, pulvérulent , insoluble dans l’eau , l’alcool et l’éther. Ce dépôt s’est réuni pendant une seconde distillation , en une masse agglutinée, mais qui a repris son état pulvérulent par la dessication. C’est une substance azotée, d’une nature particulière , et qui ne peut être assimilée à l’albumine ni au gluten. Elle est un peu soluble dans l’ammoniaque et la potasse caustique bouillante. Enfin, elle brûle sans se fondre ni se contracter, en scintillant comme de l’amadou imprégné de nitre. (A. R.)

CLOCHES. On adonné le nom de cloches à des instrumens de verre ou de cristal, creux, cylindriques, ouverts à la base qui est circulaire , et entièrement fermés à la partie supérieure qui est en dôme. Celui-ci se termine par un bouton ou par une ouverture servant à supporter un bouchon ou un robinet, etc.

Les cloches varient par la forme et la grandeur, selon les usages auxquels elles sont destinées. Les cloches à recueillir les gaz peuvent être terminées par un bouton de verre ; celles destinées à recueillir les gaz et à les faire passer dans d’autres , sont garnies à la partie supérieure d’un robinet en cuivre , sur lequel on peut adapter à volonté une vessie ou un ballon. Ces vases sont quelquefois gradués : des échelles placées sur les parois de la cloche indiquent les quantités de substances qu’ellq renferme.

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